Joseph Yves Manigault-Gaulois, né le à La Flèche dans la Anjou et mort le à la bataille de La Corogne, en Espagne, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie Jeunesse Joseph Yves Manigault-Gaulois naît le à La Flèche. Son père, Joseph Mathurin Manigault, issu d'une famille d'artisans, y exerce la profession d'aubergiste. Sa mère, Anne François, est la sœur de René François-Primaudière, avocat à Sablé et qui deviendra député de la Sarthe à l'Assemblée législative puis à la Convention sous la Révolution française. Joseph Yves est baptisé le jour même de sa naissance en l'église Saint-Thomas. Sa mère meurt alors qu'il n'a que deux ans et son père se remarie à une Fléchoise, Marie Rosière. Joseph Yves est d'abord élève au Il s'agit alors d'une école primaire, fondée en 1663 par un ecclésiastique, dans le but de recevoir gratuitement les garçons de la ville de et de ses faubourgs tout en les préparant à l'entrée en sixième au Collège Henri-IV., puis très certainement au Collège Henri-IV de La Flèche, tenu par les Pères doctrinaires, en qualité d'externeLe nom de Joseph Yves Manigault-Gaulois ne figure pas dans la liste officielle des élèves internes du collège des Doctrinaires dressée par l'officier et historien Raoul Digard. Cependant, seuls les enfants de familles nobles pouvaient alors y entrer en tant qu'interne, et l'établissement admettait en qualité d'externes les enfants de familles notables fléchoises. C'est ce qui permet à l'historien Alain de Dieuleveult d'affirmer que ce fut le cas de Joseph Yves Manigault-Gaulois, comme le tend à prouver son accession rapide parmi la hiérarchie militaire. Voir ..

Après le décès de son père en 1781, il est placé sous la protection de son oncle, René François-Primaudière. C'est par son intermédiaire qu'il intègre dès les premiers temps de la Révolution française, en , il intègre la Garde nationale de Sablé..

Du sergent-major au général de brigade Joseph Yves Manigault-Gaulois entre le comme sergent-major dans le de volontaires de la Sarthe. Son engagement est salué par sa hiérarchie et c'est ainsi qu'à la fin de l'année 1791, le commandant du bataillon sollicite sa promotion au grade de sous-lieutenant, . Ainsi, Joseph Manigault gravit rapidement les échelons. En 1792, il est nommé successivement sous-lieutenant le et lieutenant le au d'infanterie de ligne, avec qui il sert dans l'Armée du Nord puis celle de la Moselle. L'année suivante, il est nommé capitaine dans le même régiment le , puis capitaine de grenadiers le .. Le , il est nommé adjudant-général chef de bataillon par les représentants en mission dans les départements de la Mayenne et d'Ille-et-Vilaine, dans le but de lutter contre le soulèvement des Chouans, et confirmé dans ce grade le suivant. Là encore, ses supérieurs vantent ses mérites, saluant un soldat qui et qui . Sa carrière l'amène à servir dans différents lieux : à l'Armée des Pyrénées Orientales en 1795, à celle de Sambre-et-Meuse la même année après avoir obtenu le grade d'adjudant-général chef de brigade le , puis dans l'Armée d'Allemagne deux ans plus tard.

Il est notamment très proche du général Marceau, qu'il sert jusqu'à sa mort lors de la bataille d'Altenkirchen. Au cours de cette campagne, après être entré à Coblence, il se signale par un geste de générosité en sauvant de la mort trois émigrés, qui avaient été ses camarades de collège, en leur procurant des passeports pour qu'ils puissent s'évader de la ville. À la même époque et dans la même région, il s'oppose au pillage d'un couvent de moines, ce qui conduit le supérieur du monastère à lui offrir une voiture attelée de quatre chevaux en guise de récompense. Manigault-Gaulois accepte mais revend aussitôt la voiture et les chevaux pour en distribuer le prix aux soldats sous son commandement..

Appelé par le général Moreau, qui avait apprécié ses talents et sa bravoure, il prend le commandement de la d'infanterie légère le , avec laquelle il fait les campagnes de l'an VI à l'an XI, aux armées du Danube, d'Helvétie, des Grisons, d'Italie et de Naples. Il se signale notamment à la bataille de Feldkirch le , puis est promu général de brigade le . Il devient membre de la Légion d’honneur le .

Général de l'Empire

vignette|gauche|Des fantassins français aux prises avec des Highlanders écossais lors de la bataille de La Corogne. Le général Gaulois est mortellement blessé par une balle au cours de l'action.

Mis en disponibilité, il est employé le dans la militaire, avant d'être élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur le suivant. Le , il est envoyé à Toulon, et le , il embarque à bord du vaisseau Le Neptune prévu à destination de Saint-Domingue. Le , il prend le commandement du département du Pô. Le , il assume les responsabilités de chef d'état-major général de la de réserve. Le , il sert à la division d’observation des Pyrénées occidentales. Il reçoit alors l’ordre de se porter sur La Corogne, afin de rejeter les Anglais à la mer. Commandant l’avant-garde de la division Mermet, il est blessé mortellement le lors de la bataille de La Corogne.

Famille

Fils de Joseph Manigault-Gaulois et d'Anne François de La Primaudière, Joseph Yves Manigault-Gaulois a été baptisé à La Flèche, en la paroisse Saint-Thomas le , jour de sa naissance. Son parrain a été Yves François de La Primaudière (v. 1712-1776), son grand-père maternel, officier de la maréchaussée et sa marraine Marie Touzé, sa grand-mère paternelle, épouse de feu Mathurin Manigault.

Marié à Angers () le 28 prairial an XI () avec sa cousine germaine, Marie-Charlotte François de La Primaudière (1781-1849), fille unique de René François de La Primaudière (1751-1816), ancien conventionnel, ex-membre du Conseil des Anciens et de Marie Géré de La Nousselière (1755-1781). De cette union sont nés trois fils : Jules (1803-1803). Jules (1804-1876), premier Baron Manigault-Gaulois. Charles-Joseph (1808-1808).

Hommages

Napoléon, pour rendre hommage à sa mémoire, confère au fils du général le titre de baron de l’Empire par lettres patentes du Jean Tulard, Napoléon et la Noblesse d'Empire, Paris, Tallandier, Nouvelle édition revue et augmentée, 2001, , et y joint une dotation de sur les domaines du Hanovre.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie

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Liens externes

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