François-Jean-Marie Serrand, né le à Billé (Ille-et-Vilaine)Archives en ligne d'Ille et Vilaine - Thot - Billé - Naissances 1874 page 10, est un évêque catholique français, évêque de Saint-Brieuc du jusqu’à sa mort à Saint-Brieuc survenue le .
Biographie François Jean Marie Serrand est le fils d’un couple de débitants de Billé : Jean Joseph Serrand et Adélaïde Demorand. Il a pour ascendants paternels directs à la le couple André Serrand (1644-1688) et Jeanne James (1644-1683) de PoilleyMariage Serrand-James, archives en ligne d'Ille-et-Vilaine, Thot, Poilley, , .. Le nom Serrand est connu dans la région du Coglais depuis au moins le René Cintré, Les Très Grandes Heures du pays de Fougères au Moyen Âge, Éditions J.M. Pierre, 1994, page ??, citant le registre de la réformation générale des feux de Bretagne en 1426 - Un inventaire réalisé par un Serrand..
Formation Il entre au collège de Vitré le et y fait les études classiques des collèges ecclésiastiques. Il poursuit sa formation au grand séminaire de Rennes à partir du .
Prêtre Il a été ordonné prêtre le pour l'archidiocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo. Vicaire à Paramé, de à , l'abbé Serrand est nommé professeur de philosophie au grand séminaire de Rennes, dont il devient le sous-directeur en . C'est pendant qu'il occupait ce poste, en , qu'Auguste-René-Marie Dubourg, archevêque de Rennes, l'appelle aux fonctions de vicaire général, archidiacre de Rennes, comme successeur du vicaire général Renaut.
Première Guerre mondiale Le chanoine Serrand est mobilisé au début de la campagne. Il est tour à tour aumônier de la territoriale, puis de la active. Il est titulaire de cinq citations. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1919.
Évêque Il est nommé évêque de Saint-Brieuc et Tréguier le par le pape , en remplacement de Jules-Laurent-Benjamin Morelle, mort le . Il est consacré le suivant par le cardinal Alexis-Armand Charost.
Œuvre François Serrand fut un prélat catholique appréciéSemaine religieuse de Quimper et de Léon, 1923, ., mais controversé et écarté à la Libération.
Ce fut un véritable entrepreneur, organisant dès son arrivée dans son diocèse de Saint-Brieuc la construction d’un nouveau grand séminaire, dont il bénit la première pierre le et consacre la chapelle le , suivi immédiatement par la construction d’un petit séminaire à Quintin. Ces nouveaux établissements matérialisent son souci constant du recrutement sacerdotalNotice biographique sur saintbrieuc-treguier.catholique.fr.. Il est choisi par le missionnaire de la Société des missions africaines, Jean-Baptiste Boivin, ancien élève du grand séminaire de Saint-Brieuc, pour le consacrer évêque en .
Dans la continuité de son activité d’enseignement d’avant guerre, Serrand va s’attacher à l’agrandissement des collèges secondaires d’enseignement catholique de Saint-Joseph de Lannion, de Notre-Dame de Guingamp, des Cordeliers et de Campostal. Très impliqué dans la vie de son diocèse, il préside régulièrement des fêtes religieuses locales, organise des kermesses cantonales annuelles et se déplace pour la bénédiction des nouvelles écoles paroissiales. De plus, il est sensible au développement de l’Action catholique, et il fonde plusieurs mouvements spécialisésJean-Marie Mayeur et Yves-Marie Hilaire, Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, tome 3, date ?, page ?.
Néanmoins, son action donna lieu a deux controverses majeures :
Le , l’Action française est condamnée par . Serrand va publier l'allocution pontificale, mais fortement l'atténuer en rappelant des adhérents de l'Action françaiseDavid Bensoussan, Combat pour une Bretagne catholique et rurale : les droites bretonnes dans l'entre-deux -guerres, éditeur ?, date ?, page ?.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'évêque de Saint-Brieuc est présenté comme maréchaliste convaincu. Dès le , alors que le mécontentement gagne, il exhorte son clergé à soutenir le maréchal Pétain : .
François Serrand va, à la fin de l'année 1940, fustiger le marché noir dans ses sermons pour inciter les agriculteurs à livrer leurs grains. À l’été 1942, il appuie l’ouverture de restaurants et de soupes populaires et encourage la mise en place de scolaires communales« Organisation de la riposte » sur almrd22.fr..
En , il produit une Note à ses doyensLettre de , évêque de Saint-Brieuc, à Messieurs les archiprêtres, doyens, supérieurs d'établissements. dans laquelle il exige l'obéissance du clergé au Service du travail obligatoire (STO) et s'emporte contre les . Il rejette également la possibilité d'un « double jeu » et d'un soutien occulte de la « dissidence » par Pétain. Non destinée à sa semaine religieuse, la note est repérée par le comité de propagande, éditée par les soins de celle-ci (et rapidement épuisée), et lue à Radio-Vichy. Elle paraît également dans La GerbeADC 1 B Dissidence, inventaire 51/3, lettre du ., dans le quotidien Aujourd'hui et est relayée dans toute la presse collaboratrice. Cette libelle lui attire les réponses de la presse résistante.
À la Libération, plusieurs prélats sont écartés de leurs diocèses en France, à la demande du Gouvernement français et du général de Gaulle, et après de délicates tractations avec Rome. Ils démissionnent de leurs sièges ou de leurs fonctions. Il s'agit de l'archevêque d'Aix-en-Provence, Florent du Bois de La Villerabel; de l'évêque d'Arras, Henri-Édouard Dutoit, de celui de Mende, François-Louis Auvity, de l'évêque auxiliaire de Paris, Roger Beaussart. Serrand est quant à lui maintenu en poste mais se voit nommer un coadjuteur (en clair un successeur), nomination exceptionnelle pour l'époquecf. André Latreille, De Gaulle : la Libération et l'Église catholique..
Succession apostolique François-Jean-Marie Serrand a ordonné les évêques suivants : Évêque Hippolyte Tréhiou (1929) Évêque Joseph-Jean-Yves Marcadé (1936) Archevêque Jean-Baptiste Boivin, S.M.A. (1939) Évêque Eugène-Joseph-Marie Le Bellec (1941)
Armoiries De gueules, au cœur flamboyant d’or, entouré d’une couronne d’épines d’argent, au chef d’hermines.
Devise
Distinctions
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Notes et références
Annexes Articles connexes Circonscriptions catholiques françaises depuis 2002 Diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier Liste des évêques de Saint-Brieuc Billé
Liens externes
Site officiel du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Fiche sur le site du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier.
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