Bruyères-le-ChâtelFiche de Bruyères-le-Châtel dans le Code officiel géographique sur le site de l'Insee. Consulté le 31/07/2012. (prononcé ) est une commune française située à trente-deux kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne en région Île-de-France.

La commune accueille un site du Commissariat à l'énergie atomique (CEA DAM DIF), dans lequel a été fabriqué le cœur de la première bombe atomique française qui a explosé au Sahara le . Géographie Situation vignette|Position de Bruyères-le-Châtel en Essonne.

Bruyères-le-Châtel est située à trente-deux kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-DameOrthodromie entre Bruyères-le-Châtel et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 06/09/2012., point zéro des routes de France, dix-neuf kilomètres au sud-ouest d'ÉvryOrthodromie entre Bruyères-le-Châtel et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 06/09/2012., quatorze kilomètres au sud-ouest de PalaiseauOrthodromie entre Bruyères-le-Châtel et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 06/09/2012., cinq kilomètres à l'ouest d'ArpajonOrthodromie entre Bruyères-le-Châtel et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 06/09/2012., huit kilomètres au sud-ouest de MontlhéryOrthodromie entre Bruyères-le-Châtel et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 06/09/2012., quinze kilomètres au nord-est de DourdanOrthodromie entre Bruyères-le-Châtel et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 06/09/2012., dix-sept kilomètres au nord-ouest de La Ferté-AlaisOrthodromie entre Bruyères-le-Châtel et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 06/09/2012., dix-huit kilomètres au nord-est d'ÉtampesOrthodromie entre Bruyères-le-Châtel et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 06/09/2012., vingt-et-un kilomètres au sud-ouest de Corbeil-EssonnesOrthodromie entre Bruyères-le-Châtel et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 06/09/2012., trente kilomètres au nord-ouest de Milly-la-ForêtOrthodromie entre Bruyères-le-Châtel et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 06/09/2012..

Communes limitrophes

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie entre 46 et Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..

+Occupation des sols. Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Espace urbain construit10,5 %136,66Espace urbain non construit4,8 %62,02Espace rural84,7 %Source : IaurifFiche communale d'occupation des sols en 2008 sur le site de l'Iaurif. Consulté le 07/11/2010.

Hydrographie La commune est arrosée par la Charmoise, ainsi que par la Vidange, affluent de l'Orge de [Fiche de la Vidange sur le site du SANDRE].

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Fontenay-lès-Briis à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Voies de communication et transports La commune est desservie par une gare du RER C : Breuillet - Bruyères-le-Châtel. La ligne express 91.04 du réseau de bus Cœur d'Essonne dessert la commune.

Urbanisme Typologie Au , Bruyères-le-Châtel est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Morphologie urbaine Outre le bourg, le territoire de la commune comprend deux hameaux : Verville et Arpenty ; ainsi que des résidences privées : Les Ormes, Les Hauts de Bruyères, Le Val de La Remarde, La Vigne-Dieu, Les Cajuns.

Logement Le tableau ci-dessous présente une comparaison du logement à Bruyères-le-Châtel et dans l'ensemble de l'Essonne en 2011, au travers de quelques indicateurs.. :

+ indicateurs de logement - Bruyères-le-Châtel, 2011. Bruyères-le-Châtel Essonne Part des résidences principales (en %) 94,4 93,2 Part des logements vacants (en %) 4,8 5,4 Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 78,4 60,5

Par rapport à la situation moyenne de l'Essonne en matière de logement, Bruyères-le Châtel se distingue surtout par son taux de ménages propriétaires de leur résidence principale, supérieur de 18 points à la valeur départementale. Le parc immobilier a fortement progressé depuis la seconde Guerre mondiale, passant de 228 résidences principales en 1946 à en 2009, ces constructions nouvelles tant pour les deux tiers des maisons individuelles.

Les résidences secondaires représentent 0,8 % des habitations de Bruyères-le-Châtel, valeur un peu inférieure à la moyenne de l'Essonne qui s'établit à 1,4 %.

Toponymie Elle fut citée sous le nom de Brocaria en 670Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois., puis apud Brueras en 1156-57., Brueri castrum en 1204, Bruceti Castellum, Brueriae en 1467, Brières, Bruyère-le-Chastel. La commune fut créée en 1793 sous le nom de Bruyeres et porta provisoirement, au cours de la Révolution française, celui de Bruyères-Libre. Le nom actuel a été introduit en 1801 dans le Bulletin des lois.

Le Châtel est un déterminant dérivant du latin (pluriel de ) désignant un château.

Histoire

Le nom de Bruyère est assez répandu, et plusieurs seigneurs en ont porté le nom, sans qu'on soit bien certain de l'identité de leur fief. Bruyères-le-Châtel entra dans l'histoire au début du . Une croisade va enrichir les barons de Bruyères, une autre manqua de les ruiner.

