vignette|upright=1.2|Platine cassette Pioneer CT-900S. vignette|upright=1.2|Philips EL3302, premier magnétophone à cassette

Un magnétocassetteDéfinition de « magnétocassette » sur larousse.fr ou magnétophone à cassette est un magnétophone utilisant une cassette audioAppelée aussi minicassette, nom officiel : Compact Cassette, couramment surnommée « K7 ». comme support de lecture et d'enregistrement. Il existe sous deux formats principaux : Le petit appareil typiquement monophonique, simplifié à un système de lecture et d'enregistrement, un amplificateur et un haut-parleur ;

La platine cassette en tant qu'élément d'une chaîne haute-fidélité stéréophonique, possédant des perfectionnements comme la réduction du bruit de fond par système Dolby,

Il peut être intégré et compacté dans un appareil audio multi-fonctions.

Historique et fonctionnement Le magnétophone à cassettes et la cassette audio furent inventés par la société hollandaise Philips en 1961 (pionniers également des premiers tourne-disques microsillons, et du disque compact).

Ils apportaient plusieurs améliorations par rapport aux magnétophones à bobines et bandes magnétiques traditionnels :

Gain de place considérable en miniaturisation et légèreté Facilité de placement de la cassette dans son logement, par rapport à celui d'une bande Protection de la bande aux manipulations Possibilité de par son peu de place, d’incorporer un magnéto-cassettes adjoint à l'autoradio dans une voiture ou un poste à transistor prenant l'appellation de « radio-cassettes »

Par facilité de langage, compatible ensuite avec le sigle « CD », voire « MD », le sigle « K7 » pour désigner la cassette fut et reste couramment utilisé. Mais la miniaturisation et la réduction de prix supposaient des compromis. Les bandes de mini-cassette étant moins larges que les bandes de magnétophone, le son enregistré était davantage bruité ; pour pallier cet inconvénient, l'enregistrement et la lecture étaient effectués avec une vitesse de défilement plus faible, alors que les magnétophones professionnels de haute-fidélité utilisaient des bandes magnétiques défilant à ou à la rigueur ; cf. , mais l'usure du support et la fidélité au son original en souffraient. Les appareils à minicassette n’ont qu’une seule tête pour l’enregistrement et la lecture (avec double bobinage pour la stéréo) : l’entrefer a donc une largeur intermédiaire de quelques microns, ce qui limite la restitution des fréquences aiguës. Enfin, pour les mêmes raisons de coût et de place, les magnétocassettes étaient équipés d'un haut-parleur large bande, souffrant d'une dynamique pauvre dans les aigus.

Description Une mini-cassette est, comme son nom l'indique, un petit boîtier.

À l'intérieur se trouve une mini-bande magnétique

Le boitier est percé de 2 orifices à gauche et droite autour desquels une couronne crantée intérieurement peut tourner librement et dans lesquelles s'encastrent les axes triangulaires du magnétophone assurant la rotation (similaires à ceux des bobines), lors du placement de la cassette dans son logement. La bande s'enroule sur la couronne de droite et se déroule depuis la couronne de gauche.

À sa base, une ouverture gauche pour la tête d'effacement, une centrale pour la tête de lecture/enregistrement, possédant un petit feutre fixé au centre d'une languette métallique situé au-dessus de la bande, que venait presser la tête, et une pour le galet presseur, avec un petit orifice laissant traverser le cabestan d'entrainement.

À l'intérieur, deux guides de maintien en tension de bande et une fine pellicule cellophane intermédiaire de protection.

Sur le haut de la cassette, aux extrémités correspondant à chaque face, soulevant chacune un petit ergot-capteur du magnétophone : Une première languette assurant la possibilité d’effaçage/réenregistrement, celui-ci devenant impossible une fois la languette cassée pour protéger la cassette de tout effacement par inadvertance, mais que l'on pouvait au besoin reboucher par du scotch. Elle est d'office absente sur les musicassettes. Une deuxième languette éventuelle pour les cassettes au Chrome, et une troisième pour celles au Métal, le magnétophone filtrant automatiquement en leur absence, les fréquences aiguës correspondantes pour l'enregistrement et la lecture.

Premiers magnétophones à cassettes Philips Prévus pour être pratiques, encore moins lourds et encombrants qu'un magnétophone à bobines portable, ils étaient eux-mêmes au départ de petite taille. La tête d'enregistrement/lecture était monophonique (2 pistes, soit une piste par sens de lecture).

Un unique bouton poussoir permettait à la fois d'enclencher la lecture ou en pressant simultanément une touche rouge, l'enregistrement, et l'embobinage ou rembobinage par manœuvres gauche ou droite. Par la suite, ces différentes fonctions furent « standardisées » à plusieurs touches successives.

Ils pouvaient dès le départ être reliés par câble avec prises DIN 3 broches à une chaîne hifi.

Excepté sur ce premier système, les magnétos-cassettes s’arrêtaient automatiquement en fin de face, soit par simple résistance de la bande, soit par une cellule lisant à travers la bande amorce translucide déclenchant l'auto-reverse.

Durées des cassettes Les bandes des cassettes devant être en moyenne deux fois plus fines et étroites qu'une bande de magnétophone à bobines, et enregistrées/écoutées à 4,75 cm/s (1,87 pouce/s), pour pouvoir être contenues dans le petit boitier nommé cassette, et avec une durée suffisante, les magnétophones à bandes traditionnels sont toujours demeurés toutefois les meilleurs en qualité.

On distingua dès le départ 3 durées d'enregistrement, indiquées en minutes sur les cassettes, en utilisant les 2 parties de la bande (par retournement de la cassette) :

C 60 : 1 heure C 90 : 1 heure 30 C 120 : 2 heures

Vers les années 1970, certaines marques rajoutèrent quelques minutes pour que les enregistrements d'émissions ou disques de ces durées précises puissent cependant « déborder » un peu et ne pas être tronqués. Il y eut donc la C 60 + 3, la C 90 + 3, ces rajouts étant devenus systématiques et non nécessaires à préciser dès les années 1980.

Dans les années 1980, plusieurs marques créèrent toutes les durées possibles et imaginables, notamment :

C 30 : 30 minutes C 45 : 45 minutes (ces 2 durées étant dans un but de meilleure qualité, les bandes étant plus épaisses) C 180 : 180 minutes, créées par TDK, pour enregistrer des conférences par exemple

C 100 et C 110, au chrome notamment, avec le progrès des bandes au cours des années 1990 Cassette audio.

Les C 180, à la bande encore trop fine et fragile, risquant de s'enrouler autour du cabestan ou de s’emmêler, ne durèrent que quelques années. De même, les C 120 ne furent pas conseillées, et uniquement au fer (excepté BASF vers 1985), celles au chrome ou métal privilégiant la qualité.

Forme du boîtier support Mode oblige, les boîtiers, toujours en plastique, furent d'abord opaques avec une petite fenêtre oblongue translucide montrant l'état d'avancement de la bande, puis entièrement translucides ou transparentes.

Le boitier pouvait souvent être ouvert par 5 vis permettant un éventuel montage ou réparation de la bande à l'intérieur de la cassette.

La cassette était rangée dans un boitier en plastique rabattable pour un stockage pratique dans un tiroir de commode notamment. Dans ce boitier était incorporé un carton permettant d'inscrire la légende du contenu, titres et interprètes.

Les radio-cassettes

La miniaturisation des cassettes et magnétos cassettes associée à celle des postes à transistors radio portatifs déjà existant depuis les années 1960, Philips puis d'autres marques eurent l'idée au début des années 1970, d'associer les deux fonctions dans un seul et même appareil parallélépipédique, ayant de plus l'avantage d'un réglage commun du volume, ainsi qu'un gain supplémentaire de place, un haut-parleur commun et une connexion directe sans câble permettant l'enregistrement direct de la radio sur cassettes.

