Le Crime de l'Orient-Express () est un téléfilm britannique de la série télévisée Hercule Poirot, réalisé par Philip Martin, sur un scénario de Stewart Harcourt, d'après le roman Le Crime de l'Orient-Express d'Agatha Christie.
Ce téléfilm, qui constitue le de la série, a été diffusé pour la première fois au Royaume-Uni le sur ITV1, et en France le sur TMC.
Synopsis Après avoir résolu une affaire pour le compte de l'armée en Palestine, Hercule Poirot se rend à Istanbul pour y séjourner quelques jours. Il surprend dans la rue un couple illégitime, Mary Debenham et John Arbuthnot, qui assistent à la lapidation d'une femme turque coupable d'adultère. Arrivé à son hôtel, il reçoit un télégramme lui demandant de rentrer d'urgence à Londres. Il rencontre Xavier Bouc, directeur de la Compagnie internationale des wagons-lits, qui lui trouve une place avec difficulté dans le premier Orient-Express au départ pour l'Angleterre, à la place d'un passager qui ne s'est pas présenté. En attendant l'arrêt de Belgrade où un autre wagon sera rattaché, Poirot passe la première nuit en partageant le compartiment d'Hector MacQueen. Le soir après le départ, Mary, abordée par un autre passager, Samuel Ratchett, qui aperçoit son bras paralysé, a une discussion avec Poirot sur la lapidation qu'ils ont vue plus tôt dans la journée. Pendant ce temps, Samuel Ratchett convoque le chef de train Pierre Michel pour en apprendre plus sur les autres passagers.
Le lendemain, Poirot prend le petit déjeuner en compagnie de Bouc et du docteur Constantin. Un peu plus tard, Samuel Ratchett, riche homme d'affaires américain, demande au détective belge de le protéger, pensant qu'on en veut à sa vie, mais Poirot refuse. Le soir suivant, à l'arrêt en gare de Belgrade, Poirot s'installe dans le compartiment personnel de Bouc, qui prend place dans l'autre wagon ajouté. Avant d'aller se coucher, Ratchett recadre son employé MacQueen et son majordome Masterman. Au cours de la nuit, vers 0h30 du matin, Poirot est réveillé par un cri venant du compartiment de Ratchett, puis une voix, à travers la porte, déclare à Michel qu'elle a fait un cauchemar. Plus tard dans la nuit vers 2h, le train est immobilisé par une congère, et peu après Mrs Hubbard se plaint d'avoir vu un intrus dans sa cabine. Poirot voit une femme en kimono, de dos dans le couloir. Le lendemain, Ratchett est retrouvé dans son lit poignardé à de multiples reprises. Pour éviter un scandale avec les autorités locales, Poirot se charge de l'enquête à la demande de Bouc. Le train étant immobilisé par la neige, qui ne comporte aucune trace de fuite, le coupable se trouve forcément à son bord. Le directeur condamne le wagon.
Le détective et le docteur Constantin examinent la scène du crime, et constatent que les douze coups de couteau sont de force et d'orientation différentes. Le détective déchiffre un bout de papier brûlé sur la table de nuit de la victime. Après avoir récupéré tous les passeports des passagers auprès de Pierre Michel, Poirot interroge ce denier, qui a perdu sa femme et sa fille des années auparavant. Selon Michel, MacQueen a discuté avec Arbuthnot durant une partie de la nuit, Ratchett a fait un cauchemar et Mrs Hubbard a été effrayée par un intrus, mais Michel ne peut en dire plus sur l'inconnue en kimono. Le second témoignage recueilli est celui du majordome de la victime, Masterman, qui a passé la nuit dans son compartiment avec Foscarelli. Dans le troisième témoignage, Hector MacQueen, secrétaire de la victime, évoque le passé trouble de son employeur qui aurait des dettes à régler, mais l'argent qu'il transportait dans le train a disparu. Poirot découvre que la victime était en réalité Cassetti, le criminel qui avait quelques années plus tôt enlevé la jeune Daisy Armstrong contre une rançon de 200 000 dollars, payée par les parents. Mais l'enfant fut retrouvée morte. Une domestique fut grièvement blessée durant l'enlèvement, tandis que les Armstrong moururent de chagrin, et la gouvernante se suicida après avoir été accusée de complicité. Cassetti fut arrêté, mais relâché grâce à la corruption de la justice, achetée par ses associés de la mafia de Chicago.
L'électricité du train est tombée en panne. Tandis que Bouc récupère les clés de tous les compartiments pour rechercher le kimono rouge qu'aurait porté l'assassin, MacQueen dévoile aux autres passagers la véritable identité de Ratchett/Cassetti en avouant que son père était le procureur qui avait essayé de le faire condamner, ce qui avait conduit à une fin prématurée de sa carrière. Mrs Hubbard raconte à Poirot avoir été réveillée par un intrus qui a utilisé la porte reliant son compartiment à celui de Ratchett, et un bouton d'uniforme de chef de train est retrouvé dans le compartiment de celle-ci. Le cinquième témoignage est la religieuse Greta Ohlsonn, qui ne croit pas au pardon. Le sixième témoignage est celui de la princesse Dragomiroff, qui était la marraine de Mrs Armstrong, dont la mère était la tragédienne Linda Harden. Poirot est abordé par Foscarelli - le détective est au courant de son alibi - qui explique qu'il n'a aucun lien avec la mafia de Cassetti. Le septième témoignage est la femme de chambre de la princesse Dragomiroff, Hildegard Schmidt - dont Poirot sait qu'elle est cuisinière. Elle affirme avoir vu l'inconnu en kimono, qui serait une femme. Enfin, Poirot interroge le couple de diplomates Andreniy, dont la femme a pris un calmant la nuit du crime pour apaiser ses crises, et constate que le passeport de celle-ci comporte une tache sur son prénom.
Plus tard, à mesure que le froid envahit le train, tout le monde est réuni dans le wagon. Poirot questionne Mary Debenham sur son comportement suspect avec le colonel Arbuthnot, à Istanbul, mais elle refuse de répondre, avant que son amant intervienne : le colonel cache sa liaison tant qu'il n'a pas divorcé. Le colonel, qui connaissait également le colonel Armstrong, confie au détective qu'il aurait voulu voir un jury condamner Cassetti. Dans la soirée, Poirot fouille le compartiment de Schmidt, puis il retrouve dans ses affaires l'uniforme de chef de train (dont il manque un bouton), ainsi qu'un album photo dont il récupère un cliché, avant de retourner au wagon où tout le monde est installé autour d'un réchaud de secours. Quelques minutes plus tard, Mrs Hubbard arrive de sa cabine avec le couteau : l'arme du crime, qu'elle déclare avoir trouvée dans son compartiment. Poirot explique que le crime aurait été parfait si le train n'avait pas été immobilisé par la neige, mettant en péril la solution simple de l'enquête : deux tueurs italiens, dont l'un déguisé en chef de train, auraient assassiné Ratchett/Cassetti avant de s'enfuir dans la neige avec l'argent de la victime. Poirot évoque devant tout le monde l'autre solution, la vérité.
Mrs Hubbard est en réalité la tragédienne Linda Harden, mère de Mrs Armstrong, la comtesse Elena Andreniy est la sœur de Mrs Armstrong, le mouchoir avec la lettre "H" retrouvé sur la scène du crime appartient à la princesse Natalia Dragomiroff (la lettre H de l'alphabet cyrillique correspondant à "N"), Schmidt était la cuisinière des Armstrong, Pierre Michel était le père de la gouvernante des Armstrong, Françoise, qui était accusée à tort, Foscarelli était le chauffeur des Armstrong et amant de Françoise (il explique que celle-ci avait discuté par inadvertance avec Cassetti avant l'enlèvement), Greta était la bonne des Armstrong qui avait quitté la maison avant l'enlèvement - expliquant sa conversion à la religion -, Mary Debenham était l'autre gouvernante des Armstrong qui avait été gravement blessée durant l'enlèvement dont elle a pour séquelle son bras paralysé, le majordome Masterman et le colonel Arbuthnod était les camarades du colonel Armstrong à l'armée, et le docteur Constantin était le médecin des Armstrong. Tous les passagers ont participé au plan de vengeance mis en place par Mary Debenham : après avoir drogué le whisky de Ratchett/Cassetti et une fois que MacQueen a simulé le cauchemar de son patron afin de tromper Poirot pour qu'il se rendorme vers 0h30, tous, à l'exception de la comtesse Andreniy, ont poignardé Ratchett vers 1h du matin. Mais la neige et la présence de Poirot, qui a pris la place du passager manquant (une place achetée pour ne pas être dérangé dans le crime), a mis en péril le plan, obligeant le groupe à improviser : la tragédienne a fair croire à un intrus dans sa cabine et Mary Debenham est passée devant la cabine de Poirot avec le kimono.
