Morangis (prononcé ) est une commune française située à dix-huit kilomètres au sud de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France.

Auparavant appelé Louans, le lieu fut longtemps partagé entre nobles parisiens et congrégations religieuses et occupé par les vignerons et les maraîchers. Desservie à la fin du par un tramway, l’Arpajonnais, le territoire fut loti dès l’entre-deux-guerres avant que ne fut développée une importante zone d'activité à la faveur de l’ouverture de l’autoroute A6. Avec une population multipliée par deux en quarante années, c’est au début du une commune à la fois résidentielle et industrielle participant à la vitalité économique du nord-ouest essonnien.

Ses habitants sont appelés les Morangissois.. Géographie Situation vignette|gauche|Position de Morangis en Essonne.

Morangis est située au nord du département de l’Essonne, totalement intégré à l’agglomération parisienne dans la région Île-de-France, au cœur de l’ancien pays et aujourd’hui région naturelle du Hurepoix.

La commune occupe un territoire approximativement rectangulaire orienté du nord au sud et totalisant une superficie de quatre cent quatre-vingt hectares.

Situé sur le coteau sud du plateau aride de Longboyau, le territoire s’étage ainsi entre quarante-sept mètres au minimum et cent mètres au maximum avec une altitude moyenne à quatre-vingt mètres.

La commune est située à dix-huit kilomètres au sud de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, onze kilomètres au nord-ouest d’Évry, sept kilomètres à l’est de Palaiseau, huit kilomètres au nord-est de Montlhéry, treize kilomètres au nord-est d’Arpajon, quinze kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes, vingt-quatre kilomètres au nord de La Ferté-Alais, trente-deux kilomètres au nord-est d’Étampes et trente-quatre kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt.

Hydrographie À l’extrême sud de la commune coule le ruisseau Le Bief, affluent de la rive gauche de l’Yvette, s’agissant du seul cours d'eau naturel de la commune. La limite communale est pour partie matérialisée par le passage de l’aqueduc de la Vanne et du Loing. Dans le parc de l’ancien château subsiste un petit étang.

Relief et géologie La commune de Morangis est établie en bordure du plateau de Longboyau, sur le coteau nord de la vallée de l’Yvette. Son altitude varie entre quarante-sept mètres au minimum à l’extrême sud-ouest du territoire et cent mètres à l’est au lieu-dit La Butte au Sable. Le centre-ville est situé à une altitude approximative de soixante-dix huit mètresFiche de la borne géodésique P.A.F3-28 sur le site de l’Ign. Consulté le 28/11/2010. et la portion communale du plateau de Longboyau culmine à quatre-vingt-quatre mètresFiche de la borne géodésique P.A.F3-206 sur le site de l’Ign. Consulté le 28/11/2010.. La toponymie a conservé l’histoire et les caractéristiques des lieux avec les appellations la Butte rouge et la Butte aux sables au sud et la Marnière de Contin au nord. Le terrain est caractéristique du Bassin parisien avec une succession de couches de sable de Fontainebleau et de meulière, de marne et de gypse sur un sous-sol de calcaire%2FC48 Fiche géologique de Morangis sur le site du Brgm. Consulté le 26/08/2012..

Communes limitrophes La commune occupe un territoire étendu du nord au sud, relativement parallèle à ses voisines que sont Chilly-Mazarin à l’ouest et au nord-ouest séparée en partie par la rue des Édouets, l’avenue Victor-Hugo, l’avenue des Pommiers et l’avenue de la Cour-de-France et Paray-Vieille-Poste à l’est et au nord-est séparée par l’allée des meuniers. Au nord le chemin de Morangis à Paray-Vieille-Poste marque la frontière avec Wissous dans l’emprise aéroportuaire, au sud-ouest, la voie de Corbeil matérialise la limite avec Longjumeau et du sud au sud-est, le chemin de Charaintru, l’avenue Évariste-Galois, la rue de Savigny, l’avenue de l’Armée-Leclerc servent de frontière avec Savigny-sur-Orge.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ()..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Athis-Mons à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Voies de communication et transports Traversée dans sa partie sud par une portion de l’autoroute A6, la commune est cependant à l’écart des grands axes routiers et ferrés, ne disposant sur son territoire que d’accès à la route départementale 118 et la Route départementale 167, empruntées par plusieurs lignes d’autobus du réseau de bus Massy-Juvisy

Le centre-ville est traversé historiquement par la RD 118, dite « route de la Seine » puisqu’elle y mène, elle a été doublée d’une déviation servant de rocade par le nord avec la même numérotation. Du centre-ville part aussi la RD 167 qui rejoint au sud Savigny-sur-Orge et la RD 25. Ces axes routiers d’importance locale sont empruntés par 4 lignes régulières d’autobus du réseau de bus Massy-Juvisy qui permettent de relier Paris soit directement par l'autoroute A6 soit par les lignes B, C et D du RER.

