Louis Gabriel Nicolas de Bigault de Boureuille (1807-1893), inspecteur général des mines, est un haut fonctionnaire (directeur des Mines). Il est maire de Louveciennes de 1852 à 1892. Famille Louis Gabriel de Bigault de Boureuille, fils de François Nicolas de Bigault de Boureuille, militaireFrançois-Nicolas de Bigault De Boureuilles est né à Lochères (Aubréville) le . Cadet-gentilhomme à Chartres-Infanterie en août 1769 mais le quitte en décembre. Émigré le . Il sert dans l’armée de Condé ( Prédalys) de 1792 à 1796 au moins. Il est blessé à la tête le et au genou le . Il bénéficie d’un brevet de capitaine sous la Restauration. Il est fait chevalier de l'Ordre de Saint Louis () (AN, F5840 et SHD-Terre, 1 K4522 et 2 Y 347. , « Liste des émigrés, des prêtres déportés et des condamnés pour cause révolutionnaire du département de la Meuse », Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de Bar-le-Duc, tome 8, 1910. En tiré à part aux usuels des Archives départementales)., et de Françoise Antoinette de Brossard de Basinval mariés le à Aubréville, est né le à PontoiseEtat-civil de Pontoise, archives numérisées, cote 1E13, page, acte .. Il se marie le à Paris avec Henriette Alexandrine Demanche (1820-1890). Ils sont les parents nourricier de Jules Marie Pairier (1813-1897), membre du corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées. Louis Gabriel de Bigault de Boureuille décède à Paris le Archives de la ville de Paris, état-civil, année 1893, décès 06, cote V4E 8482 vue 29/31..
Carrière Entré à l’École polytechnique en 1826C. P. Marielle, Répertoire de l'École impériale polytechnique…, Paris, 1855, , il intègre l’École des mines dont il sort ingénieur en 1832. À sa sortie de l’École il est appelé au cabinet de Legrand qui est « chargé de l’administration des ponts et chaussées et des minesOrdonnance du roi du chargeant provisoirement le sieur Legrand de l’administration des ponts et chaussées et des mines. ». En 1833, il est chargé du service des études de chemins de fer au sein du cabinet. Tout en restant chargé du cabinet de Legrand, il dirige, en 1837, le nouveau bureau des chemins de fer et de la police du roulage« Ce bureau est provisoirement réuni au cabinet particulier du directeur général. » (voir « État général des ponts et chaussées au mars 1837 », Annales des ponts et chaussées, partie administrative, 1837).. L'année suivante en 1838« État général des ponts et chaussées au mars 1838 », Annales des ponts et chaussées, partie administrative, 1838., les questions des chemins de fer et de la police du roulage sont érigées en section dont il prend la direction. Puis, ces questions sont confiées en 1842 à la cinquième division nouvellement créée, et de Boureuille en prend la responsabilité en qualité de chef de division. À ce poste, il joue un rôle décisif dans la rédaction et l’exécution des actes de concessions des chemins de fer. En 1853, il prend la tête de la direction des MinesAnnales des ponts et chaussées, lois, décrets, arrêtés et autres actes, Paris, 1853, . rétablie à son profit. En 1855, il est nommé secrétaire général du ministère des Travaux publics tout en conservant une autorité directe sur l’administration des MinesDans un entretien à de Franqueville, Rouher indique : « Ma première pensée a été de vous confier le secrétariat général, en vous laissant les Ponts-et-Chaussées ; j'aurais alors donné à Boureuille la direction générale des chemins de fer et des mines ; mais j'ai changé d'avis. Vous êtes trop bienveillant pour être chef du personnel. Il faut là un homme plus ferme, plus froid et plus féroce que vous. » (Amable Charles Franquet comte de Franqueville, Souvenirs intimes sur la vie de mon père, Paris, 1878, .« …de Boureuille, qui dirigeait autocratiquement le corps des Mines… » (Charles Louis de Saulces de Freycinet, Souvenirs, 1848-1878, Paris, Delagrave, 1912, ).. Durant cette période, il est nommé, en 1857AN cote 20040382/62., conseiller d’État en service extraordinaire. Après la chute de l’Empire, il est maintenu dans ses fonctions par le gouvernement de l’Ordre moral, mais dès lors que la République est définitivement installée, il doit céder son poste en 1876 et mis à la retraite d’office en 1877Dans un courrier au ministre du 21 Xbre [décembre] 1877, l’ingénieur en chef des mines Meugy qui sollicite sa promotion au grade d'inspecteur général écrit : « …par suite des événements politiques qui se sont [(sic)] succédés [(sic)] depuis le 16 mai [une place se libère] en raison du vide qui va résulter du départ de de Boureuille… » (AN F2733).. À la différence à ses camarades ingénieurs, il ne fut jamais affecté dans un arrondissement territorial des mines. Toute sa carrière s’est déroulée à l’administration centraleAndré Thépot (bibliographie), 1998, .. À son décès, il est ignoré de ses contemporains ; contrairement à la tradition les Annales des mines ne font pas paraître une notice nécrologique sur de BoureuilleAndré Thépot (bibliographie), 1976, ..
Mandat public Louis Gabriel de Bigault de Boureuille est maire de Louveciennes de 1852 à 1892. Il réside au château du Pont, propriété de la famille de son épouse.
Archives L’École des Mines de Paris (bibliothèque patrimoniale) conserve deux documents rédigés par de Boureuille pendant sa scolarité : 102 - Mémoire sur le gisement et l'exploitation de la houille du pays d'Alès (campagne 1830) ; n° 29 - Journal de voyage (campagne 1831- sud-ouest de la France). Trois autres documents sont enregistrés dans les registres, mais sont absents des collections : 96 - Mémoire sur l'exploitation des mines de fer et sur les hauts-fourneaux de Saint-Étienne (1830) ; 109 - Mémoire sur la géologie du terrain compris entre Cofolens, Bellac, Le Blanc et Poitiers (1831) ; n° 26 - Journal de voyage (campagne 1831).
Bibliographie Article « Louis-Gabriel-Nicolas BIGAULT de BOUREUILLE (1807-1893) » sur le site internet des Annales des minesCet article indique par erreur ; « en 1832, il fut attaché au Cabinet de Becquey, alors directeur général des Ponts et Chaussées et des Mines », mais Becquey a quitté la direction générale en août 1830 pour être remplacé par Bérard jusqu’en juin 1832 et auquel a succédé Legrand, chargé temporairement de l'administration des ponts-et-chaussées (Legrand sera nommé directeur général en 1834). Cette erreur est reprise de l'ouvrage École polytechnique, Livre du centenaire 1794-1894, Tome III - Services civils et carrières diverses, Paris, 1897, note (1) bas de page 228.. [Collectif], Dictionnaire de biographies française, Tome 6, entrée « BOUREUILLE (LOUIS-GABRIEL-NICOLAS DE BIGAULT DE) ». Ernest Glaeser, Biographie nationale des contemporains…, Volume 1, Paris, 1878, . P. Larousse, Grand Dictionnaire Universel du , Paris, 1878, . Linder (vice-président du conseil général des mines), « Discours prononcé aux funérailles de M. de Boureuille » le , Annales des Mines, série, Mémoires - tome III, Paris, Dunod, 1893, . André Thépot, « La direction des Mines », in [collectif], Les directeurs de ministère en France (), section de l’École pratique des hautes études, Genève, Droz, 1976. André Thépot, Les ingénieurs des mines au , histoire d'un corps technique de l’État, Tome I (1810-1914), Paris, éditions ESKA, 1998. Note
Référence
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