Le Valencia Club de Fútbol, couramment abrégé Valencia CF ou Valence CF en français, est un club de football fondé le et basé à Valence en Espagne. Il évolue au stade de Mestalla.
Il a remporté six fois le Championnat d'Espagne de football ainsi que quatre Coupes d'Europe (deux Coupes des villes de foires, une Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe et une Coupe UEFA). Le club a participé deux fois de suite à la finale de la Ligue des champions de l'UEFA (2000 et 2001).
Il est le cinquième club espagnol le plus titré avec quatorze titres nationaux, derrière le Real Madrid, le FC Barcelone, l'Athletic Club et l'Atlético de Madrid. Selon le classement historique de La Liga, Valence est le quatrième club espagnol, derrière le Real Madrid, le FC Barcelone et l'Atlético de Madrid.
Histoire Les premiers pas du club Le , le club a été fondé sous le nom de Valencia Football Club, dans le Bar Torino, situé rue (calle) Barcelonina dans le centre de la ville, lieu où se regroupaient des amateurs de football. Le premier président, Octavio Augusto Milego Diaz, a été désigné par un lancement de pièce à pile ou face, aux dépens de Gonzalo Medina Pernas.
Le club a disputé son premier match officiel le à Castellón face au Gimnástico FC (ancêtre de Levante Unión Deportiva), match perdu 1-0.
De 1919 à 1923, le club valencien dispute ses matches à domicile dans le vétuste stade dAlgirós. Le , le match opposant Valence CF à UD Levante permet d’inaugurer la nouvelle maison du club, le stade Mestalla.
À cette époque, le stade est encore de taille modeste, il ne peut accueillir que . De plus, le club valencien n’évolue pas encore en Primera Division, et manque donc de moyens pour agrandir le stade. Toutefois, les performances réalisées par l’équipe au niveau régional poussent les dirigeants à entamer des travaux de rénovation et d’agrandissement. Sa capacité passe à .
Le , le club est invité par le Cartagena Fútbol Club pour le match d'inauguration du nouveau stade de ce dernier, le Stade d'El Almarjal (victoire finale 4-1 des Valenciens).
Entretemps, Valencia réussit à accéder pour la première fois à la division d’élite (qu'il ne quittera qu'à l'issue de la saison 1985-86) après un nouveau succès dans la ligue régionale lors de la saison 1928-29. Cette période est marquée par l’arrivée de Luis Colina. En qualité de conseiller technique, il s’attache à solidifier la formation du club, tout en cherchant à recruter les joueurs qui feront du Valencia CF une grande équipe d’Espagne.
Pour ses débuts en Primera Division, l’équipe de Valencia reçoit le Real Oviedo à Mestalla, et gagne par une victoire 4-2. Le club finit sa première saison au sein de l'élite en se classant à la (sur 10 clubs).
À l’époque, les stars se nomment Torregaray (libéro), Amoros (milieu offensif), Pasarin et Imossi (latéraux), Vilanova ou encore Sanchez (attaquants). vignette|Plaque commémorative dans le bar Torino, où le club fut fondé. L'équipe est alors extrêmement prometteuse, à l’aube de la saison 1931-32, les joueurs dirigés par le Tchécoslovaque Anton Fivber figurent parmi les favoris au titre de champions. Hélas, l’exacerbation croissante des clivages et des divisions entre régions espagnoles dès la proclamation de la République en 1931, puis le début de la guerre civile en 1936, empêchent le club valencien de confirmer ces belles promesses.
Le premier succès en coupe La dictature militaire instaurée par Franco eut aussi des répercussions dans le monde du sport et particulièrement dans le football. C’est ainsi qu’en , le Major Alfredo Gimenez Buesa se vit attribuer la présidence du Valencia CF, assisté par Luis Casanova. Conséquence de la guerre, Mestalla fut partiellement détruit, puis reconstruit pour revenir à une capacité de .
