Robert du Palatinat (, parfois appelé , – 16 ou ) est archevêque de Cologne et prince-électeur de Cologne de 1463 à 1480.
Biographie Troisième fils de d'avec sa seconde épouse, Mathilde de Savoie, il renonce à tout droit sur le Palatinat En échange de la promesse de son frère de lui payer une rente jusqu'à ce qu'il trouve un évêché : Henry J. Cohn, The Government of the Rhine Palatinate in the Fifteenth Century, Oxford : Oxford University, 1965. et étudie en vue des ordres sacrés auprès des universités de Heidelberg et de Cologne. Il devient chanoine de la cathédrale Saint-Martin de Mayence puis vice-doyen du chapitre cathédral de Cologne et prévôt du chapitre de la cathédrale Saint-Kilian de Wurtzbourg.
Élection et ordination Élu archevêque dès le , il ne fut confirmé dans son titre par le pape qu'en et consacré évêque seulement le dimanche des Rameaux de 1468. Ce n'est qu'en que l'empereur à son tour lui donne les regalia Manfred Groten, "Ruprecht von der Pfalz, Erzbischof von Köln", Neue Deutsche Biographie, ed. Historical Commission, Bavarian Academy of Sciences and Humanities, Volume 22 Berlin: Duncker & Humblot, 2005, , , online at Digitale Bibliothek..
Un gouvernement difficile Élu à cause de l'influence de sa famille, il eut à garder sa place de prince-électeur alors que la puissance qui était attachée au titre était réduite de partoutRésumé des rognages du territoire de Cologne par des princes séculiers : Benjamin Arnold, Princes and Territories in Medieval Germany, Cambridge: Cambridge University, 1991, , qui utilise le terme d'étranglement., en même temps qu'il devait faire face à des problèmes internes, en particulier la diminution des revenus venant des taxes sur le commerce traversant le Rhin, mises en gage par son prédécesseur, afin de trouver les fonds pour la guerre. Il fut obligé par son chapitre cathédral d'acquiescer à 23 articles qui limitaient ses ressources, ce dont le chapitre et les états du royaume étaient convenus quatre jours avant son électionHans Prutz, The Age of the Renaissance, A History of All Nations 10, Philadelphie/New York: Lea, 1905., et dut aussi céder au chapitre les ressources de la ville de Zons.
Il s'impliqua aussi dans des conflits politiques extérieurs : dès 1467, il s'alliait à Adolphe de Gueldre contre le duc de Clèves, , pensant ainsi regagner le contrôle de Soest, Xanten et Rees.
Une fois reçues de l'empereur ses regalia, il répudia, dès l'automne 1471 les accords qu'il avait lui-même contribué à obtenir en tant que membre du chapitre, et imposait des taxes plus lourdes Jahresberichte der Geschichtswissenschaft 12 (1889) ., ce qui l'amena à occuper Zons pour faire pression.
Conflit ecclésiastique de Cologne Sur le territoire de son archevêché, il s'employa à réduire les privilèges des villes. En s'appuyant en particulier sur son frère , il se lance dans le conflit ecclésiastique de Cologne, qui s'amplifia en guerre de Bourgogne. La majorité de ses sujets lui refusa alors allégeance et se tourna vers le pape et l'empereur . En rébellion ouverte, ils proclamèrent Hermann de Hesse administrateur et protecteur de l'archidiocèse, tandis que seuls quelques nobles restaient fidèles à Robert. Robert appela à l'aide Charles le Téméraire, qui s'auto-proclama protecteur de Cologne ; ..
Une médiation fut tentée par l'empereur en , mais elle échoua. En 1474, Charles assiège Neuss, un château-fort des rebelles où Hermann avait trouvé refuge. En réaction, la Diète d'Empire décida à Augsbourg de partir en guerre contre Charles, et tout l'empire fut appelé aux armes. Le siège de Neuss dura environ un an, jusqu'à l'acceptation par Charles de la médiation du pape, y compris sur la question de Robert dans son archidiocèse.
Robert avait déjà été excommunié par le pape en 1472 pour ne pas avoir contribué à l'entretien du Saint-Siège ; sa position s'affaiblit encore plus quand son frère cessa de le soutenir, au vu de l'opposition de l'empereur, avant de mourir le . Il perdait le soutien de tous, sauf de Kempen et Altenahr. En il est fait prisonnier par les Hessois. Emprisonné à Burg Blankenstein (Gladenbach), il se soumet à la médiation du duc de Juliers-Berg, et renonce à sa place d'archevêque, avec pour compensation une rente de .
Il meurt avant que le pape accepte sa démission : qui donne la date du 26 juillet, tandis que Allgemeine Deutsche Biographie et Neue Deutsche Biographie proposent le 16 juillet. et est enterré dans la cathédrale Saint-Martin de Bonn. Son successeur sur le siège de Cologne sera Hermann de Hesse, son adversaire réfugié à Neuss.
Autres aspects Malgré tout, Robert a eu quelque succès dans une réforme monastique dont le rayonnement s'est étendu hors de son territoire, jusqu'en Clèves ou Juliers-Berg Elke-Ursel Hammer, Monastische Reform zwischen Person und Institution: zum Wirken des Abtes Adam Meyer von Gross St. Martin in Köln (1454-1499), Veröffentlichungen des Max-Planck-Instituts für Geschichte 165; Veröffentlichungen des Max-Planck-Instituts für Geschichte, Studien zur Germania sacra 22, Göttingen: Vandenhoeck & Ruprecht, 2001, , ..
On rapporte qu'il était passionné de chasse et de fauconnerie Friedrich Christoph Schlosser, rev. Oskar Jäger, Franz Wolff, Friedrich Christoph Schlosser's Weltgeschichte für das deutsche Volk, éd. Berlin: Seehagen, 1885, , qui le décrit comme « einen wüsten Trinker und Jäger » — « un buveur dissolu et un chasseur. ».
Références
Sources
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