Arthur Jacques Joseph Legay dit Marcel Legay, né le à Ruitz (Pas-de-Calais) et mort le à Paris , est un chansonnier français10 ans de bohème, Emile Goudeau, Édition Champ Vallon 2000,
Il était surnommé « le barde au bouc noir » ou encore le « chauve chevelu ». Il est considéré comme le précurseur des chansonniers de Montmartrearchives/grande encyclopédie Larousse, ed 1971-1976, ..
Biographie Marcel Legay est issu d'une famille de porions du Pas-de-CalaisYves Bertrand, Le chansonnier Marcel Legay : Le son d'une belle âme, L'Harmattan, , 2015.. À la suite de la déclaration de la guerre franco-allemande de 1870, il s'engage au à pied, puis termine son service dans la musique du d'infanterie de Lille en tant que clarinettisteLeon De Bercy Montmartre et ses chansons, H. Daragon éditeur (Paris-1902)..
Il part ensuite s'installer à Paris en 1876 où il commence à chanter et vendre ses chansons dans les rues de Montmartre et du quartier latin.
En 1881, il commence à chanter au Chat Noir alors que celui-ci venait d'ouvrir ses portes. Avec les hydropathes, dont il fait partie depuis 1879, il rejoint le groupe qui vient de faire de ce cabaret son lieu de prédilection. Il côtoie à cette période Aristide BruantLa chanson de proximité: caveaux cabarets et autres petits lieux, Michèle Trihoreau, l'Harmattan 2010, p47, Eugénie Buffet, Alphonse Allais, Jehan Sarrazin.
En 1882, il met en musique la Chanson du semeurRobert Brécy, La chanson de la commune: Chansons et poèmes inspirés par la commune de 1871, les éditions ouvrières, 1991., chanson engagée de Jean Baptiste Clément (connu pour Le Temps des cerises) à l'Eldorado.
En 1885, il ouvre le cabaret de la Franche Lippée Joel Schechter, Popular Theatre: A sourcebook, 2003, . rue des Abbesses. Il se produit souvent dans différents cabarets comme les Quat'z'arts, le Chien Noir, le Lapin Agile, le moulin de la Galette. Il ouvrira plusieurs cabarets : l'Alouette (1899), le cabaret du Grillon (190 ?), les Noctambules (1904). Il est très ami avec Jules Jouy, compose beaucoup de musique pour Maurice Boukay dont celles publiées dans le livre Chansons rouges (Flammarion-1896). Innovateur artistique avec les superbes albums de musique Toute la Gamme (1886) et Les Rondes du Valet de carreau (1887), il mettra en musique des pages de prose tirées de Maupassant, Hugo, Louise Michel au cours de l'événement artistique exceptionnel "Prose en Musique - Audition unique", donné salle Kriegelstein en 1889.
Quelques chansons resteront populaires : Le bleu des bleuets (paroles Edmond Haraucourt, 1892), chantée notamment par Georges Brassens, Mathé Altéry et 10 autres interprètes. Sans rien dire (paroles Claude Moselle, 1899) chantée notamment par Jean Lumière, Cora Vaucaire et 12 autres interprètes. Écoute ô mon cœur [aussi appelée Chanson du pays d'Artois] (paroles Marcel Legay, 1904), chantée notamment par Louis Lynel, Jacques Douai et17 autres interprètes.. Va danser (paroles de Gaston Couté, 1905) chantée par Édith Piaf, Monique Morelli, Paule-Andrée Cassidy et 20 autres interprètes.
La plupart des illustrations de ses chansons sont l'œuvre de Steinlen.
Il se mariera avec Berthe Duthier.
Il meurt le L'Express du midi, 18 mars 1915.. Il repose avec sa femme au cimetière Saint-Vincent à Paris. vignette|Tombe de Marcel Legay (cimetière Saint-Vincent).
