Le de volontaires nationaux de Paris, également appelé des Sections Armées du district de Paris, était une unité militaire de l’armée Française créé sous la Révolution française. Il fut également appelé plus simplement de Paris ou bataillon des Sections Armées.
Création et différentes dénominations Le de volontaires nationaux de Paris est levé précipitamment en vertu de la loi du . Le bataillon est formé avec les volontaires des compagnies des sections du Marais, du Roule, des Thermes de Julien, des Gardes-Françaises, des Invalides, des Quatre-Nations, Poissonnière et la Halle-aux-blés, de la garde nationale parisienne c'est pour cela qu'il sera également appelé bataillon des Sections Armées . Le , les enrôlements se faisaient, le la constitution des compagnies était opérée et le le bataillon se mettait en route.
Lors de la première réorganisation le , le de volontaires de Paris est amalgamé avec le du d'infanterie (ci-devant Perche) et le 7e bataillon de volontaires de Rhône-et-Loire pour former la de première formation.
Commandants : Lieutenant-colonel Barthélémy François Mousin : Lieutenant-colonel Jean-Pierre Altemayer dit Altemer
Jean-Pierre Altemayer Originaire d'Usselskirchen Jean-Pierre Altemayer dit Altemer était dragon au Régiment de Schomberg-Dragons en 1764. En 1772, il est cavalier au régiment de La Reine-Dragons. En 1780, il est congédié En 1789, il est lieutenant dans la garde nationale parisienne Le , il est lieutenant-colonel en second du de Paris Le , il est lieutenant-colonel en chef du de Paris Le , il sera chef de bataillon à la de première formation puis à la de deuxième formation. Il est destitué le
Historique des garnisons, combats et batailles 1792 , début des enrôlements. , constitution des compagnies. , le bataillon se met en route à destination de Châlons, quartier général des bataillons de nouvelle levée où devait s'opérer la formation définitive. Le , le bataillon arrive à Châlons. Le il est envoyé à Vitry-le-François De Vitry le bataillon est envoyé à Metz ou il est rattaché à l'armée du Centre. Le il est en garnison à Metz puis est envoyé au camp des Chèvres, près de Sarrelouis. Le , en garnison à Sarrelouis, la compagnie de grenadier est créée sur ordre du général Beurnonville et il est rattaché à l'armée de la Moselle. Le bataillon définitivement constitué pris part à la dure campagne de Trèves. Il eut à exécuter diverses marches de nuit très pénible à travers l'électorat de Trèves, sur des chemins que la pluie et la neige avaient rendus impraticables et à travers des bois. Le il est au combat de la Montagne Verte. La marche du est particulièrement funeste. Des volontaires ont les pieds gelés, d'autres font des chutes suivies d'accidents graves. Le il est au combat de Merzig.
1793 Début janvier le bataillon est de retour à Sarrelouis. Le il quitte Sarrelouis et entre en campagne jusqu'au . Le 1er février il occupe Neunkirchen. Le , rattaché à la division d'Estourmel, il est à Deux-Ponts. À partir de cette date, il se reconstitue dans cette place. En effet l'engagement des Volontaires n'était pris que pour une année, ou pour la durée de la campagne nécessaire à chasser l'ennemi du territoire national. Le dépôt du régiment est alors établi à Longeville-les-Metz. Début avril on trouve le bataillon à Sarrebruck. Le il est à Sarrelouis où il se reforme au moyen d'environ 600 recrues en provenance des districts de Nemours, Tonnerre, Ervy, Mâcon, Neufchâteau, Blâmont, Limoges, Autun, Provins et Melun. Le , le bataillon est engagé dans un combat d'avant-poste à Lauterecken. Jusqu'en décembre il demeure à Sarrelouis sous les ordres des généraux Louis de Bigault de Signemont Louis de Bigault de Signemont sur de-bigault.fr puis Jacques Bidoit Le , un détachement du bataillon est attaqué par les hussards autrichiens, pendant qu'ils investissaient la place. Le une formation tactique qui prit le nom de et qui embrigadaitNB: Il s'agit bien d'un embrigadement tactique, pas du premier amalgame qui aura lieu le . le du d'infanterie ci-devant Royal-RoussillonLe du d'infanterie (ci-devant Royal-Roussillon) sera amalgamé pour former la demi-brigade de première formation le de volontaires de Paris qui formait le second bataillon le de volontaires de l'OrneLe de volontaires de l'Orne sera amalgamé pour former la de première formation. Le , un détachement envoyé pour fouiller le village de Nalbach fut chargé par la cavalerie ennemie. Le , lors d'une nouvelle affaire à Scheuerling, un lieutenant est tué. Le , après la reddition de Mayence, l'armée française est en retraite sur Sarrelibre où le bataillon est en garnison. Un détachement effectue une sortie contre les Autrichiens qui bloquent la ville, ce qui se termine par la perte de 25 tués et 16 blessés. Le , un détachement de 300 hommes est cerné à Lebach où il tient ferme pendant 5 jours dans un cimetière muré. Deux bataillons autrichiens le cernent, mais il parvient après une lutte opiniâtre à rejoindre Sarrelouis avec 12 tués et 10 blessés. Le , le bataillon des Sections Armées est toujours à Sarrelouis. Faisant partie de la réserve de l'armée de la Moselle, il quitte Sarrelouis pour concourir au déblocus de la forteresse de Landau. Les 25, 26 et , il attaque, les lignes défensives autrichiennes du Pigeonnier et les hauteurs de Climbach permettant le déblocage de Landau. Le , l'armée de la Moselle avec Hoche pour chef, marche par Bitche sur les lignes de Wissembourg. Le sous le commandement du général Taponier effectue des combats journaliers, qui finissent par mettre en fuite l'ennemi tout en perdant 41 tués et 45 blessés.
1794 Le , après le déblocus de Landau et la retraite des Coalisés au-delà de Worms, le bataillon est à Rehlingen-Siersburg placé sous le général Paillard
Le , il est engagé dans un combat d'avant poste contre les autrichiens à Sierck.
Le 1er avril il est à Bouzonville puis il est envoyé Sierck.
Le le bataillon participe à un combat à Nennig dont le général Paillard rend compte au général Vincent : Combat de Nennig Charles Louis Chassin : Les volontaires nationaux pendant la Révolution volume III page 715 et suivantes .
Le , le bataillon est une nouvelle fois engagé dans un combat d'avant poste contre les autrichiens à Sierck.
Le , attaché à la division Championnet il quitte Sierck et marche sur la Sambre à Cutry.
Du 12 au il est renforcé d'environ 300 réquisitionnaires provenant des districts de Redon, Quimperlé, Hennebont, Avranches, Vire et Fougères.
Le le de volontaires de Paris est amalgamé avec le du d'infanterie (ci-devant Perche) et le 7e bataillon de volontaires de Rhône-et-Loire pour former la de première formation.
Personnalités Jacques Lecapitaine Raymond Pierre Penne
Bibliographie Charles-Louis Chassin & Léon Hennet : Les volontaires nationaux pendant la Révolution Volume 1
Articles connexes Amalgame militaire Volontaires nationaux pendant la Révolution Amalgame des deux armées sous la Révolution Deuxième amalgame de l'armée sous la Révolution de volontaires de Paris de volontaires de Paris de volontaires de Paris
Notes et références Les ouvrages cités en Bibliographie
Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Fondation en 1792 Volontaires Catégorie:Unité militaire française des guerres de la Révolution française Catégorie:Unité de volontaires de la Révolution