L'amphithéâtre de Périgueux est un amphithéâtre romain construit à Vesunna (le quartier sud de Périgueux aujourd'hui) au .

Histoire vignette|redresse=1.5|Plan manuscrit présentant une vue cavalière de l'amphithéâtre antique de Périgueux en 1759.

La première pierre de l'amphithéâtre aurait été posée sous le règne de Tibère (14-37). Ce projet est à l'initiative de la famille Pompeia, notamment Aulus Pomp(eius) Dumnom(otus), tribun militaire et préfet des ouvriersGuy Penaud, Le Grand Livre de Périgueux, éditions la Lauze, 2003 , . Entre le , les remparts entourent la cité gallo-romaine, laissant en saillie l'amphithéâtre. Sa capacité est de , ce qui en fait l'un des plus grands amphithéâtres de la Gaule aquitaine.

Au Moyen Âge, le comte de Périgord implante son donjon et les tours de son fief sur les vestiges de l'amphithéâtre.

En 1575, une gravure montre que le bâtiment est encore presque intact, avec deux étages de gradins.

À partir de 1644, les sœurs visitandines utilisent les pierres de l'amphithéâtre pour construire l'église de leur couvent. En 1688, elles découvrent une niche enfermant des statuettes de déesses romaines, qu'elles font briser à titre « d'idoles païennes »"

En 1821, Wlgrin de Taillefer réalise les premières fouilles du site.

En 1875, le conseil municipal confie la création d'un jardin-école sur le site à la Société d'horticulture. Aujourd'hui ouvert au public sous le nom de Jardin des Arènes, les vestiges ont dû être recouverts d'environ de remblai.

En 1877, Wlgrin de Taillefer participe aux observations rédigées par la Société historique et archéologique du Périgord. C'est dans cette période que le musée archéologique, qui porte son nom, ouvre sous le vomitoire principal.

En 1963 et 1982, les recherches du Bureau d'architecture antique du Sud-Ouest (dépendant du Centre national de la recherche scientifique) permettent d'établir le premier plan d'ensemble des vestiges.

Architecture De forme elliptique, il mesure de long pour de large.

Jardin Le jardin, ceinturé de tilleuls argentés, est composé de massifs de buis, d'ifs, de houx, de platanes, de marronniers et d'épicéas.

Classement Le monument fait partie des tout premiers monuments historiques français classés en 1840, consultée le 16 février 2013..

Notes et références

Annexes

Bibliographie Édouard Galy, « Vésone et ses monuments sous la domination romaine : amphithéâtre », dans Congrès archéologique de France. session. Périgueux et Cambrai. 1858, Société française d'archéologie pour la conservation des monuments historiques, 1859, (lire en ligne) Sous la direction de J.-P. Bost, F. Didierjean, L. Maurin, J.-M. Roddaz, « L'amphithéâtre », dans Guide archéologique de l'Aquitaine. De l'Aquitaine celtique à l'Aquitaine romane ( av. J.-C.- ap. J.-C.), Pessac, Éditions Ausonius, 2004,

Hervé Gaillard, Étienne Saliège, « Amphithéâtre, les Arènes, les Rolphies », dans Hervé Gaillard, Hélène Mousset (dir.), Périgueux, Ausonius ( ), Pessac, 2018, tome 2, Sites et monuments,

Articles connexes Vesunna Liste d'amphithéâtres romains Jardin des Arènes de Périgueux Liste des monuments historiques de 1840 Liste des monuments historiques de Périgueux Citadelle gallo-romaine de Vésone

Liens externes

L'amphithéâtre de Périgueux

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