10100011 Écriture dans un octet de 2 + 2 + 2 + 2,c'est-à-dire 163, en code binaire naturel.
En informatique, un octet est un multiplet de codant une information.. Dans ce système de codage s'appuyant sur le système binaire, un octet permet de représenter 2 nombres, soit différentes. Un octet permet de coder des valeurs numériques ou jusqu'à différents.
Le terme est couramment utilisé comme unité de mesure en informatique (symbole : o) pour indiquer la capacité de mémorisation des mémoires (mémoire vive ou morte, capacité des périphériques de stockage). À cette fin, on utilise couramment des multiples de l'octet, comme le kilooctet ( ou ), LeRobert, Dico en ligne, définition de kilo-octet (ou kilooctet)., Grand dictionnaire terminologique (Office québécois de la langue française), définition de kilo-octet., Encyclopédie Larousse, définition d'octet., le mégaoctet (), le gigaoctet () ou le téraoctet (), support de cours de l'Université Paris-Sorbonne..
Cette unité permet aussi de quantifier la rapidité de transfert d'informations en octets par seconde (ou ses multiples : Ko/s, Mo/s).
Étymologie Le mot octet est constitué du préfixe « oct- » signifiant huit et du suffixe « -et » signifiant petit. Littéralement un octet est un groupe de qui permettent de coder différents, ce qui est largement suffisant pour coder l'alphabet latin (y compris les différents types d'accents), les chiffres et la ponctuation. La langue anglaise a repris ce terme avec la même orthographe et la même signification.
Historique
La quantité de bits que le processeur doit consommer pour exécuter une instruction machine est appelé le mot, sa taille est définie par le constructeur. Aux origines de l'informatique, les processeurs étant limités, ceux-ci consommaient ce mot par petites « bouchées », correspondant au nombre de bits du bus de données. C'est ainsi que le terme est créé en 1956 par Werner Buchholz alors qu'il travaille à la conception de l'IBM Stretch. C'est une déformation orthographique volontaire de l'anglais , littéralement « bouchée », pour éviter toute confusion avec bit par élision du e finalByte, catb.org, Werner Buchholz et le terme byte..
Le byte était également l'unité de stockage permettant de stocker un caractère. En anglais, on utilise fréquemment le mot « char » (abréviation de character) pour « byte », et réciproquement. Chaque constructeur définissait la taille du byte en fonction de ses besoins du moment. Dans les années 1950 et 1960, le byte était souvent composé de 6 bits, car tous les caractères nécessaires à la programmation en langue anglaise pouvaient être codés avec six bits (64 possibilités). Le byte pouvait aussi avoir une taille de 9 bits sur d'autres systèmes. Le PDP-10 avait encore une autre définition du byte avec une taille variable, allant de 1 à 36 bits selon l'instruction machine à exécuter.
Dans la plupart des architectures matérielles, la capacité de la mémoire informatique est généralement exprimée en , alors que sur les architectures « grand public » en français, on l'exprime en octets. La généralisation des de huit bits amplifie cette confusion, en tirant un trait sur les architectures anciennes − essentiellement nord-américaines. On trouve beaucoup de documentation en français exprimant improprement la capacité de mémoire en par une confusion bytes/octets lors de la traduction.
Aujourd'hui, pour le Dictionnaire du multimédia – Audiovisuel, informatique, télécommunicationsAFNOR : Dictionnaire du multimédia – Audiovisuel, informatique, télécommunications, 1996, p. 135. de l'AFNOR, le byte est « l'unité d'information correspondant à un octet, soit ».
La normalisation IEC 80000-13 de l'ISO va dans le même sens : normaliser la taille des bytes à 8 bits. C'est de cette « normalisation » à que vient la confusion.
