Saint-Germain-lès-Corbeil (prononcé ) est une commune française située à vingt-neuf kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l'Essonne en région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Saint-Germain-lès-Corbeil.

Ses habitants sont appelés les Saint-Germinois.. Géographie Description vignette|redresse|gauche|Position de Saint-Germain-lès-Corbeil en Essonne.

Sur la rive droite de la Seine, dans une région géographique communément appelée Brie française, Saint-Germain-lès-Corbeil est située à la limite de ce plateau et de la vallée de la Seine.

Saint-Germain-lès-Corbeil est située à vingt-neuf kilomètres au sud-est de Paris, quatre kilomètres au sud-est d'Évry-Courcouronnes, deux kilomètres au nord-est de Corbeil-Essonnes, seize kilomètres au sud-est de Montlhéry, dix-huit kilomètres au nord-est d'Arpajon, dix-huit kilomètres au nord-est de La Ferté-Alais, vingt et un kilomètres au sud-est de Palaiseau, vingt-quatre kilomètres au nord-est de Milly-la-Forêt, trente-deux kilomètres au nord-est d'Étampes, trente-sept kilomètres au nord-est de Dourdan.

La ville, desservie par la Francilienne (RN 104) et la RD 448 qui longe la Seine dispose des transports en commun suivants : T Zen (Gare de Lieusaint-Moissy (77) - gare de Corbeil-Essonnes (91)) : ligne de bus en site propre sur une grande partie du parcours ; Lignes intercommunales exploitées par la société des Cars Sœur.

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est limitée à l'ouest par la Seine. Le Ru des Prés-Hauts s'y jette..

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Seine-Port à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Urbanisme +Occupation des sols. Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Espace urbain construit55,5 %216,50Espace urbain non construit14,7 %57,54Espace rural29,8 %116,36Source : IaurifFiche communale d'occupation des sols en 2008 sur le site de l'Iaurif. Consulté le 16/11/2010.

La commune intègre la ville nouvelle de Melun-Sénart en 1973 (elle en sortira en 1983). Les quartiers du Pré Saint Germain (promoteur: Kaufman & Broad), du Val fleuri, de Champ Clair ou encore du Val de Rochefort sortent de terre à cette époque. La commune se dote alors d'un véritable appareil commercial avec la réalisation du centre commercial de la Croix Verte, ainsi que d'un collège et de deux écoles supplémentaires (l'ancienne école est par ailleurs déplacée et agrandie pour permettre l'accueil des nouveaux écoliers).

Ainsi, entre les recensements de 1968 et 1975, la commune voit sa population multiplier par sept, passant de 600 habitants à plus de 4000, sept ans plus tard.

Typologie Au , Saint-Germain-lès-Corbeil est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Lieux-dits, écarts et quartiers

Champs Dolent Champs Clair Val Coquatrix Le Clos au Merle Résidence Windsor Le parc des Chevreaux Mauperthuis Le Domaine du Golf Croix-Verte Vieux Saint-Germain

Toponymie Attestée sous les formes Corboilus vicus, Sanctus Germanus Veteris Corbolii, Saint Germain fauxbourg de Corbeil en 1709Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois..

L'abbé Lebeuf, auteur de l'histoire de la Ville et du Diocèse de Paris écrivait dans les années 1883 / 1893, que Saint-Germain-lès-Corbeil existait dès le . En 800, on l'appelait Corboilus ou Corboilum qui devint veteri Corboïlo (« Le Vieux Corbeil ») lorsqu'un « nouveau » Corbeil (junius Corboïlum) fut bâti de l'autre côté de la Seine. Plus tard, le village prit le nom de Sanctus Germanus Veteris Corbolu, en référence à saint Germain (494-576), évêque de Paris, qui y posséda des terres.

La forme usuelle de Saint-Germain-lès-Corbeil résulte des évolutions de Saint-Germain-le-Vieil-Corbeil, Saint-Germain-le-Vieux-Corbeil, et plus récemment, Saint-Germain-lez-Corbeil.

En toponymie, le terme lès (avec accent) est un dérivé du latin latus (près de).

Durant la Révolution, la commune fut appelée Vieux-Corbeil et fut créée en 1793 sous son nom actuel.

