vignette|250px|Reconstruction de l'entrée du Kita-machi-bugyō-sho, résidence officielle des magistrats du nord d'Edo.

Les sont des magistrats ou administrateurs municipaux responsables de la gouvernance et du maintien de l'ordre dans la ville shogunale d'EdoJohn Wesley Hall, Tanuma Okitsugu: Foreruner of Modern Japan, 1955, .. Les machi-bugyō sont des samouraïs fonctionnaires du shogunat Tokugawa à l'époque d'Edo du Japon. Les nominations à cette importante fonction sont généralement réservées aux fudai daimyo mais cette position compte parmi les postes supérieurs administratifs ouverts à ceux qui ne sont pas daimyosWilliam G. Beasley, Select Documents on Japanese Foreign Policy, 1853-1868, 1955, .. Les interprétations classiques traduisent ces titres japonais par « commissaire », « surveillant » ou « gouverneur ».

Histoire Au cours de l'époque d'Edo, il y a généralement deux hatamoto qui servent simultanément en tant que machi-bugyō d'EdoLouis-Frédéric Nussbaum, « Edo-machi bugyō », 2005, ; n.b., Louis-Frédéric est le pseudonyme de Louis-Frédéric Nussbaum, voir Deutsche Nationalbibliothek Authority File.. Il y a deux machi-bugyō-sho d'Edo dans les limites de la compétence métropolitaine et durant les années 1702-1719, il en existe aussi un troisième appelé machi-bugyōDon Cunningham, Taiho-Jutsu: Law and Order in the Age of the Samurai, 2004, ..

Les machi-bugyō d'Edo sont les autorités publiques centrales dans cet important centre urbain. Ces hommes sont des fonctionnaires nommés par le bakufu et remplissent un rôle unique. Ils constituent un amalgame de chef de police, juge, et maire. Les machi-bugyō sont censés gérer une gamme complète de responsabilités administratives et judiciairesDon Cunningham, Taiho-Jutsu: Law and Order in the Age of the Samurai, 2004, ..

Chaque machi-bugyō est impliqué dans la collecte des impôts, la police et la lutte contre les incendies, et en même temps, chacun endosse un certain nombre de rôles judiciaires à l'audience et décide des affaires civiles ordinaires et des affaires criminelles.

À cette époque, les machi-bugyō sont considérés comme ayant le même statut que les daimyos de second rang. À tout moment, il y a jusqu'à seize machi-bugyō dans tout le Japon et toujours deux à Edo.

Ville shogunale Pendant cette période, Edo se classe parmi les grands centres urbains, dont certains sont désignés « ville shogunale ». Le nombre de ces villes augmente de trois à onze sous l'administration TokugawaWilliam Cullen, A History of Japan, 1582-1941: Internal and External Worlds, 2003, ..

À Edo, un système spécial est conçu pour atténuer les risques de corruption municipale. Initialement, il y a trois machi-bugyō puis leur nombre est réduit à un. Le nombre des machi-bugyō est porté à deux sous le shogun Iemitsu. À l'exception d'une brève période au début du , cette administration bicéphale reste le modèle constant jusqu'à l'abolition du shogunat en 1868Brinkley, .. Deux fonctionnaires principaux se partagent pouvoirs et responsabilités, et chacun assume alternativement le contrôle pendant un mois avant de céder la place à son homologue. Ces deux fonctionnaires sont basés chacun dans des endroits séparés d'une certaine distance l'un de l'autre. Une réorganisation du gouvernement de la ville portant une plus grande attention aux deux emplacements distincts pour ces fonctionnaires a lieu en 1719Murdoch, ..

Kita-machi-bugyō Les magistrats du nord d'Edo sont appelés parce que leur résidence officielle se trouve physiquement au nord de l'emplacement officiel de son homologue du sud, le minami-machi-bugyō..

Minami-machi-bugyō Les magistrats du sud d'Edo sont appelés , parce que leur résidence officielle se trouve physiquement au sud de l'emplacement officiel de son homologue du nord, le kita-machi-bugyō. En 1707, le shogunat Tokugawa établit le minami-machi bugyō-sho, bureau des magistrats d'Edo, dans la zone de l'actuel quartier de Yūrakuchō.

Voir Ōoka Tadasuke

Honjo-machi-bugyō Le troisième magistrat d'Edo, appelé , est responsable des quartiers de Honjo et Fukagawa sur la rive est de la Sumida-gawa. Un troisième machi-bugyō est jugé nécessaire entre 1702 et 1719 Cunningham, ..

Liste (partielle) des Edo machi-bugyō Amano Saburobei YasukageAkira Naito et al., Edo: the City that Became Tokyo, 2003, .. Itakura Katsushige. Tōyama KagemotoTakeuchi Rizō, Nihonshi shōjiten (A Concise Dictionary of Japanese History), Kadokawa shoten, Tokyo, 1985, .. Yoda Masatsugu (1753)Timon Screech, Secret Memoirs of the Shoguns: Isaac Titsingh and Japan, 1779-1822, 2006, , note 113.. Nanbu Toshimi (1753).

Notes et références

Voir aussi Bibliographie William G. Beasley, Select Documents on Japanese Foreign Policy, 1853-1868, Londres, Oxford University Press, 1955 ; réimpression RoutledgeCurzon, Londres, 2001 (toilé). Louis Cullen, A History of Japan, 1582-1941: Internal and External Worlds, Cambridge, Cambridge University Press, 2003 (toilé) (papier). Don Cunningham, Taiho-Jutsu: Law and Order in the Age of the Samurai, Tokyo, Tuttle Publishing, 2004 (toilé). John Whitney Hall, Tanuma Okitsugu, 1719-1788: Forerunner of Modern Japan, Cambridge, Harvard University Press, 1955 . Marius Jansen, Warrior Rule in Japan, New York, Cambridge University Press, 1995 . Akira Naito, Kazuo Hozumi et H. Mack Horto, Edo: the City that Became Tokyo, Tokyo, Kodansha, 2003 . Louis-Frédéric Nussbaum et Käthe Roth, Japan encyclopedia, Cambridge, Harvard University Press, 2005 . Timon Screech, Secret Memoirs of the Shoguns: Isaac Titsingh and Japan, 1779-1822, Londres, RoutledgeCurzon, 2006 .

Articles connexes Bugyō

Catégorie:Gouvernement du Japon féodal Catégorie:Fonctionnaire du shogunat Tokugawa