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Abréviation de circa.

Abréviation de circa.

« Soumis à un urgent besoin d'écrire. » Monomane porté sur l'écriture, graphomane.

« Des cadavres vraiment innombrables. » Formule de l'auteur inconnu du Panégyrique latin, 311-312, après la bataille de Châlons de 274.

« Tuez-les tous. Dieu reconnaîtra les siens. » Attribué sans justification à l'évêque Arnaud Amalric, avant le massacre de Béziers, lors de la Croisade des Albigeois (1209), par César d'Heisterbach, trente ans après les faits.

« Ceux qui courent par les mers ne changent que le ciel au-dessus de leur tête ; ils ne changent pas leur âme. » Héxamètre d'Horace, Épîtres, 1, 11, 27. Voir ici le texte original.

« César n'est pas au-dessus de la grammaire » Remonte au Concile de Constance, lorsque l'empereur Sigismund se trompa sur le genre du mot schisma (neutre car issu du grec, malgré son apparence féminine). Les cardinaux lui expliquèrent son erreur, ce à quoi il répliqua qu'en tant qu'Empereur, il était de son pouvoir de modifier le genre des mots. C'est alors qu'un cardinal se leva pour proclamer « Cæsar non supra grammaticos ».

Graphie médiévale. Voir Cetera desunt.

« Chambre noire. »

« Chien d'attaque ; chien méchant. »

« Un chien sans dents aboie plus vigoureusement. » “Chien qui aboie ne mord pas.”

« Le voyageur aux poches vides chantera au nez du voleur. » Juvénal, Satires, 10, 22. Voir ici le contexte.

Pseudo-latin forgé à l'École Normale supérieure pour désigner les épreuves de bizutage, en particulier les lavements administrés à l'aide d'une canule. Une personne ennuyeuse est aussi qualifiée de canule. L'expression s'est répandue en français sous la forme canular pour désigner des blagues ou des mystifications plus ou moins élaborée et de plus ou moins bon goût.

« Capable (d'accueillir) l'infini » Latin théologique de l'époque de la Réforme. Expression de Luther exprimant que l'Homme, fini, est susceptible d'accueillir l'Infinité divine. Relié aussi à l'hérésie docétique.

« Recherche de la bienveillance [de l'auditoire] » Procédé de technique oratoire.

« Dès qu’il a été capturé, un accusé peut être jugé. » Adage juridique.

« La tête dans les nuages. » Virgile, l’Énéide, 4, 2, 175. Voir ici le texte latin original. "La Rumeur, si haut qu'elle se répand, indifférente."

« Tête de mort. » Terme d'alchimie : restes solides, dont on ne peut plus rien tirer, d'un corps soumis à la distillation. Figuré et ironiquement : ce qui reste d'efforts, de travaux, de projets, de combinaisons, de théories qui promettaient beaucoup et n'ont pas donné grand-chose.

« L'amour dans la vérité. » Troisième encyclique du pape Benoît XVI.

« Cueille le jour. » Horace, Odes, 4, 11, 8. “Mets à profit le jour présent.” Voir ici le texte original. Voir aussi Æquo pulsat pede.

« Tes arrière-neveux cueilleront ces fruits. » Virgile, Églogues, 9, 50. Vers imité par La Fontaine : “Mes arrière-neveux me devront cet ombrage.” (La Fontaine, Fables, 9, 8, Le Vieillard et les trois jeunes Hommes).

« Il faut détruire Carthage. » Caton l'Ancien. Voir Delenda Carthago.

« (La comédie) corrige les mœurs en riant. ». Formule forgée par le chanoine de Saint-Victor, Jean de Santeul (1630-1697), poète en vers latins, à l'intention de l'arlequin Dominique pour qu'il la mette sur la toile de son théâtre. « Cas de guerre. » Situation, événement susceptible d'entraîner une guerre.

« Si la cause est cachée, on ne peut méconnaître l'effet. » Ovide, Métamorphoses, 4, 287.

« Cause de la mort. »

« Attention au chien. » Inscription trouvée à l'entrée d'une maison de Pompéi sur une mosaïque de sol représentant un chien.

« Prends garde à la chute. » Phrase traditionnellement proférée par l'esclave se tenant derrière l’imperator lors du triomphe.

« Prends garde à manquer de vin. » (Proverbe ? ).

