droite|400px|thumb|Un exemple de molécules se liant par liaisons d'hydrogène.

L'auto-assemblage moléculaire est le processus par lequel des molécules soi-montantà l'instar de l'anglais « self-assembling », http://news.sciencemag.org/sciencenow/2013/02/self-assembling-molecules-offer-.html adoptent un agencement sans la direction d'une source extérieure. En général, le terme fait référence à l'auto-assemblage intermoléculaire alors que l'auto-assemblage intramoléculaire prend plus communément le nom de pliage ou de repliement dans le cas de protéines.

L'auto-assemblage moléculaire est un concept clé dans la chimie supramoléculaireJ.-M. Lehn (1988). "Perspectives in Supramolecular Chemistry-From Molecular Recognition towards Molecular Information Processing and Self-Organization". Angew. Chem. Int. Ed. Engl. 27 (11): 89–121. J.-M. Lehn (1990). "Supramolecular Chemistry-Scope and Perspectives: Molecules, Supermolecules, and Molecular Devices (Nobel Lecture)". Angew. Chem. Int. Ed. Engl. 29 (11): 1304–1319. puisque l'assemblage des molécules dans de tels systèmes se fait par liaisons non-covalentes (ex. liaisons d'hydrogène, coordination métallique, forces hydrophobes, forces de van der Waals, empilements (π-π), l'électrostatique) en plus d'entre-actions électromagnétiques.

L'auto-assemblage moléculaire permet la construction de formes moléculaires difficiles. Par exemple il a été possible de réaliserC. Mao, W. Sun & N. C. Seeman (1997). "Assembly of Borromean rings from DNA". Nature 386 (6621): 137–138. . . , grâce à l'ADN, une structure pareille aux anneaux borroméens (un jeu d'anneaux imbriqués où l'enlèvement d'un seul déverrouille les autres). Plus récemment une structure semblable a été réalisée par moyen de composants non-biologiquesK. S. Chichak, S. J. Cantrill, A. R. Pease, S.-H. Chen, G. W. V. Cave, J. L. Atwood & J. F. Stoddart (2004). "Molecular Borromean Rings". Science 304 (5675): 1308–1312. . . .

Voir aussi

Monocouche

Références

Catégorie:Chimie supramoléculaire