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« On reconnaît l'arbre à ses fruits. »
« De plusieurs est un. » Ou mieux : « De plusieurs, faisons un. » Devise des États-Unis d'Amérique.
« Voici le pain des anges. » Paroles inscrites parfois à proximité de l'autel des églises catholiques et qui fait référence à l'Hostie, à la Cène, au Corps du Christ et à l'Élévation.
« Voici l'homme. » Paroles de Pilate présentant Jésus à la foule, selon l'Évangile de Jean, 19, 5.
« L'Église a horreur du sang. » Cette expression ne figure dans aucun texte de l'Église catholique. Sa première référence se trouve dans un ouvrage de François Quesnay de 1744 ayant pour sujet l'histoire de la chirurgie en France. Voir ici le fac-simile de la page de cet ouvrage où se trouve cette locution.
« Édition originale. » Première édition d'un ouvrage imprimé.
« Pas moi. » Voir Etiamsi omnes, ego non.
« Je suis celui qui est. » Bible, Exode, 3, 14. Dans l'épisode du Buisson ardent, Moïse demande à Dieu de lui révéler son nom. Celui-ci répond : "Je suis יהוה". Ce nom est une conjugaison antique du verbe hébreu "être", qui signifie « Celui qui est ». Selon la tradition hébraïque, ce tétragramme sacré, translittéré "YHWH", ne saurait être prononcé. Sa prononciation exacte est donc inconnue. Toutefois, les Humanistes l'ont transcrit Jehovah (à prononcer "Iéhwah") ; dans les éditions modernes, on trouve aussi les transcriptions "Yahvé", "Yahweh", "Iahvé"… (Dans les langues sémitiques, les voyelles ne sont pas notées, ce qui en autorise des lectures différentes.) Une traduction plus compréhensible (mais moins littérale) du texte biblique pourrait être : « Mon nom est Yahweh, ce qui signifie "Celui qui est". »
« Je t'absous. » ou « Je te pardonne. » Abréviation de la formule Dominus noster Jesus Christus te absolvat ; et ego auctoritate ipsius te absolvo ab omni vinculo excommunicationis et interdicti in quantum possum et tu indiges. Deinde, ego te absolvo a peccatis tuis in nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen. c'est-à-dire « Que Notre Seigneur Jésus Christ te pardonne ; et sous son autorité je t'absous de toute excommunication ou interdiction, dans la mesure de mon pouvoir et pour autant que tu en aies besoin. Par là, je t'absous de tes péchés au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen. » Formule utilisée par le prêtre lors de la confession dans la liturgie catholique.
« Hélas, (Postumus) les ans s'enfuient, éphémères. » Horace, Odes, 2, 14.
« Du même genre. » Expression juridique. Indique qu'une liste non limitative ne s'applique toutefois qu'aux choses du même genre.
« De la même farine. » latin macaronique. S'emploie pour faire une comparaison péjorative. (Toutefois Balzac l'emploie dans Le Père Goriot avec un sens mélioratif) L'expression a son origine chez le poète latin Perse, Épîtres, 5, 115. Locution utilisée pour établir une comparaison entre des personnes ayant mêmes vices, mêmes défauts, etc.
« Du même son*. » (* enveloppe du grain de blé.) Même sens que Ejusdem farinae.
« Existant par soi-même. » Traditionnellement : dont l'existence ne résulte d'aucun autre principe ; tel que Dieu ou l'Être suprême. Voir aussi Sui generis.
« La réalité suppose le pouvoir d'obtenir l'assentiment commun. » Expression de la philosophie occidentale sur le nature de la Vérité.
« Par soi-même ; lui-même ; exactement. » Par exemple : Eo ipso die « Ce jour-là précisément. »
« Pourceau du troupeau d'Épicure. » Horace, Épîtres, 1, 4, 16. La philosophie du juste milieu d'Horace est excédée par l'austérité des Stoïciens : il enchérit ironiquement sur leur langage en se ravalant lui-même au rang de brute et de pourceau.
« Ne faites pas confiance au cheval. » Virgile, l’Énéide, 2, 48-49. Par allusion au cheval de Troie. Voir ici les vers de Virgile.
« Opposable à tous, aux tiers. » Expression juridique.
« Donc ; par conséquent. » Conclut un raisonnement logique. Voir Cogito ergo sum.