D'une croisade à l'autre En 1209, Thomas (dit Pons) de Bruyères décide de partir en croisade en Languedoc contre les Albigeois, à la suite de Simon de Montfort seigneur de Montfort-l’Amaury, accompagné de son beau-frère Guy de Lévis (seigneur de Lévis-Saint-Nom, et depuis de Mirepoix, etc.) et de Pierre de Voisins (sgr de Voisins-le-Bretonneux et depuis de Limoux, etc.), tous parents ou voisins, avec leurs vassaux.

Pons se distingue contre les hérétiques, et s’empare l’année suivante du château de Puivert () et d’une partie du Razès, avec Chalabre, qui lui sera finalement attribuée avec 16 paroisses alentour.

Les seigneurs portèrent longtemps les titres de barons de Bruyères, de Chalabre et de Puyvert, et comptèrent parmi les plus importantes familles du Languedoc, auxquelles ils s'allèrent (Lévis-Mirepoix, etc.). Ils portaient D’or au lion de sable, la queue fourchée et passée en sautoir, qui sont toujours les armes de la commune.

Deux siècles plus tard, Guillaume des Bordes, baron de Bruyères par son épouse Marguerite de Bruyères, chambellan de Charles V, Porte-Oriflamme de France (reçu en 1383), participe à la Croisade de Sigismond de Hongrie, conduite par Jean de Nevers, futur Jean sans Peur, avec les maréchaux Jehan de Vienne et Boucicault, mais ils sont écrasés par Bajazet à la bataille de Nicopolis (), où Guillaume fut tué, et à l’issue de laquelle son fils unique Jean des Bordes fut fait prisonnier. Il obtint sursis d'hommage en 1397 « attendu sa prison, les grands frais qu'il lui convenait de faire, tant pour son état et payer sa rançon, qu'à cause des dettes, legs et obsèques de son père »Père Anselme, Histoire... de la maison royale de France, tome 8 (1733), p 706 (biographie de Guillaume des Bordes). (libéré, mort après 1410). Il portait 3 molettes (ou étoiles), écartelé d'une bande.

On peut voir dans l’église les trois gisants (supposés ? car brisés à la Révolution, retrouvés en 2004Voir : pagesperso-orange.fr/amie.vieux.bruyeres/ (Christiane Balufin) - 1 Argumentaire sur les gisants (pagesperso-orange.fr) ;) de Marguerite de Bruyères (+ 1419), veuve de Guillaume des Bordes, dame de Bouillancourt et de Cayeux, qui testa le Mélanges historiques, choix de documents, to 3, Impr. Nationale, 1880, p 577-586 - Testaments., de son fils Jean des Bordes, et de Jacqueline de Beauvais, sa bru, morte en 1413Les épitaphes (détruites) ont été relevées par l'Abbé Jean Lebeuf, Histoire de la ville et du diocèse de Paris, 1754, rééd. 1893, to 3.. Ils se trouvaient au prieuré Saint Didier (dépendance de l’abbaye de Saint Florent), en la chapelle Notre-Dame, qu’elle avait demandé de reconstruire et agrandir. Elle remit ses biens au Roi, à charge de les protéger, avant de décéder en . Mais ce fut en vain, car le faible Charles VI, devenu fol, fut évincé par les Anglo-Bourguignons (+ 1422). La châtellenie de Bruyères, dépendante de Montlhéry, fut concédée à Thomas de Voisins ( -probablement un cousin de Marguerite), mais bientôt confisquée en au profit de David de Brimeu, sgr de Ligny, chambellan du duc de Bourgogne ; entretemps, le château avait été pillé et les meubles emportésMélanges historiques, opus cité (1880), p. 577..

Suite des barons de Bruyères Les Hommages rendus à la Chambre des ComptesLéon Mirot, Hommages rendus à la Chambre de France, 1932 (rééd. 1982), tome I, n° 423 à 440. retracent les propriétaires suivants : Après Marguerite de Bruyères, dame des Bordes et de Saint-Yon (hommage le , n° 423), qui "se démet entre la main du roi", se présentent Thomas de Voisins, chambellan du Roi (1418), puis Philippe de Voisins (1437) et Jean de Voisins (1455). Ensuite vient Louis de Bouhan, dit la Rochette (ou la Rochelle, en1460 et 1470). En 1502, le domaine est grevé d'une rente de quarante livres pour l'Amiral (Louis Mallet) de Graville (n° 430-431), puis Louis de la Rochette en est seigneur (1518) et Jacques de la Rochette, seigneur d'Ollainville (mort avant 1556, n°1690).

C'est alors qu'a lieu un partage : Jean de Bohan dit La Rochelle en possède la moitié, comme fils aîné et principal héritier de Jacques (1556) tandis que Jean de Baillon, sgr de Marmeaux et Janvry, trésorier de l'Épargne et secrétaire du Roi, fait hommage "des trois quarts de la moitié" (1564). Son fils Guillaume lui succède (1568) ; il en fait échange avec Pierre de Fite, trésorier de l'Épargne (1570), Charles de Fite, maître ordinaire en la chambre des Comptes, rend hommage de sa moitié en 1605, "en son nom et celui de ses frères et sœurs", avec Roinville, le Colombier, Anserville, Malassis, Poignant, relevant de Dourdan, etc. (n° 440).