Langourla est une ancienne commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle du Mené.
Géographie Commune située au sud-est des Côtes-d'Armor, dans le Mené. La commune est en lisière de la forêt de Boquen et de son abbaye.
Accès Par la route : via Saint-Vran ou Plénée-Jugon par la route D 59. Via Eréac par la D 46. via Mérillac par la D 39. via Collinée ou Le Gouray par la D 46. Il est possible de rejoindre Langourla par la RN 12 par Broons ou Plénée-Jugon depuis les villes de Lamballe, Saint-Brieuc ou Rennes. La commune est également accessible depuis Rennes par la RN 164 via Merdrignac, ainsi que pour Loudéac et les villes du Morbihan. Par le train : la gare la plus proche est la gare de Lamballe à de Langourla, sur la ligne Rennes/Saint-Brieuc/Brest. Par l'avion : les aéroports de Saint-Brieuc-Armor et Rennes-Saint-Jacques sont les plus proches de Langourla.
Communes limitrophes
Distance, par la route, entre Langourla et : Lamballe : Loudéac : Saint-Brieuc : Rennes : Saint-Malo : Vannes : Quimper : Brest : Paris :
Hydrographie La commune fait partie de deux bassins versants : celui de la Rance et de l'Arguenon. La Rance traverse le sud de la commune, peu après sa source à Collinée. La rivière marque par endroits la délimitation avec Saint-Vran. L'Arguenon, pour sa part, ne traverse pas Langourla. Mais le ruisseau du Bos Robert au nord de la commune se jette ensuite dans l'Arguenon au niveau de Plénée-Jugon.
Climat Le village est sous un climat océanique relativement doux. Les hivers sont humides et en moyenne doux. Les étés sont relativement secs, modérément chauds et ensoleillés.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Langorlai en 1175., Langourla en 1211, 1239, et 1262., Langorla en 1256 et en 1273, Langourla et Parochia de Langourla en 1294., Langourlay vers 1330, Langourla en 1346, 1419, 1420, 1498 et en 1516.
Selon Bernard Tanguy, ancien chercheur au CNRS et au Centre de recherche bretonne et celtique de Brest, Langourla a pour origine un ermitage du haut Moyen Âge. Langourla procède du vieux breton lann associé à un éponyme que Bernard Tanguy identifie à un saint breton, et qu'il restitue sous la forme Gourlae. Ce saint serait attesté par les villages actuels de Saint-Gourlais au Croisic (44) et à Muzillac (56). La localité de Langrolay-sur-Rance, dont l'orthographe était Langorlai en 1165Langourla, Villages et Lieux-dits par Michel Kerdavid, 1994, en serait une variante.
Pour certains, lann serait un ermitage ou un petit monastère et Gourla un moine gallois qui aurait évangélisé la région vers le Comme pour beaucoup d'autres moines celtes de cette époque, il aurait été décrété « saint » par la foi populaire. Gourla est un nom de personne. Il est probable que ce nom breton s'écrivait Gourlae, composé du mot Gour « homme » et Lae qui aurait le sens de « fidèle, croyant, religieux ». Gourla signifierait donc « homme fidèle » ou « homme croyant ». Pour d'autres, ce saint Gourla n'a jamais existé et lan signifie « terre couverte de landes » appartenant au dénommé Gourla qui a été, par la suite, anobli sous le nom de « de Langourla». En effet, ce n'est que par un arrêté de la Chambre de Réformation en 1669 que la famille fut maintenue noble.
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la graphie Langourla. L'association Chubri, d'après une documentation orale et écrite, restitue les prononciations et qu'elle transcrit respectivement sous les formes Langourla et Langourlâ.
