La (en occitan : carrièra Alari Padèr) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description La rue Hilaire-Pader est une voie publique. Elle se situe dans le quartier de Barrière-de-Paris.

Elle naît dans le prolongement de la rue Alfred-Nobel, au carrefour de la rue Marius-Dulong. Rectiligne, orientée à l'est, longue de 141 mètres et large de 15 mètres, elle se termine au carrefour de l'avenue de Fronton. Elle est prolongée à l'est par la rue Marc-Miguet, qui aboutit à la rue Arthur-Rimbaud.

La chaussée compte une voie de circulation automobile dans chaque sens. Il n'existe pas d'aménagement cyclable.

Voies rencontrées La rue Hilaire-Pader rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

Rue Alfred-Nobel (g) Rue Marius-Dulong (d) Avenue de Fronton

Transports La rue Hilaire-Pader est desservie par les services de transports en commun Tisséo. Elle est parcourue par les lignes de bus . Elle se trouve de plus à proximité de l'avenue de Fronton, parcourue par la ligne de Linéo , ainsi que de l'avenue des États-Unis, parcourue par les lignes de bus . La station de métro la plus proche est La Vache, sur la ligne .

Les stations de vélos en libre-service VélôToulouse les plus proches sont la station (8 rue Paul-Verlaine) et la station (96 avenue des États-Unis).

Odonymie Le nom de la rue honore la mémoire du peintre toulousain Hilaire Prader (1607-1677), qui vivait dans son atelier, rue Peyrolières. Il fut l'auteur de l'Album des parlementairesSalies 1989, vol. 2, .. Il a laissé trois tableaux à la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse : Le Sacrifice d'Abraham, Le Triomphe de Joseph et Samson massacrant les Philistins.

Lorsque la rue est aménagée, en 1927, on lui donna simplement le nom de rue des Tilleuls. En 1936, la municipalité socialiste d'Antoine Ellen-Prévot décida de célébrer la mémoire de Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), journaliste, économiste, philosophe, politique et sociologue français, figure majeure de l'anarchisme du milieu du . Pendant la Seconde Guerre mondiale, cette nouvelle appellation, déplaisant à la municipalité d'André Haon, qui avait pris une sensibilité vichyste, la rue changea de nom le pour celui d'Hilaire Pader..

Histoire Première moitié du vignette|Plan de la cité du Nord, par Jean Montariol (1928). À partir de 1924, Marius Dulong, conseiller municipal et président de l'office public d'habitations à bon marché (OPHBM) de Toulouse, se préoccupe d'offrir à la population ouvrière de la ville de meilleures conditions de logementSalies 1989, vol. 1, .. Il reçoit le soutien, à partir de 1925, de la municipalité socialiste de Étienne Billières. Il s'inspire du mouvement des cités-jardins, dont l'idée, théorisée par l'urbaniste britannique Ebenezer Howard à la fin du , connaît depuis 1921 un fort développement dans la banlieue parisienne grâce à l'action de l'OPHBM du département de la Seine, et le soutien de plusieurs élus radicaux ou socialistes, tel le maire de Suresnes, Henri Sellier.

Jean Montariol, architecte de la ville et de l'OPHBM, est chargé de la réalisation de plusieurs cités-jardins. Il dessine les plans de la cité du Nord, entre l'avenue de Paris (actuelle avenue des États-Unis) et l'avenue de Fronton, et desservie par plusieurs rues nouvelles – la rue des Marronniers (actuelle rue Alfred-Nobel), la rue des Lilas (disparue), la rue des Tilleuls (actuelle rue Hilaire-Pader), la rue des Acacias (actuelle rue Pierre-Marius-Dulong) et la rue des Érables –, autour de la place de la Cité-du-Nord (actuelle place Ferdinand-Fauré). Il s'agit de doter un des quartiers les plus déshérités de la ville : la cité-jardin compte 154 logements, mais aussi des lavoirs et des bains-douches (emplacement de l'actuel ). La cité du Nord est inaugurée le par Émile Berlia, député de la Haute-Garonne et président de l'OPHBM, quoique les travaux se poursuivent jusqu'en 1930Salies 1989, vol. 1, ..

La rue des Tilleuls délimite la cité au nord, depuis l'avenue de Paris jusqu'à l'avenue de Fronton. Elle est bordée de vingt-sept maisons, pour la plupart jumelées et mitoyennes (seize du côté pair, onze du côté impair), et d'un immeuble, à l'angle de l'avenue de Fronton. Ces maisons simples, à un étage, possèdent toutes le confort moderne – électricité, chauffage et eau courante – et un jardin.

Deuxième moitié du Mais, à la fin du , la cité-jardin a vieilli et connaît des difficultés : dégradations, manque de confort, logements squattés. En , une partie de la cité du Nord – et particulièrement la rue Hilaire-Pader – est vouée à la démolitionFurnémont 2018, .Agnès Trémoulet, « Toulouse. Massacre à la pelleteuse à la cité-jardin », La Dépêche du Midi, 8 août 2001.Valérie Sitnikow, « Toulouse. Cité du Nord : « On vit au milieu des rats » », La Dépêche du Midi, 24 avril 2002.Dépêche, « La cité du Nord redorée », 20 Minutes, 27 novembre 2006.. Toutes les maisons du côté nord de la rue, puis du côté sud, sont détruites. De nouveaux immeubles sont construits entre 2008 et 2018 par l'Office public d'aménagement et de construction (OPAC) de Toulouse. Une crèche municipale, la Boussole, confiée à la fondation des Apprentis d'Auteuil, accueille depuis les enfants du quartier (actuel )Communiqué de presse, « Crèches : 105 nouvelles places à Toulouse », sur le site du Journal toulousain, 13 novembre 2018..

Références

Voir aussi

Bibliographie Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 . . Paulette Girard et Pierre Weidknnet, « Les "cités-jardins" de l'O.P.H.B.M. de la ville de Toulouse », Cités, cités-jardins : une histoire européenne, Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, Pessac, 1996 . .

Articles connexes Liste des voies de Toulouse Cités-jardins à Toulouse

Liens externes Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).

Hilaire Pader Hilaire Pader