Toutefois, en anglais comme en français, si l'on veut explicitement désigner une quantité de huit bits, on utilise le mot « » ; tandis que si l'on veut exprimer l'unité d'adressage indépendamment du nombre de bits, on utilise le mot « ». Ainsi la description formelle d’un langage de programmation utilisera sciemment le mot si le langage ne nécessite pas qu’un ait une taille d’un octet. C’est par exemple le cas du langage C, où un peut contenir plus de huit bits. Le mot « octet » est sciemment utilisé en français comme en anglais pour décrire un format de données au bit près. Ainsi, on trouve le mot « octet » dans des textes anglais comme le qui décrit le protocole de communication TCP d'Internet, ou dans le standard H.263 qui décrit une norme de codage vidéo numérique.
La même distinction entre « » et « octet » existe donc dans les deux langues, seul change le mot que l'on utilise couramment dans les cas où le byte mesure huit bits.
Symbole Le symbole de l'octet est la lettre « o » minuscule.
La lettre « O » (en majuscule) n'est pas acceptable dans le Système international d'unités (SI) en raison du risque de confusion avec le chiffre 0 et parce que les lettres majuscules sont en général utilisées pour les symboles des unités dérivées d'un nom propre (par exemple : volt dont le symbole est , ou watt dont le symbole est ). Cette question n'est cependant pas tranchée, les unités d'information ne faisant pas partie du SI.
Les autres langues utilisent généralement comme symbole le B anglophone, même si un équivalent local du mot « octet » existe<ref>Versions de cette page en allemand, espagnol, japonais, italien, japonais. </ref>.
Multiples
+Multiples de l'octet :préfixes binaires Nom Symbole Valeur kibioctetKio2 mébioctetMio2 gibioctetGio2 tébioctetTio2 pébioctetPio2 exbioctetEio2 zébioctetZio2 yobioctetYio2 robioctetRio2 québioctetQio2
+Multiples de l'octet :préfixes décimaux du SI et mésusages Nom Symbole Valeur Mésusagekilooctetko102 mégaoctetMo102 gigaoctetGo102 téraoctetTo102 pétaoctetPo102 exaoctetEo102 zettaoctetZo102 yottaoctetYo102ronnaoctetRo102quettaoctetQo102
Historiquement, dans le monde informatique, les préfixes « kilo », « méga », « giga » ne représentaient pas une puissance d'un nombre en base dix (10 = ), mais une puissance d'un nombre en (. Cependant, cette tradition n'était pas compatible avec les normes en vigueur pour les autres unités et n'était pas appliquée uniformément aux tailles exprimées en octets, notamment pour la mesure de la capacité des disques durs et autres périphériques de stockage. Une nouvelle norme a donc été créée en 1998 pour noter les multiples de Voir l'article sur les préfixes binaires.« Le binaire, pourquoi faire ! », sur le site de-bric-et-de-broc. : les « », « mébi », « gibi »..
Cependant, encore actuellement, pour des raisons pratiques, nombre de constructeurs de matériels (microprocesseurs, microcontrôleurs, mémoires, FPGA, etc.) n'appliquent pas cette norme et continuent d'utiliser les multiples historiques dans leur documentation technique. Il est notamment toujours d'usage d'utiliser le préfixe « K » (en majuscule) pour le multiple afin de le distinguer du multiple représenté par le préfixe « k » (en minuscule) dans le système SI. Il n'existe pas de notation alternative équivalente pour Mo, To, Go… qui lèverait l'ambiguïté par rapport à la notation SI.
Multiples normalisés La normalisation des préfixes binaires en 1998 par la Commission électrotechnique internationale spécifie les préfixes suivants pour représenter les multiples calculés en puissances . : kibi pour « kilo binaire » ; mébi pour « méga binaire » ; gibi pour « giga binaire » ; tébi pour « téra binaire » ; ainsi de suite.
