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« Table rase. » Les Romains écrivaient sur une planchette recouverte de cire appelée "tabula" ; faire "tabula rasa" c'était araser la cire pour en effacer tous les écrits. Le philosophe John Locke compare l'esprit des jeunes enfants à une "tabula rasa" où tout est à écrire.

« Tel quel. »

« Aux retardataires, il reste les os. » Métaphore pour dire qu'il ne faut pas s'engager trop tard dans une affaire.

« Connais-toi toi-même. » Traduction latine de la formule grecque γνῶθι σεαυτόν (gnôthi seautón). Une autre formule latine de même sens est Nosce te ipsum.

« Temps héroïques. » Période de l'histoire de Grèce ancienne comprise entre les temps mythologiques de la Titanomachie et la période (relativement) historique de la Guerre de Troie.

« Les temps changent et nous aussi changeons avec eux. » La formule latine est un hexamètre.

« Lorsque viendra l'orage, tu seras seul. » Ovide, Tristes, 1, 9, 5. La formule complète d'Ovide (un distique élégiaque) est la suivante : Donec eris felix, multos numerabis amicos ; tempora si fuerint nubila, solus eris. « Tant que tu seras heureux, tu compteras de nombreux amis ; mais que viennent les temps sombres, tu seras seul. »

« S'adapter, s'accommoder aux circonstances. »

« Le temps destructeur, l'homme plus destructeur encore. » Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, III, 1. Hugo écrit : "Sur la face de Notre-Dame de Paris, de cette vieille reine des cathédrales, à côté d'une ride, on trouve toujours une cicatrice : Tempus edax, homo edacior ; ce que je traduirais volontiers ainsi : « Le temps est aveugle, l'homme est stupide. »"

« Le temps détruit toute chose. » Ovide, Les Métamorphoses, 15, 234.

« Le temps s'enfuit. » Virgile, Géorgiques, 3, 284. Formule inscrite fréquemment sur les cadrans solaires, les horloges et les cloches.

« Le temps s'enfuit, les heures s'envolent. » Formule latine imitée par Lamartine (Le Lac, vers 21-22) : "Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! suspendez votre cours."

« Le temps, maître de toute chose. »

Littéralement : « Je tiens le loup par les oreilles. » C'est-à-dire : « Je suis dans l'embarras. » Térence, Le Phormion 506. Voir ici le texte de Térence qui explicite l'expression. L'expression est inusitée en français ; l'expression française voisine : "tenir le taureau par les cornes" a un sens différent ("maîtriser la situation"). Peut-être à rapprocher de l'expression "tenir le tigre par la queue" ?

« Je te tiens, Afrique. » Suétone, Vie des douze césars, Vie de Jules César, 59, 1. Selon Suétone, paroles de César lorsqu'il aborda les côtes d'Afrique. Voir ici le texte de Suétone.

« Date à partir de laquelle. » Formule usitée en droit et dans les sciences historiques. Date à partir de laquelle un événement s'est nécessairement produit. Synonyme de Terminus post quem. Voir aussi Terminus ad quem

« Date jusqu'à laquelle. » Formule usitée en droit et dans les sciences historiques. Date avant laquelle un événement s'est nécessairement produit. Synonyme de Terminus ante quem. Voir aussi Terminus a quo

« Date avant laquelle. » Formule usitée en droit et dans les sciences historiques. Date avant laquelle un événement s'est nécessairement produit. Synonyme de Terminus ad quem. Voir aussi Terminus post quem

« Date à partir de laquelle. » Formule usitée en droit et dans les sciences historiques. Date à partir de laquelle un événement s'est nécessairement produit. Synonyme de #Loc-Terminus a quo. Voir aussi #Loc-Terminus ad quem

« Terre du sud inconnue. » Premier nom donné à l'Australie.

« Terre, lieu inconnu ; à découvrir. » Métaphore – voire lieu commun – pour désigner un domaine du savoir inexploré ou encore inconnu : "Le fonctionnement du cerveau humain, terra incognita" ; une information manquante : "Le programme de M. X pour les prochaines élections : terra incognita".