Lorsqu'au temps de la République, dans les temps d'extrême péril, le Sénat de Rome accordait aux consuls des pouvoirs dictatoriaux, la formule d'investiture était : Caveant consules ne quid detrimenti respublica capiat « Que les consuls prennent garde que la République éprouve aucun dommage. »

« Que l'acheteur soit vigilant. » C'est à l'acheteur de s'assurer que le bien acquis correspond à ses besoins.

« Les armes cèdent à la toge. » Cicéron, Des Devoirs, 1, 22, 77. "Le pouvoir militaire s'incline devant le pouvoir civil." Voir ici le texte source.

« En moins de temps qu'il n'en faut pour cuire les asperges. » Formule prisée d'Auguste pour dire que les choses avaient été accomplies promptement. En français, on dirait : "En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire". Autre forme : Velocius quam asparagi coquantur.

« Là où cesse la raison pour laquelle la loi a été adoptée (causa legis), là cesse son domaine d’application. » Adage juridique.

« Tout ce qui manque. »

« Toutes choses égales (par ailleurs). »

Abréviation de « Confer. »

« (Qu'on livre) les Chrétiens aux lions. » Formule attribuée fréquemment à Marc Aurèle mais qui se trouve dans Tertullien (Apologétique, 40, 2) dans un sens tout différent : voir ici.

« Le Christ nous a libérés. » Victor Hugo, Les Misérables, titre du Volume I, Livre v, ch. 9.

« Christ Roi. » Une des titulatures de Jésus.

« La faim est l'épice de tout plat. » Cicéron, Des vrais biens et des vrais maux, 2, 28, 90. Formule attribuée par Cicéron à Socrate. Voir le texte ici.

« Vers, environ, approximativement. » Abrégé généralement "c." ou "ca." Employé le plus souvent avec une date : "ca. 1930" = "vers 1930".

« Raisonnement circulaire. » Même sens que Circulus vitiosus.

« Cercle vicieux » En logique : raisonnement dont les prémisses contiennent, en partie au moins, les conclusions. (Un cercle vicieux ne résulte pas nécessairement d'une volonté de tromper : il peut s'agir d'une erreur de raisonnement.) Voir aussi Circulus in probando.

« Plus vite, plus haut, plus fort ! » Devise des Jeux olympiques forgée par Pierre de Coubertin.

« (Pars) vite, loin et (reviens) tard. » Expression utilisé pendant la Grande peste, aussi connue sous le nom d'électuaire des trois adverbes. A donné son titre au roman de Fred Vargas, “Pars vite et reviens tard”.

« Les clés de Saint Pierre. » Un des symboles du Saint-Siège.

« Clé d'Or. » Procédé permettant de percer les sens mystérieux de textes alchimiques ou théologiques.

« Clerc vagabond. » (Au pluriel : Clerici vagantes.) Nom donné au aux goliards, sorte de “hippies” avant l'heure, faisant la route ; chantant légendes saintes, textes d'Ovide ou de Catulle ; rimaillant paillardises ou parfois d'admirables ballades.

« Recueil du droit canonique. » Nom donné à l'ensemble des textes qui constituent le droit ecclésiastique canonique de l'Église catholique romaine.

Graphie médiévale. Voir Cetera desunt.

Graphie médiévale. Voir Ceteris paribus.

« Nul ne peut être puni pour de simples pensées. » Adage juridique. Voir De internis non judicat praetor.

« Je pense donc je suis » Descartes, Le Discours de la méthode, 4, (1637). Traduction en latin de la célèbre formule. Descartes a exprimé les mêmes idées dans ses Meditationes de prima philosophia (Méditations métaphysiques), 1641, en latin, mais sous une forme un peu différente. Voir ici comment Descartes y exprime ses idées en latin (avec traduction française).

« Accouplement interrompu ». Moyen rudimentaire et frustrant de contraception consistant à retirer le membre masculin du vase féminin avant l'éjaculation. En toute rigueur, ce procédé devrait être appelé onanisme. (Voir ici). La raison pour laquelle ce dernier terme en est venu à signifier masturbation est mystérieuse.

« Accouplement à la manière des bêtes ». Position d'accouplement usuellement dite "en levrette".

