Nicolas Thurot, né le à Bressolles (dans l'Allier). et mort le à Haguenau, est un général de cavalerie français.

« Cavalier légendaire », il s'illustre sur les champs de bataille de 1792 à 1815. Durant ces vingt-quatre années, il est blessé 17 fois et est un des officiers le plus souvent blessés des guerres de la Révolution et de l'Empire.

Il est maire d'Haguenau de 1820 à 1830.

Biographie Famille Il est le fils de Jean Turau, fermier de « Roze », et de Marie Besson. Il se marie à Barbe Salomé Thérèse Kreutter le .

Carrière militaire Entré comme cadet dans le régiment Angoulême-Infanterie le , il passe en 1791 dans la Garde constitutionnelle de Louis XVI. Après la dissolution de cette garde, il est incorporé, le , dans les hussards de la République, devenus régiment de hussards. Nommé brigadier en l’an II, il fait les campagnes des ans II et III à l’armée de Hollande et passe maréchal-des-logis-chef à la Légion des Francs, devenue Guides de l’armée d’Allemagne. En l’an IV, il est promu sous-lieutenant et combat dans les armées de l’Ouest en l’an V, du Rhin en l’an VI et d’Helvétie en l’an VII et VIII. Il devient lieutenant le an VIII () et revient à l’armée du Rhin en l’an IX puis au Camp de Boulogne en l’an XII.

Il devient membre de la Légion d’honneur le 25 prairial an XII () et fait dans la Grande Armée les campagnes d’Allemagne en 1805, de Prusse et de Pologne de l’an XIV à 1807. Nommé chef d’escadrons en 1808, il se distingue pendant la campagne d’Autriche en 1809 et en Espagne en 1810 et 1811, ce qui lui vaut la croix d’officier de la Légion d’honneur le . Il combat au Portugal en 1812 puis fait la campagne de Saxe à la Grande Armée. Il est nommé colonel du régiment de hussards, le et est blessé à la bataille de Leipzig le . Il est envoyé en Alsace et se trouve à Strasbourg pendant le blocus en . Il est promu général de brigade le par le comte Roederer, commissaire extraordinaire de l’Empereur.

Après l’abdication de Napoléon en , il est mis en non activité le et fait chevalier de Saint-Louis le . Il est rappelé le suivant et nommé colonel du régiment de dragons, son grade de général n’ayant pas été reconnu par le gouvernement royal.

Pendant les Cent-Jours, il est nommé colonel du régiment de cuirassiers le et promu général sur le champ de bataille de Mont-Saint-Jean. Il se distingue le à la bataille de Waterloo en chargeant plusieurs carrés anglais.

À la Restauration, il est remis en non activité en et admis à la retraite en 1820. Retiré à Haguenau, dont il devient maire par ordonnance du , il est nommé au grade honorifique de maréchal de camp (général de brigade) le .

Rappelé à sa demande, il est nommé colonel de la légion de gendarmerie le et admis définitivement à la retraite le .

Il meurt le à Haguenau, âgé de 62 ans.

Baron d'Empire Selon Gaston Imbault, Thurot aurait été créé, selon certains, baron de l'Empire peut-être en mais selon lui c'est plus probablement après la bataille de Leipzig (), car, .

Décorations le Chevalier de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII () le

Hommages Une ancienne caserne de Haguenau porte son nom. Un projet d’écoquartier est en cours pour quartier aujourd'hui en friche.

État de service mars 1790 : cadet au régiment d'Angoulême 1793 : affecté au de hussards décembre 1797 : sous-lieutenant aux Guides de l'Armée d'Allemagne septembre 1798 : affecté au de hussards 1800 : lieutenant 1809 : chef d'escadron au de hussards : colonel du de hussards mars 1814 : général de brigade mai 1825 : maréchal de camp honoraire

Références

Sources biographiques . .

Voir aussi Liens externes

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