Ses œuvres 1886 Toute la gamme (éd. Brandus) 15 chansons 1887 Les Rondes du valet de carreau (Marpon et Flammarion, Texte George Auriol, illustration Steinlein) / (réédition 1910, éd. librairie de la bonne chanson) Le Valet de carreau Chanson du roy et de la reine La Poupée La Petite Bobotte Le Marchand de sable Buvons du lait Chanson des adieux La Chanson des fous Chansons du peuple (éd. Enoch) texte de M. Boukay/illustration Steinlein Première série Chanson des petits mendiants La chanson du myosotis La chanson de la violette La chanson de Floréal La chanson de Vendémiaire Chanson de l'hyménée (voix élevées) Deuxième série La chanson de Messidor La chanson de Brumaire La chanson de germinal La chanson de Ventôse La chanson de fructidor La chanson de Prairial (voix élevées) / 6bis. la même (pour voix grave) 1895 Chansons cruelles chansons douces (poèmes d'André Barde, ed. Paul Ollendorff) Le Bouquet Chanson de fou Turlurette La Dame aux yeux crevés Ton cimetière Le Bouclier en peau de femme Représailles Sujétion Dernier madrigal La terrible vengeance Le Portrait Attente Vampirisme Hypocrisie Les 3 corbeaux Malgré tout ! Le Cadavre Purification Mépris Au long des haies Ton rire Le Ruisseau Aumône Nostalgie d'autrefois Lied platonique Ton sein Chanson d'automne Chanson d'hiver Ta peau Au soleil Coin du feu La gloire du mensonge Avatar , 1896, Flammarion, texte de M. Boukay/illustration Théophile Alexandre Steinlen Chanson de Misère Chanson du Rémouleur Chanson de l’Oubli Chanson de l’Aiguille La Forêt rouge La Vigne rouge La Cité rouge Le Moulin rouge Noël rouge La Voleuse Les Quatre Dames La Chanson du pauvre chanteur L’Agonie de l’Artiste Nocturne rouge Aubade rouge Fermez la porte En face Les Ventres Chanson de Nature Le Mot passé La Dernière Bastille La Chanson du Laboureur Le Lys rouge Les Chardons Les Pissenlits Chanson des Maréchaux Et puis après Le roi Plutus L’Homme de bronze Tu t’en iras les pieds devant La Madeleine La Femme libre Le Coq rouge Reine du Monde L’Étoile rouge Le Soleil rouge 1896 Chansons de cœur (éd. Ollendorff, poésie d’Émile Antoine, couverture Steinlein) 1898 Chansons Fragiles (éd. Flammarion, poèmes de Paul Romilly) 1900 Les ritournelles (éd. Baudoux, poèmes de Paul Moselle) ; réédition en 1915, éd. Vanier : 20 chansons (?) Les chansons nouvelles (éd. Enoch poèmes de Émile Antoine, Andre Barde, Maurice Boukay, J-L Croze, Leon Durocher, L. Hérel, Paul Marroc, Henri Murger, Camille Soubise) : 15 chansons (dont 4 Les cloches / 8 pourquoi files-tu) 1906 le Chansonnier Marcel Legay ; Les dix plus grand succès La Musique pour Tous (portrait dessiné par Lucien Victor Guirand de Scevola). Chanson de Fou (paroles de André Barde) / Et voilà pourquoi Madeleine ou l'école buissonnière (paroles de Léon Durocher) / le Bleu des Bleuets (paroles de Edmond Haraucourt) le chapelet d'amour (paroles de Villemer et H.Ryon) / Jean-Pierre (paroles de Richepin) le serment trahi (paroles de G. Montoya) / premier aveu (paroles de Marcel Legay) / les muguets blancs (paroles de Jehan Sarrazin) Y a d'la gloire (paroles de Léon Durocher) / mes moutons (poésie de Charles Quinel) Autres chansons: Sur des textes de Léon Durocher : Le Marchand de clous d'or (1903) / la Montmartroise de ses propres textes : Écoute ô mon cœur (éd Braun-Philippo 1904) / L'Heure du rendez vous (illustration Steinlein) À la dérive (collection Grimaud, poème de Jean Richepin, 1889) / Mes moutons (texte Charles Quinel. éd. Joubert) / Le gueux (?) / La chanson des couleurs (texte Y. Lug) / La sainte bohème (ed. imprimerie des Annales, 1894, texte Théodore de Banville) / Sans rien dire (texte Moselle, éd. Rouart)
Notes et références
Liens externes
Le site officiel de Marcel Legay, créé par son petit-neveu Yves Bertrand, est très complet en termes de biographie et de production artistique (liste des 872 chansons composées ; liste des 196 interprétations des chansons du maître, enregistrées entre 1898 et 2019 ; liste des livres de chansons ; liste des cabarets artistiques et cafés-concerts).
Catégorie:Chanteur français du XIXe siècle Catégorie:Chanteur français du XXe siècle Catégorie:Chansonnier français Catégorie:Naissance en novembre 1851 Catégorie:Naissance dans le Pas-de-Calais au XIXe siècle Catégorie:Décès en mars 1915 Catégorie:Décès dans le 9e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 63 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière Saint-Vincent