« C'est pourquoi les oiseaux se prennent à la glu. » Expression burlesque par laquelle on se moque de grands raisonnements qui ne mènent à rien.
« Vous serez comme des dieux. » Paroles du Serpent (Genèse, 3, 5) qui s'adresse ainsi à Ève pour la décider à manger du fruit défendu. Voir ici le récit biblique.
« Erreurs. » Dans un ouvrage, liste des erreurs à corriger.
« Erreur. » Erreur à corriger. Dans un ouvrage : souvent dans un feuillet inséré ou, lors d'une réédition, en note de bas de page ou en annexe.
« Il est humain [dans la nature de l'Homme] de se tromper, mais persévérer [dans l'erreur] est diabolique. » La formule est une amplification de l’expression plus brève Errare humanum est. Celle-ci est fréquemment – et sûrement de façon incorrecte – attribuée à Sénèque. On ne la trouve pas, par une exploration systématique, dans la quinzaine de ses œuvres les plus connues. De plus, l’adjectif diabolicus ne relève pas du latin classique mais plutôt du latin médiéval.
« Une erreur commune fait naître une apparence de droit. » Adage juridique. Une erreur commune peut donc constituer un obstacle à des poursuites pour infraction a la loi pénale.
« Être plutôt que paraître. » Devise d'usage répandu. Fréquemment attribuée à Cicéron (Des Devoirs, 26, 97) ; mais la formule y est employée dans un sens si différent qu'il s'agit d'un contre-sens. (Voir ici le texte de Cicéron). La source de la formule est plus surement dans Salluste, Guerre de Catilina, 54. (Voir ici le texte de Salluste)
« Aide-toi, le ciel t'aidera. »
« Et en autres lieux. » Abrégé : et al. Variante de et cetera. Expression ajoutée après une liste de noms de lieux pour indiquer des lieux non cités.
« Et les autres. » (Souvent abrégée en et al. ou e.a.) Expression ajoutée après le nom du ou des principaux auteurs d'un ouvrage pour désigner collectivement les collaborateurs secondaires.
« Et les champs où fut Troie. » Virgile, l’Énéide, 3, 12. Troie est en flammes. Tous ceux qui ont échappé au désastre sont réunis autour d'Énée. « Alors, dit-il, je quitte en pleurant les rivages de la patrie, le port hospitalier et les champs où fut Troie. » Ce vers plein de tristesse et de mélancolie, est resté l'expression éloquente de la douleur des peuples chassés de leur patrie.
« Et toutes les autres choses. » (Abrégée en etc.) Ajoutée après une liste de choses pour spécifier toutes les autres choses du même genre.
Variante orthographique de Et cetera.
Variante orthographique de Et cetera.
« Et avec ton esprit ». Dans le rite de la messe catholique, réponse donnée par l'assemblée au salut donné par le célébrant, .
« Et la lumière fut. » Voir Fiat lux !
« Je suis aussi en Arcadie. » ou plus exactement,ET en début de locution ayant cette signification,"Même en Arcadie je suis (présente)". L'Arcadie est, pour les Anciens, le lieu des félicités. Mais la Mort personnifiée dit : "Je suis aussi en Arcadie". Cette formule est le titre de deux tableaux de Nicolas Poussin, plus connus comme Les Bergers d'Arcadie, dans lesquels des bergers sont réunis autour du sombre bloc d'un tombeau. Formule équivalente : Memento mori.
« La lumière luit dans les ténèbres » Évangile de Jean, 1, 5. Voir ici les versets en contexte.
« Et maintenant, vous les grands de ce monde, instruisez-vous, vous qui décidez du sort du monde ! » Psaumes, 2, 10 (voir ici). Cité par Bossuet dans son oraison funèbre de la reine Henriette d'Angleterre (Madame se meurt, madame est morte…) pour signifier que les malheurs des rois sont pour les hommes la plus éclatante et la plus instructive des leçons.
« Et suivantes. » Abrégé en et seq. : Utilisé pour renvoyer à une page et suivantes d'un ouvrage cité en référence.
Abréviation de et sequentes.
« Supposer une chose ne lui confère pas l'existence. » Principe de scolastique médiévale. Voir A posse ad esse non valet consequentia.
