La bataille de Biberach se déroule le pendant la campagne d'Allemagne de 1796. L'armée du Rhin et Moselle du général Moreau y défait le corps de l'armée impériale du Saint-Empire dirigée par le feld-maréchal de Baillet-Latour.

Contexte La campagne d'Allemagne de 1796 oppose les armées du Rhin et Moselle de Moreau et de Sambre-et-Meuse de Jourdan aux forces impériales dirigées par l'archiduc Charles. Plusieurs fois défait par Moreau au début de l'été, ce dernier laisse face à l'armée du Rhin-et-Moselle le corps de Baillet-Latour, fort de et se retourne contre l'armée de Sambre-et-Meuse.

Moreau continue sa marche sur Munich et Vienne en repoussant Baillet-Latour lorsque le la nouvelle de la défaite de Jourdan lors de la bataille d'Amberg puis de la bataille de Wurtzbourg lui parvient. Comprenant que l'archiduc Charles va remonter la vallée du Rhin pour tomber sur ses arrières, Moreau décide le de retraiter à travers la Forêt-Noire.

La mission de Baillet-Latour est alors de retarder le plus possible la retraite française par d'incessantes escarmouches pour permettre au corps principal des Impériaux de gagner le Rhin avant les Français. Pour mettre fin à ce harcèlement, Moreau décide de faire volte-face et attaque les Autrichiens avec toutes ses forces le près de la ville de Biberach.

Forces en présence Autrichiens 23 Bataillons () 43 Escadrons ()

Français 45 Bataillons () 52 Escadrons ()

Position des armées Français Aile Droite (Ferino) entre Bad Waldsee et Bad Wurzach Centre (Gouvion-Saint-Cyr) entre Bad Schussenried et Bad Buchau Aile Gauche (Desaix) entre Alleshausen et Uttenweiler.

Autrichiens Aile Droite () bois de Oggelshausen et Seekirch Centre (M Baillet de Latour) en avant de Steinhausen Aile Gauche () entre et Hoerschetsweiler. Réserve (L Baillet de Latour) près de Groth.

Cours de la bataille À midi, Desaix pénètre sur 2 colonnes dans les bois au-delà de Seekirch et d'Ahlen, met en déroute les détachements autrichiens, et les fait poursuivre par son avant-garde au-delà de Gufharzhofen et Burren vers Galgenberg. Le , près de Schafflangen, craignant pour son flanc droit, se retire également vers Galgenberg, où l'aile droite des autrichiens prend position. Toute l'aile gauche des Français (Desaix) se déploie juste en face entre Birkenhard et Schafflangen.

Pendant ces entrefaites, trois colonnes sous les ordres de St.Cyr se mettent en mouvement de l'autre côté du lac, sur les 3 routes d'Oggeltshaussen, Steinhausen et Schussenried. La colonne du centre se trouve arrêtée par une batterie autrichienne située près de Steinhausen. La colonne de droite, marche, au-delà de Schussenried, mais est finalement repoussée derrière Schussenried par les troupes du général Mercandin.

Le prince de Condé et Mercandin, cèdant aux attaques réitérées des troupes françaies, se retirent à Ingoldinger et Wintersetten. St.Cyr, au lieu de poursuivre les autrichiens dans leur retraite, se déploie entre Muttenschweiler et Wattenweiller, ce qui donne à Baillet-Latour le temps de retirer ses réserves de Groth à Ummendorf derrière la Riss et le Fischbach.

Informé des revers de son aile droite, Baillet-Latour voit la nécessité d'une retraite général.

Conséquences Les Impériaux sont sévèrement battus et laissent sur le terrain 300 morts et blessés, prisonniers, 18 canons et 2 drapeaux. Baillet-Latour se contente dorénavant de suivre de loin la retraite française sans rien tenter pour l'entraver. Les combats reprennent le à Emmendingen lorsque l'archiduc Charles rattrape l'armée française.

Notes et références

Bibliographie

Catégorie:Bataille de 1796 Catégorie:Bataille des guerres de la Révolution française Catégorie:Bataille impliquant le Saint-Empire romain germanique Catégorie:Bataille des guerres de la Révolution et de l'Empire impliquant l'Autriche Catégorie:Bataille gravée sur l'arc de triomphe de l'Étoile