La spéculation à prime, ou « marchés conditionnels », est un système de spéculation très ancien à la Bourse de Paris, décrit par les textes officiels qui parlent d'un « jeu de primes ». Il consistait en un jeu d'options d'achat et de vente, permettant d'acheter ou vendre des obligations, mais de renoncer finalement à la transaction si le cours n'était pas parvenu au niveau espéré.

Histoire Les marchés conditionnels, à terme ou à prime, font leur retour officiel à la Bourse de Paris en 1844"Les marchés à terme ou conditionnels au siècle", par Alex Viaenne, dans Le marché financier français au siècle: Aspects quantitatifs des acteurs et des instruments à la Bourse de Paris, Publications de la Sorbonne, 14 juin 2007, page 577 après avoir déjà été répertoriés au puis interdits en 1787"Les marchés à terme ou conditionnels au siècle", par ALex Viaenne, dans Le marché financier français au siècle: Aspects quantitatifs des acteurs et des instruments à la Bourse de Paris, Publications de la Sorbonne, 14 juin 2007, page 571 .

Comme les techniques du marché à terme, celles du marché à prime, ont été introduites en France par le banquier écossais John Law"Le mercantilisme au : Les banques et les billets de monnaie sous la Régence", page 49, par Jean-Marie Thiveaud, dans la Revue d'économie financière, 1998 dans les années 1710 et utilisées à grande échelle lors de la vaste spéculation créée par le Système de Law. Le , le Régent exige que la Compagnie du Mississippi lui reprenne ses actions à livres. John Law alors invente un instrument financier de plus, « les primes » : déposer livres, donne le droit d'acheter l'action pour livres pendant six moisLe Régent, par Jean-Christian Petitfils . Les spéculateurs préfèrent les primes aux actions, la rumeur espérant que ces dernières montent à livres"Une brève histoire des crises financières: Des tulipes aux subprimes", par Christian CHAVAGNEUX . Vendre à livres permettait d’acheter 10 "primes" Antoin E. Murphy, "John Law et la bulle de la Compagnie du Mississippi",sur Cairn.info., qui sont devenues l’objectif principal des spéculateurs.

Après une nouvelle vague de spéculations amorcée au début des années 1780, Loménie de Brienne renvoie la spéculation à prime devant les tribunaux, par l'arrêté du , met des bornes strictes à la cotation des emprunts royaux et exclut les compagnies privées de la Bourse, à l’exception de la Caisse d'escompte.

Alphonse Courtois en donne la définition suivante dans son Traité des opérations de Bourse"Traité élémentaire des opérations de Bourse", par Alphonse Courtois - 1867 - publié en 1862 : .

Notes et références

Catégorie:Finance de marché Catégorie:Produit dérivé Catégorie:Métaux, énergie, produits agricoles