Pont-de-Roide-Vermondans, issu de la fusion en 1973 des communes de Pont-de-Roide et Vermondans est une commune française située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
Ses habitants sont les Rudipontains et Rudipontaines.. Géographie vignette|Le Doubs et la mairie de Pont-de-Roide-Vermondans.
Communes limitrophes
Voies de communication et transports vignette|gauche|La gare de Pont-de-Roide, au début du . Pont-de-Roide-Vermondans est traversée par l'ancienne ligne de chemin de fer Voujeaucourt - Saint-Hippolyte, dont le trafic voyageurs a été supprimé en 1938 ; il ne subsista ensuite plus qu'un très faible trafic fret (desserte de l'usine métallurgique de Pont-de-Roide) aujourd'hui totalement abandonné au profit de la route (2010-2011).
Pont-de-Roide-Vermondans est desservie par une ligne de bus du département du Doubs, reliant Pontarlier à Montbéliard (transport essentiellement scolaire). La municipalité a mis en place un système de minibus gratuit parcourant toute la ville de Pont-de-Roide-Vermondans, le Rudibus (fusion du mot rudipontain et bus).
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons ( à ), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Maîche à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Pont-de-Roide-Vermondans est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Pont-de-Roide-Vermondans, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montbéliard, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (67,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (67,5 %), zones urbanisées (17,2 %), prairies (10,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,4 %), terres arables (1,7 %), zones agricoles hétérogènes (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Pour Châtey : Sancta Maria in Gastro en 1040 ; Castro Sancte Marie en 1136 - Pour Pont-de-Roide : du Pont-de-Roide en 1319 ; du Pont en 1402 ; le Pont de Roide'e au ; le Pon de Royde en 1575..
Cette ville est située sur le Doubs et la route départementale 437, à d'altitude, entre Montbéliard et Morteau.
Pont-de-Roide a été fusionnée, par arrêté préfectoral du , avec Vermondans le .
La commune était nommée Pont-de-Roide avant le portant changement du nom de communes., date à laquelle est ajouté le nom de l'ancienne commune de Vermondans.
Histoire
Les Premiers habitants préhistorique
Les abris sous roche de la plage Entre St-Hippolyte et Montbéliard, le Doubs forme des méandres dans une vallée encaissée. Il recoupe l'anticlinal du Lomont entre Villars-sous-Dampjoux et Pont-de-Roide. La rivière y a creusé son lit dans les couches calcaires du jurassique supérieur en créant d'impressionnantes falaises. Au sud de Pont-de-Roide, les crues du Doubs et le gel ont créé de beaux abris sous roche au pied des falaises, dite "Grottes de la Plage".
L'abri sous roche de Rochedane, proprement dit, se trouve du côté sud de la trouée de l'ancienne voie de chemin de fer coupant le rocher de Rochedane en deux. Cet abri a une longueur d'environ 10 m, une profondeur de 15 m et une hauteur de 4,50 m. Il est situé à une dizaine de mètres au-dessus du niveau actuel de la rivière et a été découvert, du point de vue archéologique, en 1877 lors de la construction de la voie ferrée. Cet abri est mondialement connu pour avoir livré 77 galets gravés et 122 galets peints datés de la période azilienne (11000 à 9500 ans BP). Ainsi que du mobilier de la période magdalénienne exposé aux musées de Besançon et de Montbéliard. Et une gravure au fond de l'abri de Rochedane, daterait du Mésolithique ainsi qu'une autre gravure du Moyen Âge qui est un X. D'ailleurs, une légende locale attesterait que l'abri de Rochedane aurait été la demeure de la fée Arie et de son âne Marion.