« Cueille les roses, jeune fille. » Le poème De rosis nascentibus ("Les boutons de roses"), dont ce vers est extrait, autrefois attribué à Virgile est maintenant généralement considéré comme dû à Ausone. Voir ici l'intégralité du poème en latin et ici la traduction de ce vers. Celui-ci a été adapté par Ronsard sous la forme suivante : Donc, si vous me croyez, mignonne,Tandis que vostre âge fleuronneEn sa plus verte nouveauté,Cueillez, cueillez vostre jeunesse : Comme à ceste fleur la vieillesse Fera ternir vostre beauté. Voir aussi Carpe diem.

« Nouvelle combinaison » ou « Nouvelle dénomination ». Utilisé sous la forme abrégée "Comb. nov." dans la littérature spécialisée des sciences de la vie (bactériologie, botanique, mycologie, zoologie, etc.) pour signaler un nom, une désignation nouvelle.

« Lieux communs. » Latin moderne ; vocabulaire de la dialectique et de la philosophie.

« Communication des idiomes. » Vocabulaire de la théologie chrétienne.

« Opinion commune. » Latin moderne ; vocabulaire de la dialectique et de la philosophie.

« Maître de son esprit. » Désigne par antiphrase un "faible d'esprit".

« La concorde entre les citoyens, voilà la muraille des villes. » Proverbe .

« Ils condamnent ce qu'ils ne comprennent pas » ou « Ils condamnent parce qu'ils ne comprennent pas. » (Dans l'expression latine quod est ambigu.) (Proverbe ? ). Voir aussi Damnant quod non intelligunt.

« Condition absolument nécessaire. » Voir Sine qua non.

« L'aveu est la reine des preuves. » Adage juridique.

« Compare à… ; réfère-toi à… ; rapporte-toi à… » Généralement abrégé en cf.

« Confédération suisse » en français, nom en latin officiel du pays, d'où l'abréviation CH pour la norme ISO 3166-1 alpha-2, (liste des codes pays), le domaine Internet, etc.

« Forces unies. »

« La force de l'habitude est puissante. » Cicéron, Les Tusculanes, II, xvii, 40. Le texte complet du paragraphe est ici

« L'habitude est une seconde nature. » Cicéron, Des vrais biens et des vrais maux, 5, 25, 74. Voir le texte du paragraphe ici.

« La coutume est une variété du droit établie par les mœurs ; elle tient lieu de loi là où la loi fait défaut. » Adage juridique.

« Tout est accompli. » Derniers mots de Jésus sur la croix, selon l’Évangile de Jean, 19, 30. Voir le contexte ici.

« Mépris du monde, du siècle, de la mode. » Formule employée par le sage qui méprise les vanités du monde.

« Communiquer aux autres ce que l'on a contemplé. » Formule de saint Thomas d'Aquin, devenue la devise des Dominicains.

« Contre les bonnes mœurs. »

« Contre un fait il n'est point d'arguties. » Adage juridique.

« Contre la loi. »

« Inutile de discuter lorsqu'on ne s'accorde pas sur les principes. »

« Celui qui a cru contre toute espérance. » Référence au sacrifice d'Abraham. Voir ici la référence biblique (Romains, 4, 18-19.)

« Il n'y a dans le jardin aucun remède à la puissance de la mort. » (Proverbe ? ).

« Contradiction dans les termes. » En rhétorique, on dit aussi oxymore.

« Le cœur parle au cœur. » Devise du cardinal John Henri Newman, fréquemment attribuée à Saint Augustin mais qui apparaît d'abord dans une lettre de Saint François de Sales sous la forme Cor cordi loquitur (qui a le même sens).

« D'un seul cœur. » Devise de nombreuses institutions catholiques.

« En présence de Dieu. » Formule de liturgie chrétienne signifiant qu'une action, un sacrement, accompli en la présence de Dieu, est particulièrement solennel.

« En présence du peuple, publiquement. » Formule affirmant la solennité d'une manifestation effectuée « en présence du peuple », « sous les yeux de tous ».

« Les bœufs sont liés par les cornes, les hommes par la parole. »

« Le corps du Christ. » L'Eucharistie.

« Le corps du délit. » Latin médiéval. Terme de jurisprudence encore en usage, issu du droit médiéval et désignant la constatation légale d'un délit ou d'un crime, c'est-à-dire la qualification d'un fait comme objet de droit. (D'après Encyclopédie des Gens du Monde ; Répertoire universel des sciences, des lettres et des arts, Paris, 1836.)

« Compilation du droit canon de l'Église catholique. » Graphie classique : Codex Iuris Canonici.