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Abréviation de la formule : O altitudo divitiarum sapientiæ, et scientiæ Dei : quam incomprehensibilia sunt judicia ejus, et investigabiles viæ ejus ! « Ô grandeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Comme ses jugements sont incompréhensibles, et ses voies impénétrables ! » Bible, Nouveau Testament, Saint Paul, Épître aux Romains 11, 33. [Traduction : Louis Segond, 1910.]
« Salut ô Croix, unique espérance » Dans l'hymne Vexilla Regis du poète chrétien Venance Fortunat (). Inscription se trouvant sur de nombreuses croix et calvaires publics.
« Toi mon appui, toi mon honneur !. » Horace, Odes, 1, 1, 2. Affection manifestée par Horace à son ami et protecteur Mécène. « Ô trop heureux s'ils connaissent leur bonheur, les hommes des champs. » Virgile, Géorgiques, 2, 458-459.
« Ô hommes prêts à tout esclavage. » Tacite, Annales, 3, 65. Propos de Tibère, révulsé par l'attitude servile des sénateurs, rapportés par Tacite. Voir ici le récit de Tacite.
« Ô temps, ô mœurs ! » Cicéron, Catilinaires, 1, 1. Cicéron s'élève contre les mœurs de son temps qui laissent le séditieux Catilina défier le Sénat. Voir ici le texte de Cicéron. La formule est parfois traduite à contre-sens par "autre temps, autres mœurs".
Abréviation de la formule Tempus edax rerum « Le temps détruit toutes choses. » Ovide, Métamorphoses, 15, 234. Voir ici le texte d'Ovide.
« Ô la campagne ! » Virgile, Géorgiques, 2, 486.
« Il est mort/elle est morte. » Abrégé en ob. sur les pierres tombales.
littéralement « avec un mauvais cou », au sens figuré « sans le vouloir », « involontairement ».
« Plusieurs yeux voient mieux qu'un seul. »
« Ils ont des yeux mais ne voient pas. » Bible, Psaume 115. La formule a pour sujet les idoles qui "ont des yeux mais ne voient pas". Voir ici l'extrait du psaume 115.
« Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent. » Formule reprise par de nombreux auteurs latins : Accius, Tragœdiarum fragmenta, Atrée, 8 ; Cicéron, Philippiques contre Marc Antoine, 1, 14, 34 ; Cicéron, Plaidoyer pour P. Sextus 48, 102 ; Cicéron, Des Devoirs, 1, 28, 97 ; Sénèque, De la clémence, 1, 12, 4 et 2, 2, 1 ainsi que De la colère 1, 20, 4. Tibère et Domitien en auraient fait leur devise, mais, à la suite de Suétone, Vie des douze Césars, Vie de Caligula, la formule est surtout attribuée à Caligula.
« Je hais et j'aime. » Catulle, Poèmes, 85. Voir ici le poème de Catulle.
« Le véritable amour hait et ne supporte aucun délai. » Sénèque, Hercules Furens, « Hercule furieux », 588.
« [Jeter] de l'huile sur le feu. » Érasme, Adages.
« Tu as perdu ton huile. » L'huile qui a servi à éclairer tes nuits de labeur : "Tu as perdu ton temps, tes efforts." On disait d'un ouvrage laborieux qu'il "sentait l'huile".
« Tout ce qui est inconnu est fascinant. » L'inconnu prend dans l'imagination une importance sans rapport avec la réalité : trop admirable ou trop terrifiant.
« Tout danger inconnu est terrible. » Variante de la formule précédente.
« La perfection, c'est de joindre l'utile à l'agréable. » Horace, Art poétique, 343.
« Tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée. » Bible, Nouveau Testament, Évangile de Matthieu, 26, 52. Épisode de l'arrestation de Jésus au Mont des Oliviers ; paroles de Jésus au garde qui a sorti son glaive.
« Toutes blessent, la dernière tue. » Formule affichée sur les cadrans d'horloge et les cadrans solaires en référence aux heures qui passent.
« Un propos prend plus de force lorsqu'il est dit en latin. » Pour le même sens, voir Quidquid Latine dictum sit, altum videtur.
« Je transporte avec moi tous mes biens. » Selon Cicéron, Bias, l'un des sept sages, fuyant Priène prise par l'ennemi, à ceux qui s'étonnaient qu'il n'emporte aucun bien, ni meubles ni argent, répondait qu'il les portaient tous avec lui : la droiture, l'honnêteté et la vertu. Voir ici le texte de Cicéron.
« Tout change, rien ne meurt. » Ovide, Métamorphoses, 15, 165.
« Tout est commun. » Expression issue des Actes des apôtres qui a été reprise sous différentes formes comme maxime juridique puis est devenu un slogan de la classe ouvrière dans le communisme chrétien.
« L'amour triomphe de tout. » ou L'Amour victorieux. Virgile, Bucoliques, 10, 69 : Omnia uincit Amor et nos cedamus Amori. « L'Amour soumet tout et toi aussi, cède à l'Amour. » Voir aussi, dans la même veine Labor omnia vincit improbus.
« Tous les chemins mènent à Rome. »
« Tout homme est menteur. » Ce qui conduit inévitablement au paradoxe d'Épiménide.
« De tous les arts, la médecine est le plus noble. »
« La charge de la preuve d’un fait incombe à celui qui l’allègue. » Adage juridique.
Abréviation de Opere citato.
