La France a compté sept puis six bourses des valeurs régionales jusqu'en 1990 : Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nancy et Nantes, qui ont d'abord été des bourses de commerce. Lyon remonte à 1540, Toulouse à 1549 et Rouen à 1566. Elles se sont ensuite toutes effacées devant la Bourse de Paris. Histoire «Création des marchands italiens » comme Laurent Capponi, venu de Florence, Lyon centralise aussi les nouveaux échanges sur les effets de commerce et l'escompteHistoire de la Bourse de Paris, de 1250 à 1900, sur Edubourse.com, qui font le succès d'Anvers à la même époque. Spécialiste du commerce de gros, grande organisatrice de foires depuis 1463Banque et pouvoir au : la surintendance des finances d'Albisse Del Bene, par Marie-Noëlle Baudouin-Matuszek et Pavel Ouvarov, page 252, Lyon est « censée donner la loi à toutes les autres places d'EuropeCivilisation matérielle, économie et capitalisme, volume 3 - Le temps du Monde, par Fernand Braudel, page 398, Le Livre de poche ».

Sous Bonaparte, la loi du créé une "Compagnie des agents de change", au nombre de 71, dont 17 exerçaient avant la Révolution françaiseHistoire de la Bourse, par Paul Lagneau-Ymonet et Angelo Riva, page 22, Éditions La Découverte 2011. Responsables sur leur fortune personnelle, ils ont le monopole de la négociation dans chaque bourse régionale: Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nancy, Nantes, Paris et Toulouse. Le code du commerce de 1807 renonce à les placer sous la tutelle des marchands: ils sont officiers ministériels.

Par la loi du , les Bourses de province sont ouvertes aux négociations sur les emprunts publics et les valeurs mobilières. Ce sont des bourses de commerce, où l’on négocie surtout des effets de commerceLe marché financier français au , page 6 .

Dans les années 1920, l'intérêt pour les sociétés moyennes a dopé les sept bourses de province, dont la capitalisation est multipliée par neuf entre 1914 et 1928Histoire de la Bourse, par Paul Lagneau-Ymonet et Angelo Riva, Éditions La Découverte 2011, pour atteindre 16 % de la capitalisation française contre 9 % en 1914. Le total des émissions d'actions et d'obligations en France double, en valeur constante, entre la décennie 1901-1910 et la décennie 1920-1929, atteignant l'indice 217"Histoire économique et sociale de la France" - Volume 4, Numéro 2 - Page 647, par Fernand Braudel et Ernest Labrousse - 1980 -. Moins sous-capitalisées qu'au , les sociétés françaises résistent relativement bien au Krach de 1929. Leurs cours sont divisés par deux"1900-2000, un siècle d'économie", page 430, aux Éditions Les Echos, coordonné par Jacques Marseille, quand ceux des américaines sont divisés par quatre"1900-2000, un siècle d'économie", page 439, aux Éditions Les Echos, coordonné par Jacques Marseille.

Dans les années 1980, la mise en place des systèmes de cotation électronique a fait disparaître les bourses de province. Voir aussi Histoire des bourses de valeurs Notes et références

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