Villemoisson-sur-Orge. (prononcé ) est une commune française située à vingt-trois kilomètres au sud de Paris dans le département de l'Essonne en région Île-de-France. Elle fait partie de la communauté d'agglomération Cœur d'Essonne Agglomération.

Ses habitants sont appelés les Villemoissonnais..

Géographie Situation vignette|Position de Villemoisson-sur-Orge en Essonne. +Occupation des sols. Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Espace urbain construit74,6 %172,22Espace urbain non construit14,7 %33,99Espace rural10,7 %24,69Source : IaurifFiche communale d'occupation des sols en 2008 sur le site de l'Iaurif. Consulté le 16/11/2010.

Villemoisson-sur-Orge est située à vingt-trois kilomètres au sud de Paris-Notre-Dame., point zéro des routes de France, huit kilomètres au nord-ouest d'Évry., neuf kilomètres au sud-est de Palaiseau., cinq kilomètres au nord-est de Montlhéry., dix kilomètres au nord-est d'Arpajon., douze kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes., dix-neuf kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais., vingt-huit kilomètres au nord-est de Dourdan., vingt-huit kilomètres au nord-est d'Étampes., trente kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt..

Hydrographie La commune est traversée par la rivière l'Orge.

Relief et géologie

Communes limitrophes

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ()..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Épinay-sur-Orge à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Voies de communication et transports La commune est desservie par la Ligne 15 du réseau de bus Cœur d'Essonne.

Lieux-dits, écarts et quartiers

Urbanisme Typologie Au , Villemoisson-sur-Orge est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Toponymie Villa Moissun en 1120, Villa Moissun, Villa Muissun au , Villa Messionis au , Villa MessisHippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois..

La commune fut créée en 1793 sous le simple nom de Villemoisson, la mention de l'Orge fut ajoutée en 1801 dans le Bulletin des lois.

Histoire

Alors que le hameau de Sainte-Geneviève se trouve à l’opposé de la forêt de Séquigny, à la limite actuelle de Sainte-Geneviève-des-Bois, une villa gallo-romaine, est peut-être à l'origine de Villemoisson. Elle se trouvait non loin du pont de la Fouille, dont le nom évoque bien des découvertes archéologiques. Dans ses ruines sont mises au jour une statuette, une clé, des pièces de monnaie. Cette villa a été incendiée au moment des grandes invasions : les deux pièces marquent le début et la fin de son existence.

Selon l’abbé Lebeuf, Villemoisson était la « paroisse mère de la région », elle s'étendait jusqu'à Bondoufle et Fleury. Au , elle est démembrée par la création de celle de Sainte-Geneviève-des-Bois à laquelle est adjoint Morsang-sur-Orge. Le cartulaire de Longpont révèle les noms des plus anciens seigneurs connus de Villemoisson : Eudes (Oddo), Guy (Guido) et Thierry (Teodericus)Cartulaire de Longpont, éd. Marion, 1879, ..

La seigneurie de Villemoisson, comprise dans le comté de Montlhéry, était vassale de Mée-les-Melun au et cela a perduré jusqu'à la chute de l'Ancien Régime.

À la fin du , Jehan et Guy de Giresmes sont seigneurs de Villemoisson étant présente . Sous l’ancien régime la région dépend d’ailleurs de la maréchaussée de Melun.

Le domaine de Villemoisson appartint ensuite à Jean Fourqaut, seigneur de Montpipeau, du Perray et du Cochet (1414). Christophe Fourqaut remplace Guy de Giresmes vers 1480. En 1508, arrivent la famille Barbeau dont Henri qui épouse Laurette Fourquaut, fille de Christophe. Madeleine Barbeau dernière héritière des seigneurs de Villemoisson, épouse en 1588 Louis de La Ferté. Dès lors, le domaine devient un arrière-fief. En 1596, Jehan de la Fosse fait l’acquisition de Villemoisson, puis en 1598 de Sainte-Geneviève-des-Bois, où sera la demeure seigneuriale.

En 1628, Antoine Boyer, un des ancêtres de neuf souverains ou chefs de maisons actuelles, se rend acquéreur des deux seigneuries. En 1659, son fils, Antoine, « sous forme de contrat d’échange », moyennant finance, quitte et délaisse les seigneuries à la famille de Noailles dont quatre membres se sont succédé : Anne, Anne Jules, Jean Emmanuel et Adrien Maurice. Toutefois, les seigneuries de Villemoisson ne les intéressent pas car ils sont propriétaires d’importants domaines en France. Elles sont placées en fermage à Monnerot et Bartel de Bonneval, qui eux-mêmes les confient en gérance à d’autres pour exploiter les villageois qui doivent par leur travail profiter à tout ce monde.

En 1734, les terres reviennent à Marguerite Pélagie Danican, veuve Michel Amelot. À sa mort, son fils, pour éponger les dettes de sa mère, revend les propriétés à Pierre Durey d’Harnoncourt, déjà seigneur de Morsang-sur-Orge. Jusqu’à la chute de l’Ancien Régime, Sainte-Geneviève, Villemoisson et Morsang auront un seigneur commun. En 1767, Louise Bernarde d’Harnoncourt, grâce au désistement de son frère, apporte les trois seigneuries à Jean Louis Bertier de Sauvigny. Son fils, Louis Bénigne sera le dernier seigneur, en 1789, il est une des premières victimes de la Révolution.

Pendant la Révolution, les Villemoissonnais demandent la suppression des pigeons dévastateurs de récoltes, la destruction des grands arbres le long des chemins portant ombrage aux cultures, le libre accès aux chemins principaux pour la plupart interdits par le seigneur pour son utilisation personnelle et pour la chasse. Dès cette période et au , la municipalité a le souci de résoudre l'intégrité de la commune. Elle dispute ses droits d’usage aux propriétaires, l'accès aux voies sur l'ensemble de son territoire, certaines étant prétendues privées. Ainsi, à l'aube du , un jugement décrète-t-il que les voies de la forêt de Séquigny appartenant autrefois au roi sont désormais propriété de la Nation.

vignette|Ancienne plaque mentionnant le département de Seine-et-Oise se trouvant rue de la Garenne à Villemoisson-sur-Orge. Le est l’urbanisation du plateau. Dans sa première moitié, c’est le lotissement du Bois de Villemoisson : la forêt cède la place à une zone pavillonnaire. Puis dans la seconde, celui de la Plaine et la création de son centre-ville qui émerge au bout de trente années de démarches, de discussions, de pourparlers entre 1955 et 1985. C’est la mutation d’un village rural en agglomération urbaine qui a définitivement façonné l’actuel Villemoisson. La loi Guichard interdisant les grands ensembles devait sauver Villemoisson de l’établissement d’une cité démesurée et lui permettre de maintenir son caractère de parc habité.

Les Templiers

En 1314, sous Philippe le Bel, lorsque Enguerrand de Marigny ruine la puissance des Templiers, le roi lui accorde une rente à prendre sur leurs biens, dont Villemoisson. La présence de vestiges templiers à la commanderie de Balizy étant établie, il est raisonnable de penser qu'à cette époque Villemoisson est sous la dépendance de cet Ordre. En 1356, Perrin de l'Yvette est signalé pour avoir participé au paiement de la rançon de Jean II le Bon, il est nommé seigneur de Villemoisson et d'Epinay correspondant à une partie des territoires des Templiers dans la région.

Modernisation et urbanisation

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 34,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 24,8 % la même année, alors qu'il est de 20,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,71 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,02 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Politique et administration Politique locale

La commune de Villemoisson-sur-Orge est rattachée au canton de Sainte-Geneviève-des-Bois, représenté par les conseillers départementaux Frédéric Petitta (PS) et Marie-Claire Arasa (PCF), à l'arrondissement de Palaiseau et à la quatrième circonscription de l'Essonne, représentée par la députée Marie-Pierre Rixain (RE).

L'Insee attribue à la commune le code .. La commune de Villemoisson-sur-Orge est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN . Son activité est enregistrée sous le code APE 8411ZFiche entreprise de la commune de Villemoisson-sur-Orge sur le site verif.com Consulté le 23/04/2011..

+ Conseil municipal de Villemoisson-sur-Orge (mandature 2026-2032). Liste Tendance Tête de liste Sièges au conseil municipal Statut « Osons Villemoisson ! » DVC Jean-Michel Diard 23 Majorité « Unis avec raison pour Villemoisson » DVD Isabelle Grange 6 Opposition

Liste des maires

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Tendances et résultats politiques Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours : Élection présidentielle de 2002 : 86,41 % pour Jacques Chirac (RPR), 13,59 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 83,72 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 30/08/2009.. Élection présidentielle de 2007 : 54,26 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 45,74 % pour Ségolène Royal (PS), 86,98 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 30/08/2009.. Élection présidentielle de 2012 : 51,65 % pour François Hollande (PS), 48,35 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 84,56 % de participationRésultats de l'élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 09/05/2012.. Élection présidentielle de 2017 : 76,71 % pour Emmanuel Macron (LREM), 23,29 % pour Marine Le Pen (FN), 80,04 % de participation.

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :