Le baron Henri Guillaume, né à Amiens le et mort à Ixelles le , est un aristocrate, général, historien et ministre belge.
Biographie Henri Louis Gustave Guillaume, né à Amiens le , est le fils d'un directeur des contributions. Son grand-père était capitaine du génie dans l'armée de la République française. En 1851, il épouse Cécile Engler (1832-1911) qui donne deux fils, l'un ministre plénipotentiaire et l'autre inspecteur-général au ministère des Finances. La famille Guillaume issue d'Henri Guillaume compte de nombreux diplomates de haut rang dont Jules Guillaume.
Lors de la révolution belge de 1830, il se met à Charleroi à disposition du capitaine Léonard Greindl qui obtient la reddition de la forteresse de Charleroi aux mains de la garnison hollandaise. Il devient le secrétaire de Greindl. En récompense, il est nommé le sous-lieutenant au 3e régiment de Ligne auquel appartient précisément Greindl. Il est successivement promu lieutenant en 1831 et capitaine en 1837. En 1843, il est nommé répétiteur à l'École militaire récemment créée. Il gravit ensuite les échelons : major en 1849 et lieutenant-colonel en 1853.
Au niveau du ministère de la Guerre, il est désigné en 1846 à la division du personnel, en 1853 chef de cabinet puis, en 1862, directeur du personnel du ministère de la Guerre. Il poursuit ensuite son ascension dans les grades, général-major en 1863 et lieutenant-général en 1871, le grade le plus élevé dans la hiérarchie militaire. Entretemps, le roi Léopold II s'est attaché ses services comme aide de camp. De 1868 à 1872, ce dernier le charge de négocier la création d'une société industrielle, financière et commerciale grâce à laquelle la Belgique établirait des contacts avec la Chine et le Japon.
De 1870 à 1873, il est ministre de la Guerre dans le gouvernement Malou où il défend l'introduction du service personnel obligatoire à court terme calqué sur le modèle de l'armée prussienne. À cela, s'ajoutent en 1872 ses fonctions de gouverneur de l'Académie militaire qui lui assure notamment la haute sur la nouvelle École de guerre et de l'École militaire. L'académie militaire et son poste de gouverneur étant supprimés en 1873, il est nommé inspecteur des écoles d'infanterie. Il est déchargé de cette fonction en 1874 et est admis à la retraite en .
Ses occupations à l'École militaire et au ministère de la Guerre lui ont permis de rassembler l'abondante documentation nécessaire à l'écriture de nombreux ouvrages sur l'histoire des anciens régiments belges sous domination étrangère. En 1867, il était nommé membre de l'Académie royale de Belgique et, en 1875, directeur de la classe des Lettres de cette institution.
À la suite de son décès à Ixelles le , il reçoit des funérailles officielles à l'église Saint-Boniface d'Ixelles et est inhumé au cimetière de Laeken.
Hommages et distinctions En 1873, il est anobli à titre héréditaire avec le titre de baron et prend comme devise : « Noble de par son travail ».
Parmi les nombreuses décorations qui lui ont été décernées, il était : ; Chevalier de l'ordre de Léopold d'Autriche ; Chevalier de l'ordre de Dannebrog de Danemark ; Commandeur de l'ordre de Charles III d'Espagne, etc. Sélection d'oeuvres Essai sur l'organisation d'une armée de volontaires,(1850) Histoire des gardes wallonnes au service d'Espagne (1858) La vérité sur le canon rayé, (1861) Histoire du régiment de Latour (1862) Histoire de l'organisation militaire sous les ducs de Bourgogne Histoire des bandes d'ordonnance des Pays-Bas (1873) Histoire de l'infanterie wallonne dans la Maison d'Espagne (1500-1800) (1878) Histoire des régiments nationaux des Pays-Bas au service d'Autriche (1877) Il a également traduit deux tomes des Commentaires écrits par Bernardino de Mendoça pour la Société d'histoire de Belgique, Bruxelles, 1860-1863.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Louis De Larolière, Panthéon militaire du mémorial des généraux du service de santé & intendants en chef, Etablissement typographique et lithographique de C. De Laroière, Bruges 1880, pp. 483 à 491. Biographie nationale, Tome 7, Bruxelles, 1880-1893, col 188 - 191. Général Charles Rouen, L’Armée belge. Exposé historique de son organisation, de ses costumes et uniformes, de son armement et de sa tactique depuis les temps primitifs jusqu’à nos jours, Bruxelles, Lyon-Claesen, 1896. A. Duchesne, Henri-Louis-Gustave baron Guillaume'', in: Biographie nationale de Belgique, T. XXXVIII, Brussel, 1973, col. 289-299
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