En breton, le dictionnaire Devri relève le nom de la localité sous les graphies Langourlas au siècle et Langourla en 1905 dans un almanach finistérien. KerOfis, la base de données toponymiques de l'Office public de la langue bretonne, recense dans la production écrite de langue bretonne la forme Langourla en 1959, puis Langourlae à partir de 1995. La forme bretonne normalisée proposée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1998, puis par l'Office public de la langue bretonne est Langourlae.. La prononciation normalisée proposée par l'Office public de la langue bretonne est [].
Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 15,7 % des toponymes de l'ancienne commune sont d'origine bretonneJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 365.
Histoire
Néolithique À Langourla, la plus vieille trace de civilisation est le menhir de la Coudre (d'autres menhirs ont dû être détruits au cours des siècles). Cela signifie que des hommes ont vécu dans cette commune à l'âge du bronze, soit environ ans Ces hommes vivaient dans des villages et cultivaient déjà la terre. Avant eux, d'autres peuples ont vécu dans la région, mais ils n'ont pas laissé de traces. Moyen-Âge Langourla est une très ancienne paroisse : en 1211, on a des traces de son existenceAbbé Fraval, Petite étude sur la Paroisse de Langourla, 1910.. Un seigneur de Langourla était attaché au duc Alain Fergent puis au duc Conan III. Il mourut en 1148. En 1239 Robert de Langourla est mentionné à l'occasion d'une donation qu'il fit avant son départ pour Jérusalem, à l'abbaye de Boquen.
Vers 1273, on retrouve Langourla liée à celle de Saint-Vran sous le nom de Parrochia de Langourla et de Sancto-Verrano. En 1330, chaque paroisse avait retrouvé son indépendance et, en 1790, Langourla devint commune.
Les Templiers
Le territoire de Langourla s'étendait autrefois jusque Merdrignac et Saint-Launeuc, ce qui obligea d'y ériger deux trèves pour la commodité et l'utilité des paroissiens, à savoir Saint-Vran et Mérillac : peu à peu, ces deux trèves se sont érigées en paroisse, mais Langourla avait le privilège d'être la « mère-Église » de ces trois paroisses. La paroisse fut administrée jusqu'en 1312 par des Templiers.
Époque Moderne Par la suite, Langourla fut chef-lieu de canton jusqu'à la Révolution : les communes dépendantes étaient Éréac, Mérillac, Saint-Jacut-du-Mené et Saint-Gilles-du-Mené, une population de âmes à l'époque. XXe siècle
Les guerres du XXe siècle
Le monument aux Morts porte les noms de 102 soldats morts pour la Patrie. : 89 sont morts durant la Première Guerre mondiale. 11 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale. 1 est mort durant la Guerre d'Algérie. 1 est mort durant la Guerre d'Indochine.
XXIe siècle
Le , le projet de création d'une commune nouvelle en remplacement de la Communauté de communes du Mené est approuvé par les conseils municipaux des sept communes concernées. La nouvelle entité baptisée Le Mené doit voir le jour le janvier 2016« Le Mené devient la plus grande commune de Bretagne », Ouest-France, 23 mars 2015.. L'arrêté préfectoral du a officiellement créé la nouvelle commune. Héraldique
Économie, éducation, vie sociale, loisirs Entreprises et emploi Entreprises À Langourla, on dénombre vingt-six entreprises agricoles (élevage, culture, services agricoles…), trois débits de boissons, dont un bar-restaurant, et deux bars-épiceries, une boulangerie-pâtisserie, quatre entreprises culturelles (animation, spectacle, arts…), trois entreprises de bâtiment (maçonnerie, couverture et charpente), deux gîtes touristiques et, enfin, une agence la Poste.
Emploi En 2004, on comptait 39,7 % d'actifs (dont 9,7 % de chômeurs), 34,8 % de retraités, 18,6 % de jeunes scolarisés et 6,9 % de personnes sans activité.
+ L'emploi à Langourla en 2004 Type d'emploi Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés OuvriersLangourla 19,4 % 6,5 % 3,2 % 8,1 % 24,2 % 38,7 %Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %Sources des données : INSEE.
Enseignement
Il y a deux écoles à Langourla, une école privée et une école publique, chacune faisant partie de regroupement avec les communes voisines de Saint-Vran et Mérillac.
Vie sociale et loisirs
Une bibliothèque associative est présente dans la commune.
Langourla dispose d'un terrain de football, mais son club de football est désormais regroupé avec ceux des communes de Saint-Vran et Mérillac. Un club de tennis loisir utilise le terrain de tennis, à disposition de tous hors des heures du club.
Les chasseurs peuvent adhérer à l'association de chasse et chasser dans plusieurs forêts et bois de Langourla. Les pêcheurs peuvent, eux, pêcher dans le plan d'eau communal en se renseignant auprès de l'association "Langourlavie". Cette dernière organise également le feu d'artifice annuel et quelques animations toute l'année.
Les amateurs de chevaux pourront assister aux courses organisées chaque année, au champ de courses, par l'association "les Amis du Cheval".
D'autres associations organisent, elles aussi, des repas, des soirées ou des animations (écoles, âge…). On peut noter ainsi l'association "Futurocom" qui organise le festival Jazz in Langourla à la mi-août, ainsi que l'association "Les Amis de Saint-Gilles" qui organise le pardon festif de la chapelle Saint-Gilles début septembre.
Fleurissement
Langourla obtient régulièrement de bons résultats au concours de fleurissement départemental « Villes et villages fleuris » (catégorie des 501 à habitants) : 2008 : prix et prix du meilleur jardinier pour David Rouxel, ouvrier communal ; 2009 : prix ; 2010 : prix ; 2011 : prix et « Prix de l'innovation environnementale ».
Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux La commune de Langourla était rattachée au canton de Collinée et faisait partie de la communauté de communes du Mené, qui regroupait les six communes du canton ainsi que Plessala. La création de la commune nouvelle du Mené conduit à la dissolution des deux entités.
Liste des maires
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Liste des maires délégués
Démographie
Pyramide des âges de Langourla en 2004, en pour cent :
Lieux et monuments
Les églises
Première église Saint-Eutrope La première église était antérieure au et située à l'emplacement actuel de la mairie et du bureau de Poste. Dédiée à saint Eutrope, il ne subsiste aucune trace de celle-ci, détruite en 1845. Avant la Révolution, Langourla possédait des reliques de saint Eutrope, enchâssées dans un bras d'argent qui fut enlevé par Palasne de Champeaux et ses troupesSociété d'émulation des Côtes-du-Nord, 1938, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729535z/f225.image.r=Divy.langFR.
Chapelle Saint-Eutrope
right|thumb|La tour Saint-Eutrope à Langourla.
La tour Saint-Eutrope daterait du mais est répertoriée comme du dans la base Mérimée. De forme octogonale et construite avec des pierres de taille, elle compte quatre ouvertures sur arcs d'ogives. Elle est flanquée au nord d'une petite tourelle qui accueille un escalier en colimaçon. Il y a un petit étage sous la charpente. Sur les piliers, on peut observer le blason de la commune. Cette tour est ce qui reste de l'ancienne église Saint-Eutrope (à nouveau) de Langourla. Celle-ci subissant le poids des années devait être démolie entièrement. Mais David, évêque de Saint-Brieuc, intervient en 1866, pour qu'il soit préservé ce qu'il reste encore aujourd'huiPetite étude sur la paroisse de Langourla par l'abbé Fraval en 1910. Quand la démolition de cette église commença en 1869, on conserva donc la tour. Elle devenu alors la chapelle des morts, veillant sur le cimetière vieux de douze siècles à son pied. Elle fut également un lieu de pèlerinage car saint Eutrope avait, dit-on, le pouvoir de guérir l'hydropisie et la migraine. Les pèlerins devaient appliquer la terre du pied de la tour sur leurs maux, puis reposer cette terre à sa place. Certains ont donc rapporté cette terre à leurs malades pour revenir ensuite la replacer.