Les préfixes binaires ont la relation d'ordre suivante :
1 kibioctet () = 2 octets = = 1 mébioctet () = 2 octets = = 1 gibioctet () = 2 octets = = 1 tébioctet () = 2 octets = = 1 pébioctet () = 2 octets = = 1 exbioctet () = 2 octets = = 1 zébioctet () = 2 octets = = 1 yobioctet () = 2 octets = = 1 robioctet () = 2 octets = = 1 québioctet () = 2 octets = =
Les préfixes décimaux quant à eux sont identiques aux préfixes du Système international d'unités :
1 kilooctet () = = = 1 mégaoctet () = = = 1 gigaoctet () = = = 1 téraoctet () = = = 1 pétaoctet () = = = 1 exaoctet () = = = 1 zettaoctet () = = = 1 yottaoctet () = = = 1 ronnaoctet () = = = 1 quettaoctet () = = =
Confusions entre multiples binaires et décimaux vignette|redresse=1.5|Windows Vista affiche les valeurs en Go (puissance de 10), tout en les calculant en Gio (puissance de 2), ce qui est contraire aux règles du SI.
Certains utilisateurs débutants sont légitimement perturbés lorsqu'un logiciel ou système d'exploitation leur présente une quantité d'octets affichée avec un préfixe décimal, ou un acronyme en « Go », « Mo », mais une quantité calculée, à tort, sur des puissances de 1024. Bien que les constructeurs indiquent sur leurs composants des valeurs décimales (par exemple « » représentent ), ces logiciels vont indiquer soit correctement « », soit incorrectement « ». Plus la capacité des supports augmente plus l'écart entre les valeurs attendues et constatées devient important : ainsi un disque dur de « » (valeur indiquée par le constructeur et qui est conventionnellement correcte) a une capacité affichée dans les systèmes d'exploitation de , fréquemment notée de façon erronée « », soit un écart de 9 %.
Ces confusions ont été à l'origine de plusieurs actions en justice, notamment aux États-UnisVoir ..
L'usage des préfixes décimaux, en contradiction avec les recommandations de la Commission électrotechnique internationale qui définissent clairement d'autres préfixes, reste toujours répandu dans la littérature et dans le langage courant. Les préfixes recommandés ne sont pas encore systématiquement intégrés.
D'autres usages courants, mais incorrects, suppriment complètement le nom ou le symbole de l'unité pour ne plus garder que le nom ou le symbole du préfixe multiplicateur (par exemple « 56K » ou « 20 méga »). Cela entraîne cependant de nombreuses ambiguïtés quant à la nature de cette unité, notamment quand on l'utilise pour exprimer un taux de transfert de données ou la capacité d'une puce de mémoire : en effet, dans ces deux cas, il est courant que l'on mesure en bits plutôt qu'en octets (ainsi un débit de connexion de « 20 méga » — selon l'appellation commerciale — correspond à , ce qui peut induire en erreur un utilisateur non averti).
Variantes orthographiques La langue française pose un problème d'orthographe, relativement à la prononciation de la voyelle initiale du mot « octet » lorsqu'il suit un préfixe ; on peut donc trouver dans la littérature les formes suivantes : « kilo-octet » (avec trait d'union) ou « kilooctet » (sans trait d'union).
Au Québec, la forme d'usage est sans le trait d'union, sauf lorsqu'on est en présence d'une lettre doublée..
Propriétés
Propriétés de représentation binaire Un octet peut représenter 2 soit différentes. La valeur de tout octet peut s'écrire avec un entier naturel entre 0 et 255 compris. Elle peut aussi s'écrire avec huit chiffres binaires, entre 00000000 et 11111111 compris, ou avec deux chiffres hexadécimaux, entre 00 et FF compris. La notation hexadécimale est utilisable dans de nombreux langages informatiques car elle est compacte et pratique pour noter la valeur d'un ou plusieurs octet(s).
Un octet peut servir à noter un entier naturel, appelé en informatique « non signé », (en base dix). Une autre convention courante, le complément à deux, permet de noter un entier relatif, ou « signé », entre (en base dix)Voir aussi l'article Système binaire..
De nombreuses conventions existent pour représenter un caractère par un ou plusieurs octets. On peut notamment citer le codage ISO/CEI 8859-1, très utilisé pour représenter avec un octet les 10 chiffres, les minuscules, les majuscules, ainsi que les lettres accentuées et la ponctuation des langues d'Europe occidentale, dont le français. Plus récent, le codage UTF-8 permet de noter tout caractère avec un à quatre octets. L'article sur le codage des caractères développe ce thème.