Dom Joseph de Martinet (à l'état civil : Marie Gervais Thomas de Martinet), né à Auvillar en Tarn-et-Garonne (France) le et mort à Marseille (France) le , est un moine chartreux et prêtre réfractaire à Marseille durant la Révolution mort en .
Biographie Marie Gervais Thomas de Martinet est né à Auvillar (Tarn-et-Garonne) le . Il est le fils d'Arnaud Joseph de Martinet, seigneur d'Artigadais, avocat au Parlement et d'Élisabeth de Beauquesne (née à Auvillar le , morte à Auvillar le )Alexandre Beauquesne, Beauquesne, premières notes historiques et généalogiques d'une branche émigrée en Languedoc, , Paris, mai 1991..
Il est moine ermite dans l'ordre des Chartreux où il reçoit le nom de « Dom Joseph ». C'est ainsi qu'il est généralement connuGaspard Jauffret, Mémoires pour servir à l'histoire de la religion à la fin du , Le Clère, 1803, chapitre IV : Dom Joseph, prêtre et religieux de l'ordre de Saint-Bruno, exerce les fonctions du saint ministère à Marseille. Son zèle, ses vertus sacerdotales, ses travaux apostoliques, sa mort édifiante, , .. Consacré à Dieu dans la chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon en 1771, il est envoyé à la chartreuse de Marseille vers 1787. Le , il quitte sa cellule pour l'apostolat auprès des fidèles, fuyant de cachette en cachette et célébrant baptêmes et mariages.
Alors que presque tous les prêtres de Marseille acceptent la loi sur la constitution civile du clergé et prêtent le serment dit de l'Égalité, Dom Joseph refuse, bravant les dangers et poursuivant son apostolat. Il est considéré comme l'un des plus remarquables, parcourant nuit et jour la ville de Marseille, portant les secours de la religion à toutes les personnes qui l'appelaientJoseph Chardon, Tableau historique et politique de Marseille ancienne et moderne: ou, Guide fidèle du voyageur et des négocians dans cette ville..., édition 3, 1817, du précis historique situé après la page 202 de la première partie, ..
Il est poursuivi ; des récompenses sont promises à qui réussirait à le faire arrêter. Un jour, il réussit à échapper à ceux qui, placés en embuscade, devaient l'arrêter. On parle de « miracle ». Lorsqu'on lui évoque ce récit, il répond Guy Toussaint, Julien Carron, Les confesseurs de la foi dans l'église Gallicane, à la fin du dix-huitième siècle : ouvrage rédigé sur des mémoires authentiques, volume 3, , Chez Adr. Le Clère, 1820 .Jacqueline Chauveau, La Conjuration de Satan, , Nouvelles Éditions Latines, 1970 ..
La confrérie du Rosaire établie à Marseille subsiste clandestinement grâce à dom Joseph de Martinet, unique survivant du massacre des pères chartreux. Il prêche clandestinement le Rosaire : le , pendant la Fête du Rosaire se déroule par exemple la réception d'un membre de l'assistance dans la confrérie du RosaireRégis Bertrand, Les confréries de Provence face à la Révolution, Annales historiques de la Révolution française, année 1996, volume 306, , , ..
Son tombeau à Marseille À sa mort, son corps est déposé dans une maison de la ville et n'est transporté à l'église Sainte-Marie-Madeleine de Marseille que le Félix Vérany, in Revue de Marseille et de Provence, Volume 5, , Nouvelles Éditions Latines, 1970 ..
Dans cette église, se trouve une sculpture de , constituant son tombeau dans lequel on peut voir son masque funéraire. Ce tombeau a été réalisé, avec le masque funéraire, en 1856, lors du transfert de ses restes.
Sur ce tombeau, on peut lire sur une plaque en marbre gravée en lettres d'or :
Cet ensemble est inscrit comme « objet » à l'inventaire des monuments historiques depuis le .
Pour approfondir Bibliographie Théophile Berengier, Le portefeuille de Dom Joseph de Martinet, chartreux de Marseille durant la Terreur (1793-1795), , Régis Bertrand, L'église Saint-Marie-Madeleine, impr. Croset, Marseille, 1973, . Régis Bertrand, Dom Joseph de Martinet (1750-1795) et son action clandestine à Marseille pendant la Révolution, in: revue Analecta Cartusiana, tome II, du Centre de recherches cartusiennes, , juillet- édité par le Prof. Frogg, Seeham (Autriche) Gaspard Jauffret, Mémoires pour servir à l'histoire de la religion à la fin du XVIIIe siècle, Le Clère, 1803, chapitre IV : Dom Joseph, prêtre et religieux de l'ordre de Saint-Bruno, exerce les fonctions du saint ministère à Marseille. Son zèle, ses vertus sacerdotales, ses travaux apostoliques, sa mort édifiante, , Jean Baptiste Eugène de Ricard, Biographie de Dom Joseph de Martinet (Marie-Gervais de Martinet) chartreux, mort en odeur de Sainteté à Marseille., imprimerie de Marius Olive à Marseille, 1870, 484 pages, Guy Toussaint, Julien Carron, Les confesseurs de la foi dans l'église Gallicane, à la fin du dix-huitième siècle : ouvrage rédigé sur des mémoires authentiques, volume 3, , , Chez Adr. Le Clère, 1820
Articles connexes
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Notes et références
Catégorie:Naissance en décembre 1750 Catégorie:Naissance en Tarn-et-Garonne Catégorie:Décès en juin 1795 Catégorie:Chartreux Catégorie:Prêtre catholique français du XVIIIe siècle Catégorie:Personnalité liée à Marseille Catégorie:Décès à Marseille Catégorie:Prêtre réfractaire Catégorie:Décès à 44 ans