Johann Friedrich Jacobi (Jean-Frédéric Jacobi en français), né le à Düsseldorf et mort le , est un homme politique allemand. Il a été successivement conseiller de préfecture, préfet ad interim puis député de la Roer au Corps législatif de l'Empire français.
Biographie Johann Friedrich est issu d’une ancienne famille protestante, fils de Friedrich Heinrich Jacobi, fabricant de textile et écrivain philosophe à Düsseldorf, et de Hélène Élisabeth von Clermont (1742-1784). Les familles Jacobi et von Clermont, riches familles de drapiers, sont très liées. Quatre von Clermont, enfants d'un oncle de Johann Friedrich, se sont mariés à quatre cousins germains de la famille Jacobi. Jean Frédéric épouse en 1787 à Vaals (actuel Pays-Bas) Johanna Catharina Louisa von Clermont (1763-1844), également descendante de la famille Krupp par sa grand-mère.
Johann Friedrich est manufacturier, fabricant de draps à Aix-la-Chapelle. En , Johann Friedrich est membre d'une commission qui étudie la fondation d’une maison de travailleurs indigents à Aix-la-Chapelle auxquels les fabricants de textile doivent fournir le travail. Plus tard, le sous-préfet Dorch considère Jacobi comme grand bienfaiteur des pauvres d'Aix-la-ChapelleAnton Joseph Dorsch, Statistique du département de la Roer, 1804en ligne.. En cela, Johann Friedrich est un adepte de la philosophie de son père Friedrich HeinrichKlaus Hammacher, Hans Hirsch, Die Wirtschaftspolitik des Philosophen Friedrich Heinrich Jacobi, Fichte Studien, 1993, .
République cisrhénane Au temps de la République cisrhénane (1797-1801), Jacobi est président de l'administration municipale d'Aix-la-Chapelle (Munizipalpräsident) de 1798 à 1800 site www.worldstatesman.org. Il a eu quelques démêlés sur la religion avec le général de division Turreau, alors commandant des troupes se trouvant dans le département de la RoerJohann Gottlieb Fichte, Lettres et témoignages sur la Révolution française 2002, .
Puis, le , il devient président du conseil de préfecture du département français de la Roer, territoire de la République cisrhénane jusqu'à son annexion à la France en 1801.
Période française Pendant la période française, il reste président du Conseil de préfecture de la Roer. Il est préfet intérimaire du département à deux reprises entre 1801 et 1802, d'abord pendant la maladie du préfet Sébastien Simon, ensuite à partir de la nomination du préfet Rulhières, qui meurt avant d’avoir occupé ce poste, jusqu’à l’arrivée du préfet Alexandre Méchin. Jacobi est encore préfet intérimaire de septembre à en attendant l'arrivée de Jean-Charles-Joseph Laumond, successeur du préfet MéchinLandesarchief Nordrhein-Westfalen, Abteilung Reinland, 140.11.01-02 Roerdepartement, Präfektur.
La règle veut que l'on ne peut devenir préfet de son propre département. Ainsi, lorsque Jacobi est nommé préfet du département de l'Ain le , celui-ci refuse ce poste. En 1803, Jacobi est président de l'assemblée cantonale d'Aix-la-Chapelle puis, en 1804, président du collège électoral du département de la Roer. La même année, l'impératrice Joséphine vient séjourner à Aix-la-Chapelle. Pour la loger avec sa cour, l'empereur Napoléon, en route pour Mayence, achète la maison du conseiller de préfecture Jacobi (appartements d'habitation et ateliers), selon les journaux . C'était un bâtiment à 3 étages, construit en 1754 par son beau-père Johann-Arnold von Clermont. Mais Napoléon, trouvant le bâtiment trop petit, fait déménager son épouse à l'hôtel de préfectureFrédéric Masson, Joséphine, impératrice et reine, 1804-1809, 1919, en ligne[www.obib.de/Geschichte/Vaals.html Adolph Vaessen, Die Geschichte von Vaals] .
À partir de 1807, il est président du consistoire d’Augsbourg à Cologne pour les départements de Rhin-et-Moselle et de la RoerGeorg May, Das Recht des Gottesdienstes in der Diözese Mainz zur Zeit von Bischof Joseph Ludwig Colmar (1802-1818), 1987 . Le , il est désigné par le Sénat conservateur pour représenter le département de la Roer au Corps législatif.
La chute de l'Empire En , les Prussiens arrivent devant les portes de Paris. Pendant la séance du Corps législatif du , Jacobi est le premier à voter la déchéance de l'empereur et prononce un discours dans lequel il déclare ne plus être Français et il .
En 1815 il est membre du conseil du gouvernement prussien dans les provinces du Bas-Rhin.
Honneurs Chevalier de la Légion d'honneur (Empire)
Publications Johann Friedrich Jacobi Versuch eines Plans zu Errichtung eines Arbeitshauses in der freyen Reichsstadt Aachen, Düsseldorf 1791Lire en ligne Chevalier Jacobi, Recueil de pièces particulières, qui ont trait à la chute de Napoléon Buonaparte, manuscrit imprímé, 1815Lire en ligne
Bibliographie
Andreas Becker: Johann Friedrich Jacobi und die napoleonische Kirchenpolitik im nördlichen Rheinland, in: Düsseldorfer Jahrbuch, Düsseldorf 2012, S. 109–129 : Auf dem Weg in die Moderne – Aachen in französischer Zeit 1792/93. 1794–1814, Verlag des Société d'histoire d'Aix-la-Chapelle, Aix-la-Chapelle 1994, S. 646
Notes et références
Liens externes
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