La troisième bataille de Picardie se déroule principalement entre le et le , dans le nord-est de la France. Ferdinand Foch fixe aux deux armées franco-britanniques engagées la mission de réduire le saillant de Montdidier afin de dégager la voie Paris-Amiens, ainsi que celui de réduire le saillant de la Lys pour dégager les mines du Nord. Au , les Allemands, en retraite, se réfugient derrière la ligne Hindenburg.
Préparation de l'offensive vignette|droite|300px|La ligne de front le 8 août 1918 en Picardie.
Dès le , pendant la seconde bataille de la Marne, au quartier général du château de Bombon, le maréchal Foch a exposé ses vues aux grands chefs des armées alliées, Haig, Pershing et Pétain. Les armées de l'Entente doivent selon Foch être en mesure d'attaquer les unités allemandes : en effet, à ce moment de la guerre, le nombre des combattants est équivalent dans chaque camp, mais les alliés disposent d'un nombre des divisions placées en réserve plus important, d'une aviation supérieure en nombre d'avions et en qualité, de chars d'assaut et de pièces d'artillerie plus nombreux que leurs adversaires. L'objectif est de réduire par deux armées franco-anglaise le saillant de Montdidier pour dégager la voie de chemin de fer Paris - Amiens, celui de la Lys par les Britanniques pour dégager les mines du Nord ainsi que le saillant de Saint-Mihiel par une armée américaine pour achever le dégagement de la voie de chemin de fer Paris - Avrecourt.
Le , à Sarcus, Foch revoit Haig et place Debeney sous ses ordres, en renfort de Rawlinson. Le , après une nouvelle rencontre avec Haig, il voit Fayolle qui devra lancer la de Humbert sur le flanc gauche des Allemands, appuyée par l'armée Mangin.
Première phase : Offensive franco-britannique (8-14 août) Le Field Marshal Haig a simulé de grands préparatifs dans la région du Kemmel et les Allemands croient qu'ils seront attaqués sur la Lys, mais l'assaut se fait de la Somme jusqu'à la route de Roye.
Bataille d'Amiens
( CA, CA, CA) CA, CA de la
Le , la , la et la division d’infanterie prennent Moreuil et Morisel à 'Mes entretiens avec le maréchal Foch' Raymond Recouly, 1929, .
Deuxième phase
Offensive Mangin-Humbert
( CA, CA, CA, CA) ( DIC...)
armée
Bataille de l’Ailette (17 - 29 août 1918)
La bataille de l'Ailette encore appelée Bataille de Noyon ou Bataille de l’Oise se déroule du . Les armées du général Fayolle sont lancées entre l'Aisne et l'Oise.
Partie à la conquête des plateaux le , l'armée du général Mangin fait prisonniers. Le 20, le RICM de la marocaine enlève la route de Cuts-Bléranourt. La avance de , fait prisonniers et prend 100 canons. Elle borde l'Ailette le 23 et menace les positions du Chemin des Dames.
Suivant cette progression, l'armée du général Humbert reprend violemment l'offensive le 21, conquiert les pentes nord du Plémont, franchit la Divette, occupe Lassigny le .
Par leur avance, ces deux armées menacent la droite de la Armée allemande accrochée sur la ligne Chaulnes-Roye.
Offensive anglaise entre Scarpe et Somme
Troisième phase
Prise de Quéant par les Canadiens
( armée britannique) Corps canadien
Déroulement Le , le corps canadien, formant l'aile droite de la britannique du général Horne, avance de sept kilomètres et s'empare de la forte position de Monchy-le-Preux. Au nord de la Scarpe, Horne enlève Rœux et arrive le en face des avancées de la ligne Drocourt-Quéant (saillant ouest de la ligne Hindenburg).
Dans la matinée du , après une bataille intense, le Corps canadien prend le contrôle de la ligne Drocourt-Quéant. La bataille est menée par les et canadiennes, et par la britannique. Les Allemands subissent de lourdes pertes, et les Canadiens capturent plus de prisonniers non blessés. Les pertes du Canada s’élèvent à . À midi, le commandant allemand, Erich Ludendorff, décide de se retirer derrière le Canal du Nord.
Poursuite des armées Fayolle (29 août-8 septembre)
Forces en présence
Humbert Mangin
Déroulement
La s'empare de Noyon le 29, et du Mont Siméon le 30, la prend Crouy et le deux bataillons du RICM forcent le passage du canal de l'Aisne et l'Oise, puis celui de l'Ailette et enlèvent le bois de Monthizel et de la Binette.
Les armées allemandes regagnent la ligne Hindenburg poursuivies par les , , françaises, auxquelles se joint la (Berthelot) qui prend Coucy-le-Château et passe la Vesle. La retraite se termine le .
Bilan
Après quatre mois d'offensives foudroyantes, l'armée allemande a successivement abandonné tous ses gains territoriaux, y compris la poche de la Lys, vidée de son propre mouvement. Elle a perdu prisonniers, canons, mitrailleuses, minenwerfer et de nombreux tués et blessés. Réfugiée derrière la ligne Hindenburg, elle attend l'offensive générale.
Décoration PICARDIE 1918, MONTDIDIER 1918, L'AISNE-L'AILETTE 1918... sont inscrits sur le drapeau des régiments cités lors de cette bataille.
Pour approfondir Bibliographie , .
Les Batailles de Picardie : Itinéraire. Amiens, Montdidier, Compiègne / publié par Michelin à lire en ligne
Articles connexes Circuit du Souvenir Offensive du Printemps Seconde bataille de la Somme Bataille de la ligne Hindenburg Offensive des Cent-Jours
Liens externes Batailles-La Picardie
Notes et références
Catégorie:Bataille de la Première Guerre mondiale Bataille de Picardie (08-1918) Catégorie:Bataille de 1918 Catégorie:Bataille sur le sol français Bataille de Picardie (08-1918) Picardie (08-1918) Bataille de Picardie (08-1918) Catégorie:Picardie (1914-1918)