« No man's land. » Zone neutre sur laquelle ne s'exerce l'autorité de personne.

« Terrible est ce lieu. ». Cette formule – tirée du Songe de Jacob, Genèse, 28, 17 – se complète par : Hic domus Dei est et porta Cæli « C'est ici la maison de Dieu et la porte du Ciel. » Elle figure à l'entrée de différentes églises, notamment l'église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-le-Château.

Littéralement : « Le tiers n'est pas donné. » Mieux traduit : « Un tiers terme n'est pas admis. » Axiome de la Logique indiquant qu'une proposition logique ne peut avoir que deux valeurs : vraie ou fausse.

« Un témoignage unique est un témoignage nul. » Adage de droit romain mieux traduit : « Un seul témoin, pas de témoin. ».

« Je crains les Grecs, surtout quand ils portent des offrandes. » Virgile, l'Énéide, 2, 49. Cette locution qui, hors contexte, a l'apparence d'un cadavre exquis a survécu, dans les cours de latin, comme exemple traditionnel de l'emploi de et au sens de conjonction concessive : "quoique", "même", "surtout"…

« Je crains l'homme d'un seul livre. » Formule attribuée à saint Thomas d'Aquin. Celui qui ne connaît qu'un seul livre mais le possède parfaitement peut être un adversaire redoutable.

« Chacun suit le penchant qui l'entraîne. » Virgile, Les Bucoliques, 2, 65.

« Il faut trois personnes pour faire une société. » Dans le droit de Justinien , il faut trois personnes au moins pour former un collège ou une société admise à parler collectivement.

« Trêve de Dieu. » Décret de l'Église médiévale selon lequel tous les combats devaient cesser durant le Sabbat, c'est-à-dire du jeudi soir au lundi matin.

« Toi aussi mon fils ! » Mots traditionnellement attribués dans le monde francophone à Jules César tombant sous les coups de Brutus (traduction de Lhomond). Les anglo-saxons retiennent la formule de Shakespeare : Et tu Brute ?. L'épisode est relaté par Suétone, Vie des douze Césars, Vie de Jules César 82, 3. César aurait dit, en grec : (Kaì sú, téknon). Voir ici ou sur wikisource le récit de Suétone, en latin et en français.

« J'ai été comme toi ; tu seras comme moi. » Épitaphe figurant sur les pierres tombales destiné à rappeler au passant le caractère inéluctable de la mort ; forme de memento mori.

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Références

Teneo lupum auribus Térence, Le Phormion, 506. [Traduction : Site de Philippe Remacle http://www.remacle.org)

{| class="wikitable" | |Oui, je tiens, comme on dit, le loup par les oreilles ; car je ne sais comment le lâcher, ni comment le retenir. |} Retour à la liste des locutions latines.

Teneo te Africa Suétone, Vie des douze Césars, Vie de Jules César, 59, 1. [Traduction : Université catholique de Louvain.]

{| class="wikitable" | |Jamais un scrupule ne lui fit abandonner ou différer une seule de ses entreprises. Quoique la victime du sacrifice eût échappé au couteau, il ne remit pas son expédition contre Scipion et Juba. Bien plus, étant tombé en sortant de son vaisseau, il tourna dans un sens favorable ce présage et s'écria: "Afrique ! je te tiens". |} Retour à la liste des locutions latines.

Tu quoque mi fili Suetone, Vie des douze césars, Vie de Jules César 82, 3. [Traduction : Université catholique de Louvain.]

{| class="wikitable" | |Il fut ainsi percé de vingt-trois coups. Au premier seulement, il poussa un gémissement, sans dire une parole. Toutefois, quelques auteurs rapportent que, voyant s'avancer contre lui Marcus Brutus, il dit en grec : "Et toi aussi, mon fils !" Quand il fut mort, tout le monde s'enfuit, et il resta quelque temps étendu par terre. Enfin trois esclaves le rapportèrent chez lui sur une litière d'où pendait un de ses bras. |} Retour à la liste des locutions latines.

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