« Et toi aussi, Brutus. » Expression par laquelle Shakespeare rend dans sa tragédie Jules César le Tu quoque mi fili prononcé par César au moment de sa mort. Expression généralement utilisée dans le monde anglo-saxon là où les francophones disent "Et toi aussi, mon fils !".
Voir et cetera.
« La douleur force à mentir même les innocents. » Publius Syrus. Cette formule a été reprise par Montaigne, cf. Essais, 2, 15. Voir le texte ici.
« Les ruines même ont péri. » Lucain, La Pharsale, 9, 969. Paroles mélancoliques du Lucain racontant la visite de César aux ruines de Troie.
Littéralement : « Pas moi, même contre tous les autres. » Évangile de Matthieu, 26, 33. Paroles de Pierre à Jésus. Voir ici le contexte. A servi de thème de résistance, en particulier dans l'Allemagne nazie (Philipp von Boeselager ; Joachim Fest, dont la biographie porte le titre Ich Nicht - traduction allemande de Ego non.)
« Brusquement ; sans préambule. » Voir aussi Ab Abrupto.
« À partir de l'abstrait ; dans l'abstrait. »
« À égalité. »
« D'Afrique surgira toujours du neuf. » Pline l'Ancien, Histoire naturelle, 8, 17, 42. Voir ici l'intégralité du paragraphe, qui explicite le contexte.
Littéralement : « Venant de mon âme », c'est-à-dire « sincèrement. »
« Au préalable. » En économie, une analyse "ex-ante" est une analyse prévisionnelle intervenant avant la survenance des faits étudiés. Voir Ex-post ; voir aussi A priori.
« De la chaire. » Un enseignement ex cathedra se réfère, dans la théologie catholique, à un enseignement du pape dont on considère qu'il a l'intention d'invoquer l'infaillibilité. Expression utilisée couramment pour qualifier l'enseignement d'un maître supposé incontestable, voire, plus péjorativement, d'un enseignement magistral excluant toute question ou contestation, qui ignore l'auditoire et sa compréhension du sujet.
« Par fraude ». Dolus malus est le terme romain désignant la fraude ou la tromperie. Le principe de droit romain est : ex dolo malo non oritur actio, c'est-à-dire « aucune poursuite judiciaire ne saurait résulter de la fraude ou de la tromperie. »
« Provenant du don, de la donation de… » où suit le nom du donateur. Se lit dans les musées sous les œuvres provenant d'une donation.
« Du faux découle ce que l'on veut. » Principe de raisonnement logique selon lequel d'une proposition fausse on peut déduire n'importe quelle proposition.
« Par bonté. » Désigne une action, un don effectué par bonté, sans attendre de gain ou de récompense. Selon le droit romain, un don ex gratia exclut toute autre responsabilité ou obligation.
« Par hypothèse. »
« Comme il résulte de ce qui est dit plus loin. » Référence dans des écrits universitaires.
« Faisant partie des livres de… » Mention apposée sur la page de garde d'un livre pour en indiquer le propriétaire.
Gravure personnalisée, accolée en tête d'un livre, pour en désigner le propriétaire.
« Du mal peut naître un bien. » Augustin d'Hippone, Sermon LXI. [Texte original nécessaire, Traduction en Domaine Public nécessaire]. Voir Bonum ex malo non fit.
« À mon avis. »
« De rien rien ne nait. » Principe fondamental de la philosophie épicurienne. Version abrégée de Ex nihilo nihil fit. En droit, le contrat nul est censé n’avoir jamais existé et ne peut engendrer aucun effet et ceux qu’il a pu produire doivent être rétroactivement effacés
« De rien rien ne nait, » ou littéralement « rien n'est fait à partir de (par) rien. » Cette formule – ou une formule voisine – serait due d'abord à Empédocle et aurait été reprise par Lucrèce. Toutefois, ces deux références partout recopiées sont suspectes et demandent à être vérifiée. On trouve l'expression dans Perse, Satires, 3, 84 : voir ici le contexte. À l'origine, elle signifiait : « On n'a rien sans rien. » Elle a pris par la suite un sens philosophique plus vaste pour dire que « tout effet a une cause » (voir Causalité). Enfin, plus récemment encore, en physique contemporaine, elle est associée aux lois de conservation et de symétrie (voir Emmy Noether).
« De neuf. » Se dit de quelque chose qui a été élaboré de neuf, à partir de rien. Voir De novo.