Bien qu'il y ait eu une station à l'époque de l'Arpajonnais, aucune gare n’est présente sur le territoire, la plus proche est la gare de Chilly-Mazarin sur le tramway T12.

À l’extrême nord du territoire, 2,4 % de l’emprise au sol de l’aéroport Paris-Orly est située sur les terrains de la commune sans qu’aucune installation n’y soit construite, la commune est en outre située à trente-sept kilomètres au sud-ouest de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

Urbanisme Typologie Au , Morangis est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Toponymie Le lieu était appelé Louans avant 1693 et le renommage obtenu par le seigneur local Jean-Jacques de BarillonGuide complet des 196 communes de l’Essonne, Michel de La Torre, Éd. Deslogis-Lacoste, 1992, .. La commune fut créée en 1793 avec son nom actuel.

Histoire Les origines Le lieu fut cité pour la première fois en 1175 sous l’appellation de Louans.. Une première église fut édifiée au Présentation de l’église Saint-Michel sur le site officiel de la commune. Consulté le 06/2022..

Agriculture et seigneurie vignette|Carte de la région de Morangis au par Cassini.

L'existence du bourg de Louans est attestée à partir du . Au , il s'agissait d'un village d'une centaine d'habitants, regroupés autour du château et de l'église paroissiale.

En 1551, l’église paroissiale fut bénite par l’évêque Nicolas Boucher.. Le village était habité par de nombreux vignerons et maraîchers. Au début du , le fief principal appartenait à Pierre Poignant, avocat au Parlement, mort avant 1510. Un autre fief appartenait au prieuré de Saint-Éloi les Longjumeau. Pierre Poignant a pour successeur son gendre, Adam Boucher, auquel succède son fils, Raymond Boucher, puis le frère de celui-ci, Philippe Boucher, qui fait hommage de ce fief en 1557. La seigneurie comporte alors des bâtiments entourés de fossés en eau, avec deux pont-levis et un étang. Vers 1570, ce fief sort de la famille Boucher pour être acheté par Jean Le Charron, conseiller du Roi au Conseil Privé, président de la Cour des Aides, Prévôt de Paris. Cet influent personnage obtient du Roi l'érection de la seigneurie de Louans en châtellenie, en . Après sa mort, cette seigneurie est adjugée en 1583 à Jean de Seurre, qui la revend en 1585 à Guillaume de Baillon, maître ordinaire en la Chambre des Comptes. Ce dernier meurt en 1591 et est inhumé dans l'église de Louans, où le rejoint son épouse, Charlotte Briçonnet, en 1610. Tous deux ont pour successeur leur fils Jean de Baillon, mort en 1662 et inhumé dans l'église de Louans, puis son épouse, Anne Laubigeois, morte en 1666. Après cette dernière, Louans passe à sa cousine, Bonne Fayet, veuve de Jean-Jacques de Barillon, président au Parlement de Paris, puis après elle, à son fils, Antoine de Barillon († 1686) et au fils de celui-ci, autre Jean-Jacques de Barillon. En 1689, ce dernier obtient l'érection en comté de la châtellenie de Louans, puis en 1693, le changement de son nom de Louans en Morangis, du nom du village champenois possédé par son père Antoine Barillon qui en avait pris le nom. En 1701, Jean-Jacques (II) de Barillon fait reconstruire à la moderne le château de Louans.. En 1733, sa veuve, Marie-Catherine Boucherat, meurt en son château de Morangis et est inhumée dans l'église. En 1735, ses héritières vendent le domaine à Jean Masson de Plissay, Secrétaire du roiHistoire du château de Morangis sur le site officiel de la commune. Consulté le 06/2022., qui y meurt en 1767. Le domaine est alors vendu une nouvelle fois.

Au début du , Antoine Bradan, Maître d'hôtel du roi et capitaine du régiment de Champagne fit construire le château Saint-Michel..

Le , le seigneur de Morangis Joseph François Foullon fut l’une des premières victimes de la Révolution française en étant pendu avec son gendre Louis Bénigne François Berthier de Sauvigny.

Congrégations religieuses et développement En 1850, la congrégation de Notre-Dame-de-Lorette ouvrit une maison de retraite puis un orphelinat dans la maison du Désert.. En 1868, le château Saint-Michel devint une pension puis en 1878 un orphelinat géré par la congrégation de Notre-Dame-des-Anges jusqu’en 1975. En 1875 fut construite la première mairie-école. En 1889, une école fut ouverte à la place de l’orphelinat du Désert. En 1894, l’ouverture de la ligne de tramway de l’Arpajonnais permit aux producteurs de la commune d’accéder facilement aux Halles de ParisHistoire de Morangis sur le site officiel de la commune. Consulté le 06/2022.. En 1917, les sœurs de la congrégation de Notre-Dame-des-Anges accueillirent des "enfants venus de la zone de combat.".