Le Gouray (Gorre en breton) est une ancienne commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle du Mené.

Géographie Situation La commune est située à au nord-est du Le Mené.

Cadre géologique vignette|Carte géologique du Massif armoricain.

Le Gouray est situé au sud du massif granitique de Plœuc-Moncontour, dans le domaine centre armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui correspond à une structure s'allongeant sensiblement en direction W-E, depuis la baie de Douarnenez jusqu'au bassin de Laval. S'opposant aux bas plateaux littoraux méridionaux et septentrionaux, ce bassin sédimentaire est principalement constitué de schistes briovériens (sédiments détritiques essentiellement silto-gréseux issus de l'érosion du segment occidental de la chaîne cadomienne, accumulés sur plus de d'épaisseur et métamorphisés), formant un socle sur lequel repose en discordance des formations paléozoïques sédimentaires..

La région est constituée d'un pluton qui fait partie du batholite médio-armoricain, chapelet de massifs granitiquesDistribution des cinq associations plutoniques constituant les granitoïdes varisques du Massif Armoricain, les différents plutons du batholite hercynien médio-armorcain mis en place au cours de l'orogenèse varisque Carte synthétique et coupe simplifiée du Massif armoricain, figure tirée de Michel Ballevre, Valérie Bosse, Marie-Pierre Dabard, Céline Ducassou, Serge Fourcade, et al.. Histoire Géologique du massif Armoricain : Actualité de la recherche. Bulletin de la Société Géologique et Minéralogique de Bretagne, Société Géologique et Minéralogique de Bretagne, 2013, (D), 10-11, le long du Cisaillement Nord-ArmoricainDécrochement dextre qui peut être estimé à 3-4 km et qui s'étend depuis l'île de Molène, passe par le mont Bel-Air (point culminant des Côtes-d'Armor) et s'amortit dans le bassin de Laval. Ce linéament médio-armoricain se manifeste dans la région par une déformation qui affecte les granites essentiellement par cataclase se traduisant par une foliation redressée et allant jusqu'à la formation de mylonites. et partiellement déformés par lui. Dans le détail, cette mise en place a pu être contrôlée par des structures préexistantes, en particulier des failles WSW-ENE et des failles transverses NNE-SSW (structuration cadomienne). Ce chapelet comprend le leucogranite de Saint-Renan, les massifs composites de Plounéour-Ménez Huelgoat, Bégard-Plouaret, Quintin, Plœuc-Moncontour et Dinan..

Les formations schisto-gréseuses briovériennes sont métamorphisées au contact de ce massif granitique tardi-tectoniqueLe faciès à feldspaths trapus du massif de Moncontour . Cf ., donnant, au fur et à mesure qu'on s'éloigne de l'auréole de métamorphisme, des cornéennes puis des schistes tachetés (taches dues à la présence de nodules de cordiérite). .

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Gorre en 1205, de Guorreio en 1238, de Gorreio en 1256, Parrochia de Goureyo en 1266, Parrochia de Gorray en 1273, Gorroy en 1299, Ecclesia de Gorreiovers 1330, Le Gourrois en 1433, du Gourray 1452, Gouraiz et Gourrais en 1516.

Le Gouray vient de son nom en breton gorreOffice public de la langue bretonne (hauteur).

Le Gourâ en gallo.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 13,9 % des toponymes de l'ancienne commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 352.

Histoire Le Néolithique L'occupation humaine sur le territoire de la commune est attestée par la présence d'une allée couverte encore visible (Allée couverte des Meurtiaux) et de trois autres dolmens ou allées couvertes signalées à la fin du et désormais détruits situés près des lieux-dits de La Motte du Parc, La Ville Herdussan, Les Noës et La Ville-Martel. Le Tertre de Croquelien qui est un chaos granitique naturel a parfois aussi été confondu avec les ruines d'une construction mégalithique.

Temps modernes

Un aveu de 1690. indique qu'au Gouray se trouvait une « caquinerie », un hôpital où l'on traitait la lèpre..

Le XXe siècle Les guerres du XXe siècle Le monument aux Morts porte les noms de 117 soldats morts pour la Patrie : 95 sont morts durant la Première Guerre mondiale. 20 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale. 1 est mort durant la Guerre d'Algérie.

Héraldique

Politique et administration

Le , le projet de création d'une commune nouvelle en remplacement de la Communauté de communes du Mené est approuvé par les conseils municipaux des sept communes concernées. La nouvelle entité baptisée Le Mené doit voir le jour le « Le Mené devient la plus grande commune de Bretagne », Ouest-France, 23 mars 2015.. L'arrêté préfectoral du a officiellement créé la nouvelle commune.

Liste des maires

Liste des maires délégués

Démographie

Distinctions culturelles Le Gouray fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Lieux et monuments vignette|Le pont des Planchettes. vignette|Portefeuille de Margot dans le chaos granitique du mont CroquelienSelon la légende populaire, les fées cachaient une barrique pleine d'or sous le plus gros de ces trois rochers. Les pillards tentant de s'en emparer étaient transformés en roc. Allée couverte des Meurtiaux Le pont des Planchettes construit vers 1925 servait au passage du chemin de fer secondaire à voie métrique de la ligne Collinée - Dinan des chemins de fer des Côtes-du-Nord, appelé localement le Petit train, qui a fonctionné de 1926 à 1937. Mont de Croquelien, à l'ouest du Gouray. Les blocs de ce chaos granitique, sculptés par les agents météoriques selon des systèmes de diaclases, donnent des formes qui ont fécondé l'imaginaire populaire, d'où leurs microtoponymes locaux : le parapluie, la baignoire, le fauteuil ou le portefeuille de Margot (nom générique de certaines fées terrestres). L'auge de leurs bœufs, leur « église » (pierre posée sur une autre, formant un début d'arcade) ou la pierre tremblantee, le berceau de leurs enfants, sont autant de noms évocateurs qui ont peuplé l'imagination de tous les habitants du Mené (les « menauds ») grâce aux légendes collectées à la fin du par Paul Sébillot. Château de la Motte-Basse. Église Saint-Étienne.

Personnalités liées à la commune Alexis Duvé, maire du Gouray de 1923 à ... famille Le Mintier de la Motte Basse. Pierre Perret, député de la Constituante en 1848, maire du Gouray, conseiller général.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes Liste des communes des Côtes-d'Armor

Liens externes Site officiel de la commune du Gouray Le Gouray sur le site de l'Institut géographique national Présentation de la commune sur Wikiarmor

Catégorie:Ancienne commune dans les Côtes-d'Armor Catégorie:Commune déléguée dans les Côtes-d'Armor Catégorie:Ancien chef-lieu de canton dans les Côtes-d'Armor Catégorie:Lieu réputé habité par des fées