L'Union pour la Tunisie () est une coalition politique et électorale tunisienne regroupant deux partis politiques du centre et de la gauche modérée.
Histoire Après la circulation de rumeurs à propos de la création d'une coalition, celle-ci est officiellement annoncée le par Béji Caïd Essebsi« Tunisie – BCE annonce une coalition de cinq partis », Tunisie numérique, 7 décembre 2012. et fondée le par Nidaa Tounes (bourguibiste), Al Joumhouri (centre démocrate-libéral) et la Voie démocratique et sociale (gauche sociale-démocrate)« Naissance de l'Union pour la Tunisie », Mag14, 29 janvier 2013., rejoints dès le par le Parti socialiste et le Parti du travail patriotique et démocratique (gauche socialiste)« L'Union pour la Tunisie passe de trois à cinq », Directinfo, 2 février 2013..
Le soir même de sa création, Imed Daïmi, directeur du cabinet présidentiel, critique la coalition, déclarant qu'elle regroupe les membres de la coalition de Mohamed Ghannouchi qui a participé à son deuxième gouvernement, le . Il déclare aussi que ce front demeure fragile car ses composantes ne sont pas homogènes et liées uniquement par des intérêts qui vont se contredire« Tunisie – Imed Daimi réagit à la création du nouveau front politique tripartite. En quelle qualité ?! », Business News, 29 janvier 2013..
Taïeb Baccouche, secrétaire général de Nidaa Tounes, propose au Front populaire, coalition de dix partis de la gauche radicale, panarabe et écologiste, de rejoindre la coalition« Tunisie : Taïeb Baccouche « le Front populaire pourrait se joindre à l’Union pour la Tunisie » », Tunisie numérique, 30 janvier 2013., ce qu'il refuse le par la voix de son porte-parole, Hamma Hammami« Tunisie – Hamma Hammami : « pas de rapprochement entre le front populaire et l’union pour la Tunisie » », Tunisie numérique, 31 janvier 2013., déclarant le que les deux partis sont ouvertement contre la troïka, mais ne partage ni leurs opinions ni leurs programmes.
Le , Al Joumhouri annonce son retrait en raison de divergences avec Nidaa Tounes« Al Joumhoury quitte l'Union pour la Tunisie », Leaders, 29 décembre 2013.. En juin 2014, Nidaa Tounes annonce présenter ses propres listes aux élections de l'automneHassine Bouazra, « Après la défection de Nidaa Tounès : l'Union pour la Tunisie dans l'expectative », Le Temps, 28 juin 2014., tout comme le Parti socialiste en août« Le Parti socialiste aura ses propres listes aux législatives », Webmanagercenter, 17 août 2014..
Candidat à la présidentielle Caïd Essebsi annonce le à Ksar Hellal, à la suite de tentatives de faire échouer cette union, qu'elle est le prolongement du mouvement destourien« BCE rend hommage aux destouriens lors du congrès du 2 mars 1934 à Ksar Helal », Business News, 2 mars 2013..
Le même Caïd Essebsi confirme officiellement, lors d'une interview accordée le sur Nessma, sa décision de se porter candidat à la prochaine élection présidentielle et cela malgré la limitation de l’âge des candidats à 75 ans, ce à quoi il répond que plusieurs hommes politiques de son âge et même plus âgés que lui ont été élus à la magistrature suprême en Allemagne et en Italie ; il déclare que la limitation d’âge pour les candidats à la présidentielle, qui n’existe dans aucun pays démocratique, est une loi crée sous le régime Ben Ali. Quant à une éventuelle nomination au poste de chef du gouvernement, il déclare que ce poste devrait être occupé par Ahmed Néjib ChebbiNoureddine Hlaoui, « Béji Caïd Essebsi s'explique sur la présidentielle et sur Néjib Chebbi », Business News, 28 avril 2013..
Lors d'une interview accordée au journal Le Maghreb, le , Yassine Brahim déclare que Chebbi serait le meilleur candidat à la présidentielle pour la coalition. Il déclare aussi que l'on devrait procéder à des primaires au sein de l’Union pour la Tunisie pour choisir un unique candidat« Yassine Brahim : Ahmed Néjib Chebbi serait un meilleur candidat que Caïd Essebsi », Business News, 8 mai 2013.. Maya Jribi, secrétaire générale d'Al Joumhouri, s'exprime sur les ondes d’Express FM le , y soutenant aussi la candidature de Chebbi et déclarant que la coalition doit présenter un seul candidat et donc organiser des primaires« Tunisie - Maya Jribi soutient la candidature d’Ahmed Néjib Chebbi à la présidentielle », Business News, 17 mai 2013..
À la suite du meurtre de Mohamed Brahmi ainsi qu'aux manifestations au Bardo réclamant la dissolution de l'assemblée constituante et du gouvernement, la troïka et l'opposition tentent de trouver un consensus. Dans ce contexte, Caïd Essebi et Rached Ghannouchi, leader d'Ennahdha, se rencontrent à Paris le et s'entendent pour remplacer le président Moncef Marzouki par Béji Caïd Essebsi et former un gouvernement composé de technocrates et d'hommes politiquesNizar Bahloul, « Le deal : Ali Laârayedh à la Kasbah, Béji Caïd Essebsi à Carthage », Business News, 18 août 2013..
Résultats électoraux Année Voix % Rang Sièges Gouvernements 2014 0,82 % Extra-parlementaire
Notes et références
Voir aussi Politique en Tunisie Partis politiques en Tunisie
Catégorie:Coalition de partis en Tunisie