Ainsi fut né le radio-cassettes « bi-fonctions ». Par la suite, des appareils devinrent avec le compartiment CD, voire mini-disque, multi-fonctions.

Le réglage du volume d'enregistrement associé à une aiguille de potentiomètre de contrôle n'était plus présent, celui-ci étant simplifié à un « enregistrement automatique » moyen assez fort, l'avantage étant de ne pas avoir à surveiller le volume et ne pas saturer, l'inconvénient étant comme pour chaque compresseur, de rendre les « pianissimo » presque aussi forts que les « fortissimo », et d'amplifier le souffle durant les « blancs ».

Les cassettes se rentraient et s'éjectaient, comme beaucoup de magnétos-cassettes de chaîne hifi, par une trappe à bascule, au début par le haut, puis par le bas.

L'auto-radio cassettes Cette même miniaturisation « cassettes/magnétophone », permit au cours des années 1970, d'associer également un lecteur de cassettes aux autoradios déjà existants dans les voitures, permettant d'écouter soit ses enregistrements personnels, soit un enregistrement du commerce (« musicassette »), jusque-là impossible à écouter avec un pick-up et microsillon dans un véhicule en mouvement.

Il ne fonctionnait qu'en lecture, le mode enregistrement étant inexistant, et en auto-reverse.

La cassette se rentrait latéralement par la tranche dans une fente un peu plus large que l'épaisseur de la cassette, et ressortait par une touche « eject », comme ce fut aussi le cas ensuite pour les auto-radios-CD.

Il fut progressivement remplacé au cours des années 2000, progrès oblige, par un lecteur auto-radio-CD, l'option triple auto-radio-CD-K7 n'étant pas proposée... Néanmoins, sur de nombreux véhicules sortis aux alentours de l'an 2000, il est possible d'utiliser l'auto-radio pour l'écoute de cassettes et de basculer en mode CD en appuyant sur un simple bouton, car un changeur de compacts est placé dans la malle. Ceci permet d'avoir accès à la musique contenue sur une cassette, plus une cartouche de six CD, sans parler des radios, sans devoir manipuler quoi que ce soit, ce qui constitue un gage de sécurité.

Les autoradios-cassettes dans les voitures étaient souvent dévissés de leur logement par les voleurs, comme le furent ensuite les GPS, aussi les autoradios furent fabriqués à partir des années 1990 en boîtiers encastrables, l'utilisateur pouvant retirer son autoradio en cas d'absence. Ce procédé a évolué ensuite avec le capot de commandes amovible, plus léger et moins encombrant, puis l'installation de code d'accès.

Parmi les derniers auto-radios cassettes disponibles sur nos véhicules, il convient de citer les modèles de marque Clarion montés en série sur les Peugeot 406, qui disposent d'une recherche automatique des pistes.

La musicassette Les autoradios et radiocassettes, ainsi que les magnétophones à cassettes de chaînes hifi, se développant au fil des années 1970, les enregistrements du commerce s'effectuèrent sur cassettes à bande magnétique sous l'appellation de musicassettes, en parallèle du disque microsillon (qui, lui, ne pouvait être écouté qu'avec une platine fixe, ou éventuellement un mange-disques transportable), et pouvaient cette fois être écoutés malgré les secousses lors des transports, et en prenant moins de place qu'un magnétophone à bobines portable.

Toutefois, le son du disque microsillon écouté sur une chaîne hifi restait de meilleure qualité.

Les magnétophones à cassettes de chaîne hifi

Grâce au progrès constant dans la qualité de bandes et d'appareils au cours des années 1970, les magnétophones à cassettes de haute performance, néanmoins inférieure aux magnétophones à bobines, dû à la finesse, étroitesse et petite vitesse des bandes, prirent naissance et devinrent stéréophoniques.