« Œuvres complètes [d'un auteur]. »
« Œuvres posthumes [d'un auteur]. »
« Dans la source citée. » (Forme à l'ablatif.) Dans les écrits universitaires : ouvrage cité précédemment. Abrégé op. cit.
t « Le meilleur médicament est le repos. » Formule médiévale.
« Prie et travaille. » Devise de l'ordre monastique chrétien de Saint-Benoît (Bénédictins).
« Priez pour nous. » Verset de la prière catholique O Sanctissima, très populaire chez les fidèles catholiques, invoquant la Vierge Marie.
« L'ordre né du désordre ; l'ordre issu du chaos. » Serait une devise de l'Ordre maçonnique de rite écossais . Locution moderne, prétendument latine, de sens plus ou moins obscur.
« Prions l'un pour l'autre. » Salutation en fin de correspondance entre ecclésiastiques.
(Cicéron) « Le repos dans l'honneur. ; Noble oisiveté.. »
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Références O homines ad servitutem paratos Tacite, Annales, 3, 65. [Traduction : J. L. Burnouf ; Œuvres complètes de Tacite ; Paris ; Librairie de L. Hachette et Cie, rue Pierre-Sarrazin, ; 1859.]
{| class="wikitable" | |Mon dessein n'est pas de rapporter toutes les opinions : je me borne à celles que signale un caractère particulier de noblesse ou d'avilissement, persuadé que le principal objet de l'histoire est de préserver les vertus de l'oubli, et d'attacher aux paroles et aux actions perverses la crainte de l'infamie et de la postérité. Au reste, dans ce siècle infecté d'adulation et de bassesse, la contagion ne s'arrêtait pas aux premiers de l'État, qui avaient besoin de cacher un nom trop brillant sous l'empressement de leurs respects : tous les consulaires, une grande partie des anciens préteurs, et même beaucoup de sénateurs obscurs, se levaient à l'envi pour voter les flatteries les plus honteuses et les plus exagérées. On raconte que Tibère, chaque fois qu'il sortait du sénat, s'écriait en grec : "Ô hommes prêts à tout esclavage !" Ainsi, celui même qui ne voulait pas de la liberté publique ne voyait qu'avec dégoût leur servile et patiente abjection. |} Retour à la liste des locutions latines.
O tempora, o mores Cicéron, Catilinaires, 1, 1. [Traduction : Maurice Rat; Paris, Garnier, 1931.]
{| class="wikitable" | |O temps! ô mœurs ! tous ces complots, le Sénat les connaît, le consul les voit, et Catilina vit encore ! Il vit ; que dis-je ? Il vient au Sénat ; il est admis aux conseils de la République ; il choisit parmi nous et marque de l'œil ceux qu'il veut immoler. Et nous, hommes pleins de courage, nous croyons faire assez pour la patrie si nous évitons sa fureur et ses poignards ! Depuis longtemps Astyanax, le fils d'Andromaque, aurait dû t'envoyer à la mort et faire tomber ta tête sous le glaive dont tu veux tous nous frapper. |} Retour à la liste des locutions latines.
O tempus edax ! Ovide, Métamorphoses, 15, 234-236. [Traduction : G.T. Villenave ; Paris, 1806.]
{| class="wikitable" | |Temps, qui dévores ce qui existe ; et toi, Vieillesse envieuse, vous détruisez tout ; et ce que la lime de l'âge a sourdement usé, vous le consumez par une lente mort. |} Retour à la liste des locutions latines.
Oculos habent et non videbunt Bible, Psaume 115. [Traduction : Louis Segond, 1910.]
{| class="wikitable" | |4. Leurs idoles sont de l'argent et de l'or. Elles sont l'ouvrage de la main des hommes. 5. Elles ont une bouche et ne parlent point ; Elles ont des yeux et ne voient point. 6. Elles ont des oreilles et n'entendent point ; Elles ont un nez et ne sentent point. 7. Elles ont des mains et ne touchent point ; Des pieds et ne marchent point ; Elles ne produisent aucun son dans leur gosier. 8. Ils leur ressemblent, ceux qui les fabriquent ; Tous ceux qui se confient en elles. |} Retour à la liste des locutions latines.
Odi et amo Catulle, Poèmes, 85. [Traduction : Maurice Rat ; Paris, Garnier, 1931.]
Odi et amo. Quare id faciam, fortasse requiris. Nescio, sed fieri sentio et excrucior.
Je hais et j'aime. – Comment cela se fait-il ? demandez-vous peut-être. – Je l'ignore ; mais je le sens, et c'est là un supplice.
Nota : texte mis en musique par Carl Orff (1943).
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Omnia mea mecum porto Cicéron, Les Paradoxes, 1, 1, 8. [Traduction : Collection des auteurs latins publiée sous la direction de M. Nisard, tome I ; Paris, Dubochet, 1840.]
{| class="wikitable" | |Je ne dirai jamais qu'en perdant un troupeau ou des meubles on perd des biens, et je citerai souvent avec éloge l'un des sept sages, Bias, à ce que je crois, dont la patrie, Priène, venait de tomber aux mains des ennemis. Tous ses concitoyens fuyaient, emportant avec eux le plus qu'ils pouvaient ; on l'engage à suivre leur exemple : « C'est ce que je fais, repart-il, car je porte tous mes biens avec moi.» Il regardait comme des jouets de la fortune tous ces "biens" selon notre langage. […] Ce qui est droit, honnête et vertueux, est, selon moi, le seul bien. |} Retour à la liste des locutions latines.
Notes et références
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