René Rascalon, né le à Alès (Gard) et décédé le dans la même ville, est un résistant français connu durant cette période sous le pseudonyme d'« Alais »Le pseudonyme d'« Alais » représente l'ancien nom d'Alès, sa commune de naissance..

Activités de résistant Au début de la Seconde Guerre mondiale, René Rascalon est artisan plombier à Nîmes et habite dans le quartier dit de « l'Eau Bouillie »..

Son domicile devient rapidement le lieu de réunion d'un groupe de sept patriotes nîmois refusant la défaite de . L'objectif du groupe est de contrer la propagande de Vichy, en particulier auprès des ouvriers dans les chantiers du bâtiment .. Avec eux, il organise des sabotages, notamment sur des véhicules du Service d'ordre légionnaire et des manifestations. Le , faisant suite à la diffusion de messages émis par la radio de Londres pour commémorer cette date. Malgré l'interdiction préfectorale, René Rascalon et ses camarades participent à un rassemblement près du monument aux morts de Nîmes.

Dès début 1943, Rascalon cache des réfractaires au STO chez lui, puis les emmène au Mas Rouquette à Saumane dans les Cévennes : c'est le début du premier maquis des Cévennes. Nommé chef départemental des maquis, il s'occupe de ravitailler le maquis qui se déplace à plusieurs reprises (notamment en Lozère, à d'altitude, dans des conditions difficiles).. Ce maquis compte jusqu'à , dirigés par Jean Castan.. Mais le vers , le maquis se fait attaquer par un détachement allemand. Le bilan est très lourd, avec Sont tués à Aire-de-Côte : Henri Aguillera, Louis Chamboredon et Jean Caze, puis sont décédés peu après des suites de leurs blessures : Émile Filiol, Jean-Paul Boissel, Jean Canaguier et Robert Parizot. et Morts en déportation : René Otge, Paul Gilsein, Marcel Fistier, André Deleuze, Lucien Simoni, Raymond Louche, Claudius Levasseur, Marcel Cazalet, Henri Bourrely, André Audemard, André Castellarnau, Émile Raynal, Marius Brot, Jean Bourquin, Henri Evrard… déportés en Allemagne dont 19 meurent dans les camps.. Après cela, le maquis fusionne avec celui de Lasalle.

En , René Rascalon est un des chefs de l'Aigoual-Cévennes.

Il décède en 1982.

Hommage La municipalité de la ville de Nîmes nomme une rue au nom du résistantGéolocalisation de la « rue René Rascalon » .

Notes et références Note

Références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

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