Poirot, furieux envers les passagers, veut les dénoncer à la police. Le détective retourne dans son compartiment, tandis que le groupe empêche le colonel Arbuthnot de tuer Poirot. Le lendemain, Mary Debenham vient trouver le détective avant qu'il aille voir la police, pour le convaincre de les laisser partir. Plus tard, la voie est dégagée et Poirot donne sa version de l'affaire aux policiers : Ratchett a été assassiné par un tueur qui s'est fait passer pour le chef du train avant de s'enfuir dans la neige. Il leur montre l'uniforme. Poirot s'en va le dos tourné aux passasgers qui sont enfin soulagés.
Production vignette|L'Orient-Express vignette|Gare de Ferry Meadows vignette|Freemasons' Hall Développement En 2008, les droits d'adapter le roman redeviennent disponibles après l'adaptation télévisuelle de 2001, Le Crime de l'Orient-Express de Carl Schenkel avec Alfred Molina dans le rôle du détective belge.
Au moment du tournage, personne ne savait si l'épisode allait être ou non le dernier de la série, ITV n'ayant pas encore arrêté son choix sur une éventuelle treizième saison.
Fiche technique Titre français : Le Crime de l'Orient-Express Titre original : Réalisation : Philip Martin Scénario : Stewart Harcourt, d'après le roman Le Crime de l'Orient-Express (1934) d'Agatha Christie Décors : Jeff Tessler Costumes : Sheena Napier Photographie : Alan Almond Montage : Kristina Hetherington Musique originale : Christian Henson Casting : Susie Parriss Production : Karen Thrussell Production déléguée : Julie Burnell, Rebecca Eaton, Mathew Prichard, Mary Durkan, Michele Buck et Damien Timmer Production associé : David Suchet Sociétés de production : ITV Studios, WGBH Boston et Agatha Christie Ltd. Durée : 90 minutes Pays d'origine : , Langue originale : Anglais Genre : Policier Ordre dans la série : - ( de la saison 12) Premières diffusions : : sur PBS : sur ITV1 : sur TMC
Lieux de tournage Plusieurs lieux ont été utilisés pour le tournage, les décors enneigés ont été créés en images de synthèse. Une rue de Malte (pour Istanbul) Pinewood Studios (pour les scènes d'intérieur) Freemasons' Hall, à Londres (pour le hall de réception de l'hôtel) Gare de sur le chemin de fer de la vallée de la rivière Nene, à Peterborough en Angleterre
Distribution
Commentaires Ce n'est pas la première adaptation du célèbre roman d'Agatha Christie, dont le film de Sidney Lumet en 1974 est incontournable, mais c'est un passage obligatoire pour la série qui reprend les oeuvres de la romancière mettant en scène ce personnage.
Ainsi, le téléfilm comporte de très nombreuses modifications par rapport au roman et se concentre plus sur les personnages et leurs motivations que sur le déroulement du meurtre, connu de tous les lecteurs d'Agatha Christie.
Alors que le roman original a été publié en 1934, l'action de ce téléfilm se situe en 1938. Les différents personnages sont modifiés, ainsi que certains évènements du crime. De plus, le personnage du policier Cyrus Hardman est supprimé et le rôle du douzième meurtrier revient au docteur Constantin qui examine le cadavre. Contrairement au film de 1974, la comtesse Andreniy ne participe pas au crime, comme dans le roman.