Paradoxalement, c’est à cette époque que Valencia se forgea une identité et un début de palmarès. Luis Casanova resta seul président après le départ du Major Buesa. À cette époque, l’équipe s’est construite dans le but d’avoir un joueur clé à chaque poste. L’attaque était considérablement fournie avec la présence de la delantera eléctrica (l’attaque électrique) surnom donné à la stratégie d’attaque de l’équipe comparable à un champ de force avec principalement cinq attaquants : Epi, Amadeo, Mundo, Asensi et Gorostiza. De plus, l’équipe possédait des références à chaque poste : avec la muraille Ignacio Eizaguirre dans les cages et la paire défensive Alvaro et Juan Ramon.
Durant cette période, le Valence CF remporta sa première coupe d'Espagne en 1941 face à l’Espanyol Barcelone. En 1942, le club remporta son premier championnat et récidiva deux saisons plus tard en 1944 ainsi qu'en 1947.
Les années 1950 thumb|left|Faas Wilkes porte les couleurs de Valencia entre 1953 et 1956. Durant les années 1950, l’équipe de Valencia fut confrontée à de nouvelles difficultés, comme le départ à la retraite de nombreux cadres, ainsi que le renforcement de nombreux adversaires comme le Real Madrid, le FC Barcelone, l'Athletic Bilbao ou l’Atlético de Madrid. À cette époque les deux grandes vedettes de l’équipe s’appelaient Antonio Puchades et Jacinto Quincoces. Les deux leaders ont permis à Valencia de remporter la Copa del Rey en 1954 face au Barça. Les excellents résultats de la décennie précédente ont permis à Valence de réinvestir dans une nouvelle formation de jeunes et un rajeunissement de Mestalla (dont la capacité passe à ). Durant cette période, les résultats à domicile restaient impressionnants, mais les clubs du haut du tableau gardaient une longueur d’avance (le Real Madrid, FC Barcelone, Athletic de Bilbao et l’Atlético de Madrid se sont partagé tous les titres de la décennie). Toutefois, Valencia s'adjuge une place de dauphin lors de la saison 1952-53, ce qui constitue le meilleur résultat pour cette décennie.
Ce fut la fin de la période Luis Casanova, notamment à la suite du décès de Luis Colina, qui marqua une page de l’histoire du club. Il laissa derrière lui un excellent bilan de 3 championnats d’Espagne et 3 Coupes du Roi.
Di Stéfano et la Coupe d’Europe thumb|left|200px|Waldo Machado Le début des années 1960 fut un curieux paradoxe pour l’équipe de Valence, alors qu’en 1961-62 le club finira à une décevante , dans le même temps il s’offrira son premier titre européen, en Coupe des villes de foire de 1962 (aujourd'hui connu sous le nom de Coupe UEFA). Après avoir disposé de Nottingham Forest, FC Lausanne, l’Inter Milan et le MTK Budapest, Valence rencontrait le grand Barça en finale. Le score fut sans appel 6 à 2 pour les Valenciens au match aller. Au retour, au Nou Camp, Valencia parvint à tenir le choc et obtenir le match nul 1-1.
L’année suivante, Valencia réussit un parcours tout aussi somptueux en coupe des villes de foire en disposant notamment du Celtic Glasgow et de la Roma en demi-finale (3-0; 0-1). En finale, le Dinamo Zagreb se présente à Mestalla, mais repart battu 2-0 (buts de Mano et Hector Nunez). L’année suivante, Valencia est en course pour tenter la passe de trois. L’équipe conduite par Waldo et Zamora parviendra à nouveau jusqu’en finale, mais trébucha face au Real Saragosse (1-2).
Pour finir cette décennie riche en histoire européenne, mais décevante sur le plan national, le Valencia CF remporta la Copa del Rey en 1967 face à l’Athletic Bilbao grâce à des buts de Paquito et du Paraguayen Jara.