Histoire Le territoire de la commune fut occupé dès le Néolithique comme l'atteste la découverte en 1906 de l'allée couverte des Champs-Dolents, désormais détruite.

Le premier château connu date de 1312, et fut construit par Geoffroy Coquatrix, riche et important bourgeois de Paris, échanson du roi Philippe-le-bel. Le château subit, au cours des décennies, plusieurs réparations et transformations jusqu'à sa destruction en 1590. En effet, pendant les guerres de Religion, lors du siège de Corbeil, Alexandre Farnèse, duc de Parme, occupe le château et en se retirant, le brûle...

Il est reconstruit en 1620 par Nicolas Thibeuf, nouveau seigneur du Val-Coquatrix. Son fils et petit-fils le conserveront. Au cours du , il deviendra propriété de la famille de Brétignières. Au , le domaine est acheté par Aymé Stanislas Darblay, industriel de Corbeil et député. En 1846, le nouveau propriétaire construit le château actuel, resté dans la famille jusqu'à nos jours.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le , lors des combats de la Libération de la France, un bombardier allié qui venait de participer au raid sur Corbeil s'est écrasé près de la ferme de Villouvette, tuant l'équipage.

Jusqu'à la fin des années soixante, Saint-Germain-lès-Corbeil est restée un village essentiellement rural. Dépourvue de liaison ferroviaire sur son territoire, la commune n'a pas été concernée par le développement industriel de sa voisine Corbeil, ni même par l'émergence des lotissements pavillonnaires (type pavillon loi Loucheur) du début du dans bon nombre de communes de la banlieue parisienne, et de l'Essonne (Athis-Mons, Savigny-sur-Orge, Ris-Orangis, Quincy-sous-Sénart, Brunoy...). La population s'est stabilisée autour de 600 habitants pendant plusieurs décennies.

À partir de 1970, sous l'impulsion du maire Stanislas Darblay (élu en 1968), la commune se métamorphose. De nombreuses surfaces agricoles sont vendues pour y réaliser des lotissements pavillonnaires standardisés à l'américaine. C'est l'époque de l'avènement de l'automobile et de la propriété privée: la qualité de la desserte ferroviaire n'est plus un impératif de développement urbain dans la mesure où la plupart des foyers possèdent une, voire deux voitures. Par ailleurs, les habitants cherchent de plus en plus la présence de grands espaces. Les villes n'ont plus la cote (en témoignent les pertes spectaculaires d'habitants entre 1968 et 1982 des communes de Paris, Lyon, Marseille, etc. et même de certaines villes de banlieue, anciennement urbanisées). Les Français aspirent désormais à posséder un pavillon et un jardin, loin des désagréments de la ville.

La commune intègre la ville nouvelle de Melun-Sénart en 1973, mais en sort en 1983.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs Antérieurement à la loi du Loi 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF 162 du 12 juillet 1964, 6204–6209, fac-similé sur Légifrance., la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de l'Essonne et à son arrondissement d'Évry après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie de 1793 à 1975 du Canton de Corbeil-Essonnes de Seine-et-Oise, puis de l'Essonne, année où est créé par le décret du le canton de Saint-Germain-lès-Corbeil dont la ville est le chef-lieu. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Draveil.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la neuvième circonscription de l'Essonne.

Intercommunalité Saint-Germain-lès-Corbeil était membre de la communauté d'agglomération Seine-Essonne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2002 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du , qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante, notamment en seconde couronne de l'agglomération parisienne, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération Grand Paris Sud dont est désormais membre la commune.

Tendances politiques et résultats

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours : Élection présidentielle de 2002 : 86,90 % pour Jacques Chirac (RPR), 13,10 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 84,98 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 20/08/2009.. Élection présidentielle de 2007 : 64,20 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 35,80 % pour Ségolène Royal (PS), 89,67 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 20/08/2009.. Élection présidentielle de 2012 : 60,05 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 39,95 % pour François Hollande (PS), 86,00 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 08/05/2012.. Élection présidentielle de 2017 : 70,66 % pour Emmanuel Macron (LREM), 29,34 % pour Marine Le Pen (FN), 79,29 % de participation.

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :