Jean-François Defermon des Chapelières, né le à ChâteaubriantLes dates de naissance et de décès indiquées dans le Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 sont inexactes. et mort le à Saint-Jean-sur-ErveBase Léonore, est un homme politique français, préfet et député français sous le Premier Empire.
Biographie Ancien Régime Jean-François Defermon est le fils de Jacques Defermon, sieur des ChapellièresIl s'agit d'un domaine près de Maumusson, à mi-chemin d'Ancenis et de Candé, acquis par son père Jean Defermon, chirurgien-barbier. Il prête le serment d'avocat en 1741 et achète en 1752 la charge d'alloué à Châteaubriant dont il devient maire de 1759 à 1769. Il quitte sa fonction municipale pour raisons de santé., avocat, alloué puis maire de Châteaubriant, décédé en 1782, et de Marie Lambert. Il épouse Marie Angélique Even, fille d'un capitaine de vaisseau de la Compagnie des Indes. De leur mariage est issu Emmanuel Defermon, né en 1799 à Laval, qui sera sous-préfet de l'arrondissement de Château-GontierArchives nationales, base Leonore, dossier de Légion d'honneur d'Emmanuel Defermon, LH/686/68.. Il est également le beau-père de l'amiral de France François Thomas Tréhouart et de Jean-Baptiste Bidault de Frétigné, ainsi que le grand-père de Jean Albert Riondel.
«Il entre au séminaire de Nantes puis il renonce»«Mémoires inédits d'un grand commis des finances Jacques Defermon des Chapelières », Arnaud de Maurepas (éd.), Etudes et Documents CHEFF, 1993, p. 449. . Il devient avocat au parlement de Rennes le , t. II., où son frère, Jacques Defermon, est procureur.
Révolution française Avoué près du tribunal du district de Rennes, il fut nommé, le , cinquième juge au tribunal du district de Laval en 1792.
Il fut révoqué par François-Joachim Esnue-Lavallée, le , t. IV.. Compromis pour la part qu'il avait prise au mouvement fédéraliste, et pour sa parenté avec le député, qui s'était caché depuis sa condamnation, il s'enfuit lui-même. Il se fit arrêter aux environs de Dol et fut réclamé par le Comité révolutionnaire de Laval « attendu qu'il doit payer de sa tête le mal qu'il a fait ». Le , René-François Bescher procédait à son interrogatoire et faisait prendre un arrêté qui l'envoyait devant le tribunal révolutionnaire de Paris. Incarcéré, et transféré à Paris en 1794 pour fédéralisme. Condamné à mort, il ne doit son salut qu'à la chute de Robespierre en thermidor, qui retarde l'exécution du jugement. En l'an IV, il devient procureur-syndic au sein du même district.
Rentré à Laval, il est nommé agent national au même district le 13 floréal, par les représentants du peuple. Il dépose contre les terroristesIl dépose, le 3 floréal an III, qu'il fut arrêté sans mandat à la Vieuville près de Dol, où il était allé voir sa femme réfugiée chez sa mère, au commencement d'octobre 1793. Après 4 mois d'emprisonnement, il fut transféré de Dol à Laval, chargé de chaînes par ordre du Comité révolutionnaire de cette ville. Interné au château à son arrivée, il subit deux interrogatoires devant Bescher, Leroux et Guilbert qui lui imposa une contribution de 100 ₶, sans compter les 270 ₶ qu'on avait exigées pour frais de son transfert de Dol à Laval. La citoyenne Bescher accepta une pièce de mousseline brodée que lui donna la belle-mère du prisonnier pour adoucir ses juges. , t. IV.. Il alla à Paris au mois de exposer l'état critique du département. Il devient en l'an III procureur syndic, puis assesseur du juge de paix.
Rallié à Napoléon Bonaparte, il devient le 6 floréal an VIII () secrétaire général de la préfecture de la Mayenne.
Premier Empire Désigné par le Sénat conservateur, aux Élections législatives de 1803, le 18 brumaire an XII (), pour représenter la Mayenne au Corps législatif, il y siège jusqu'au .
Le , il est nommé préfet des Hautes-Alpes puis passe à la préfecture de l'Yonne le . Sous l'occupation de 1814, il est nommé président du Conseil administratif départemental par le baron Ferdinand d'Ulm, gouverneur général au nom de l'empereur d'Autriche. Il perd son poste au retour du roi le . Le baron d'Ulm, gouverneur général de l'Aube et de l'Yonne, le nomme président du Conseil administratif de l'Yonne le . Pendant les Cent-Jours, il est nommé préfet du Var le . Destitué le , sa carrière politique s'interrompt avec la chute de l'Empire. Il est désigné comme un des grands notables du Premier Empire du département de la MayenneFrançois Dornic, Grands notables du Premier Empire : Mayenne, Editions du CNRS, 1986.. Monarchie de Juillet Il est nommé par ordonnance du gouvernement de la monarchie de Juillet, le , membre du conseil général de la Mayenne. Ascendance & postérité Jacques Defermon des ChapelièresDefermon est le fondateur d’une dynastie militaire et politiqueSite Duboys-Fresney issue de l' Ouest de la FranceMichel Denis, Les royalistes de la Mayenne et le monde moderne, 1977, p. 229.
Distinctions Jean-François Defermon est fait baron de l'Empire le , et chevalier de la Légion d'honneur le
Notes
Sources , t. I et IV. Article Defermon. Sources partielles utilisées par l'Abbé Angot Queruau-Lamerie, les Girondins de la Mayenne, p. 64. Archives nationales, F. 1b, II, Mayenne, 2 ; F 1 C, Mayenne, 2. Archives municipales de Laval, D/1B.
Voir aussi Bibliographie
« Mémoires inédits d'un grand commis des finances Jacques Defermon des Chapelières », Arnaud de Maurepas (éd.), Etudes et Documents CHEFF, 1993, p. 365-460. Texte numérisé qui contient une généalogie de la famille archive
Liens externes
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