L'étude des galets Les galets peints sont tous constitués de calcaire local. Leur longueur varie entre 5 et 23 cm, leur largeur entre 2 et 13 cm et leur épaisseur entre 1 et 3 cm. Ils sont également de forme rectangulaire ou ovalaire avec une surface très lisse et de coloration plus claire que les galets gravés. Ces derniers ayant certainement été très manipulés par leurs auteurs. Certains des galets gravés présentent également des traces de couleur. Tous les galets ont été peints avec une couleur rouge (faible, sombre, brun rougeâtre ou brun rougeâtre foncé) constituée d'oxyde de fer. Cette peinture a été appliquée au doigt ou avec un tampon de fourrure. Certains motifs montrent également l'utilisation d'un pinceau fin à poils souple. Les galets sont peints selon différents motifs. Les points isolés en position apicale, les points longitudinaux alignés sur une face et les points disséminés sur toute la face représentent 20 % des motifs. Les bandes épaisses transversales sur une face, les bandes ceinturant le galet et les bandes fines transversales représentent 35 % des motifs. Les bandes longitudinales sur galets courts constituent 5 % des motifs. Les motifs particuliers (zoomorphe (?), trapèze et empreinte de mains) sont 7 % et les bandes transversales ou longitudinales avec des points et les motifs non reconnus représentent le reste.Les études réalisées sur les galets de l'art azilien ont fait ressortir trois zones artistiquement distinctes : une zone méridionale (Pyrénées/Languedoc), une zone centrale (Périgord/Quercy) et une zone orientale (axe rhodanien/Jura). Sur des supports identiques, cet art présente des gravures schématiques de trois types différents (Rochedane, Mas d'Azil et l'abri Pagès) et des représentations peintes très simples (point et bande). Ces gravures et dessins avaient une importance symbolique connue et reconnaissable par tous les humains de cette culture. Ces galets, bien que manipulés par un grand nombre, étaient que très rarement utilisés comme outil. Leur usage était donc certainement culturel.
Vestiges de l'Âge du Bronze vignette|225x225px|Objets en bronze issus des dépôts retrouvés au Mont-Julien à Pont-de-Roide-Vermondans, Bronze final, au musée du Château de Montbéliard. Au Mont-Julien a été découvert un site de hauteur fortifié, qui semble avoir été occupé à la fin du Bronze final. Celui-ci a livré des dépôts d'objets en bronze, datés de cette période et qui sont aujourd'hui exposés au musée du château de Montbéliard..
L'origine romaine À l'est de la ville, en bordure du Doubs, se trouve le lieu-dit Chatey autrefois Châtel ou Châté dérivé du latin Castrum qui désigne un lieu peu étendu clos de murs. C'était un hameau de quelques maisons construites au pied de Château-Julien. L'origine de ce hameau pourrait être romaine comme le laisse penser la découverte sur place d'armes et de traces d'ouvrages de cette époque. Peut-être Chatey est-il lié à la forteresse que l'empereur Julien avait fait construire dans les environs vers l'an 360.
Les Neuchâtel-Bourgogne Il semble que l'origine de Pont-de-Roide soit l'existence d'un pont défendu par une tour ou un château féodal désigné sous le nom de "Pons Rigidus" dans les registres paroissiaux, ce pont sera réparé en 1683 avec les matériaux tiré des vestiges du château de Neuchâtel sauf sa tour qui sera détruiteRecherches historiques et statistiques sur l'ancienne seigneurie de Neuchâtel. Pont-de-Roide appartenait à la seigneurie de Neuchâtel (Neuchâtel-Urtière), plus précisément de la "'''Fermetey" au même titre que Vermondans, Ortières, Rémondans, Vaivre, Dambelin, et le bourg de Neuchâtel. La "Fermetey" désignait les villages entourés de vastes forêts ; à l'opposé des villages de la "Prévoté" de Mathay ou des "Villages" du Lomont. À ce titre, les habitants avaient le droit de se réfugier au château de Neuchâtel en cas de guerre.
Hommage et franchises Au , il existait des foires à Pont-de-Roide comme le signale un titre de 1318 par lequel Thiébaud IV de Neuchâtel-Bourgogne échangeait avec Henri de Verchamps des droits seigneuriaux qu'il avait sur « Poset » ainsi que les rentes et les ventes des foires de Sainte-Marie-du-Châtel et des moulins de la Barbèche contre le château et la seigneurie de Verchamps. À la fin de ce siècle, il est fait mention de Guillaume de Laissey, fils de Thiébaud de Laissey, qui était venu prêter hommage au seigneur de Neuchâtel-Bourgogne pour ce qu'il possédait à Feule, Vermondans, Neuchâtel et Pont-de-Roide.
Dans un titre de 1402, le seigneur de Neuchâtel-Bourgogne affranchissait Jacob Guillemenot « à condition qu'il resterait à côté de la tour au village de Pont-de-Roide et qu'en cas de besoin il prêterait main-forte aux gardes ». Le , le village de Pont-de-Roide puis Dambelin, l'Isle-sur-le-Doubs et Granges-Grammont furent ravagés par les Suisses qui venaient raser BlamontHistoire de la confédération suisse. Il est possible alors que les habitants des petits villages détruits se regroupèrent à Pont-de-Roide.
Contestation de l'héritage