thumb|170px|Mario Kempes
En , un monument du football débarque à Valencia, Alfredo Di Stéfano. Les débuts de l’Hispano-Argentin en tant qu’entraîneur sont convaincants, il permet à Valencia de décrocher un Championnat d'Espagne en 1971 après une lutte serrée avec le Barça et l’Club Atlético de Madrid. Malheureusement il ne parvint pas à briser la malédiction de la Coupe du Roi puisque le Valencia CF perdit trois finales consécutives en 1970, 1971 et 1972. En 1973 la « Flèche blonde » quitte ses fonctions d’entraîneur tandis qu’un changement de président s’effectue : Francisco Ros Casares remplaçant Julio De Miguel. Tout s’enchaîna avec l’arrivée de nombreux joueurs étrangers à l’image de ce qui se produisit chez les autres géants de la Liga. Ainsi le Malien Salif Keita, l’Autrichien Kurt Jara, l’Argentin Mario Kempes qui devient le meilleur buteur du championnat deux saisons consécutives et le Néerlandais Johnny Rep vinrent grossir les rangs du club. En 1979 le grand Alfredo Di Stéfano reprend les choses en main. Les résultats ne tardent pas à arriver puisqu'il parvient à remporter la Coupe du Roi la même année face au Real Madrid puis une victoire l’année suivante en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe contre Arsenal FC aux tirs au but, avec Kempes comme fer de lance des succès européens du club.
Années 1980 et 1990, relégation en D2 et renaissance En 1982, le club désigne Miljan Miljanic comme entraîneur mais après une saison catastrophique pour le club, il est remplacé à sept matchs de la fin de la saison par Koldo Aguirre. En fait, Valencia évite la relégation de justesse cette année grâce aux résultats des adversaires directs à la relégation.
Lors des saisons 1983–84 et 1984–85, le club accumule des dettes immenses sous la présidence de Vicente Tormo. Finalement, Valence touche le fond et est relégué en division 2 à la fin de la saison 1985–86 pourrie par des problèmes internes tels que des joueurs et un staff impayés et une mauvaise ambiance dans le groupe. Pour la première fois de son histoire, le club est relégué après de succès au plus haut niveau.
Arturo Tuzón est nommé président du club et ramène Valencia en division avec l'aide de l'entraîneur, Alfredo Di Stéfano qui restera entraîneur du club jusqu'à la saison 1987–88 et la finale du club. L'attaquant bulgare, Luboslav Penev vient renforcer le club en 1989.
Guus Hiddink est nommé entraîneur pour la saison 1991–92 mais le club ne peut faire mieux qu'une finale en championnat et il est éliminé dès les quarts de finale de la coupe d'Espagne. En 1992, Valencia CF devient officiellement une Sporting Limited Company et reconduit Hiddink comme entraîneur principal jusqu'en 1993.
Carlos Alberto Parreira, arrive à Mestalla en 1994 après une coupe du monde réussie à la tête du Brésil. Il recrute dès son arrivée le gardien de buts espagnol Andoni Zubizarreta, l'attaquant russe Oleg Salenko et le yougoslave Predrag Mijatovic mais les résultats espérés ne sont pas au rendez-vous et un nouvel entraîneur est nommé, José Manuel Rielo. Au milieu des années 1990, le club ne parvient toujours pas à retrouver les succès du passé malgré le passage au club de grands entraîneurs comme Luis Aragonés et Jorge Valdano ou de joueurs comme Claudio López, Ariel Ortega ou Romário. Finalement, c'est Claudio Ranieri qui mène l'équipe jusqu’à la victoire de la coupe d'Espagne lors de la saison 1998–99.
Années 2000 Héctor Cúper remplace Claudio Ranieri après le succès en Coupe d'Espagne et introduit immédiatement une nouvelle philosophie de football dans l'équipe, basée sur une défense de fer emmenée par Roberto Ayala. Cela se solde par une finale de Ligue des champions, perdue 3-0 face au Real Madrid au Stade de France. La saison suivante, Héctor Cúper conduit le club vers une deuxième finale de Ligue des champions, qui se dispute au stade Giuseppe Meazza de Milan. L'adversaire, le Bayern Munich, est déclaré vainqueur de la compétition après l'épreuve des tirs au but (5 tirs au but à 4), faisant suite à un match nul 1-1 (à la fin du temps réglementaire et des prolongations (buts de Mendieta et Stefan Effenberg).
thumb|160px|Rafael Benítez entraineur de Valence entre 2001 et 2004. Rafael Benítez devient le nouvel entraîneur après le départ de Cúper et lors de la saison 2001-2002, Valencia remporte après d'attente le championnat d'Espagne. Lors de la saison 2003-2004, le club a réalisé un triplé historique en remportant le titre de champion d'Espagne, en gagnant la Coupe UEFA face à l'Olympique de Marseille et la Supercoupe d'Europe face au FC Porto.