Joseph Saturnin de Peytes, écuyer, seigneur de MontcabrierEdmond Cabié, Notes historiques sur Montcabrier, dans Revue historique, scientifique et littéraire du département du Tarn, 1883, volume, (lire en ligne), né à Toulouse le et mort au château de Beaucru, à Roquettes le est un contre-amiral français.

Vie familiale Joseph Saturnin de Peytes, écuyer, seigneur de Montcabrier (également nommé Joseph Saturnin de Peytes de Montcabrier) est né à Toulouse le et mort à Toulouse le . Il épouse à Toulouse le , Marie Joséphe Tannique de Saint-Lanne, fille de Jean Tannique de Saint-Lanne et de Françoise du Perron, dont il a une descendance importante.Étienne-Léon de Lamothe-Langon, Alexandre Du Mège, J. Théod Laurent-Goss, TBiographie Toulousaine, ou Dictionnaire historique des personnages qui ... se sont rendus célèbres dans la ville de Toulouse, ou qui ont contribué à son illustration, Volume 2, , Michaud, 1823, .Albert Révérend (vicomte), Jean Tulard, Titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830, , H. Champion, 1974..

Il meurt le au château de Beaucru, appartenant à son gendre, le comte de Lacary. Il est inhumé à Roquettes (Haute-Garonne). Sur la pierre tombale, il est écrit :

Carrière dans la marine Il a été élève de l'école de Sorèze entre 1750 et 1755. Entré à dans les Gardes de la marine, il combat durant la guerre de Sept Ans à bord du Vaillant dans le détroit de Gibraltar et se distingue particulièrement en juin 1759 lorsque la Royal Navy canonne l'anse de Sablettes (Toulon). Nommé enseigne des vaisseaux du roi en 1765, il est lieutenant et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1777.

Il fait la campagne d'Amérique sous l'amiral de Grasse, il fait partie de la division employée à la prise de Saint-Christophe, à bord du Triomphant, les 9 et ; son commandant ayant été tué au début de la seconde action, il reçoit du marquis de Vaudreuil le commandement provisoire du navire, commandement qui lui fut confirmé par le roi en raison de sa conduite dans cette affaire. Il y reçoit une troisième blessure et le grade de capitaine de vaisseau.. Il est membre de la Société des Cincinnati de France.

Il est chargé en 1789 de protéger le commerce français près du banc de Terre-Neuve puis en 1790 au commandement de la station de Saint-Domingue, il rentre en France l'année suivante.

Destitué comme noble en 1791 et ses biens mis sous séquestre, il demeure en France malgré les dangers qu'il y court, ne pouvant se résoudre à porter les armes contre son pays ; incarcéré sous la Terreur, il subit une longue détention de plusieurs mois, puis est élu en 1799 conseiller général de la Haute-Garonne.

Invention du vigigraphe En 1798, alors qu'il est « chef du mouvement des ports », il invente avec Laval le « télégraphe marin » ou « vigigraphe »Henri-Gabriel Duchesne, Dictionnaire de l'industrie, , 1800, Étienne Gabriel Peignot, Dictionnaire raisonné de bibliologie, contenant l'explication des principaux termes relatifs a la bibliographie (etc.), , Renouard, 1804, , le terme de « vigigraphe » étant fait de « vigie » (sentinelle) et du grec « » (écrire)Lunier, Dictionnaire des sciences et des arts, , Étienne Gide, 1805, . Claude Chappe avait inventé le télégraphe en 1791. Cet appareil ne donnait que , ce qui était insuffisant pour les besoins de la marine. Le vigigraphe permet un million de signauxEncyclopédie des jeunes étudiants & des gens du monde ou Dictionnaire raisonné des connaissances humaines des mœurs & des passions, Volume 2, Vigigraphe, , 1835, . L'intérêt réside également dans le fait qu'il peut être installé en , des essais sont d'abord réalisés à Rochefort sur une distance de Encyclopédie du dix-neuvième siècle : répertoire universel des sciences des lettres et des arts, avec la biographie et de nombreuses gravures. Tome 22, , 1870, Revue encyclopédique: ou Analyse raisonnée des productions les plus remarquables dans la littérature, les sciences et les arts, , Revue encyclopédique, 1798, puis entre Paris (du haut de la tour de l'église Saint-Roch) et Le HavreIgnace Urbain J. Chappe, Histoire de la télégraphie, , 1824, La télégraphie aérienne de « A à Z », .. La présentation de cette invention provoque des frictions avec Claude Chappe, également affecté par les inventions des systèmes concurrents. Claude Chappe se suicide en 1805. Mais en 1810, Laval et Joseph Saturnin de Peytes de Montcabrier font partie des auteurs du rapport officiel faisant l'éloge de l'invention de ChappeP. G. Aigueperse, Biographie des grands hommes de l'Auvergne, , 1834, .

Descendance

Distinctions thumb|Buste de Saturnin de Peytes de Montcabrier, à l’École militaire de Sorèze Sous la restauration, il reçoit de Louis XVIII le grade et la pension de retraite de contre-amiral avec la grand-croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et le titre de comte par ordonnance du . Il est chevalier de l'ordre de Cincinnatus (General Society of the Cincinnati).

Le , lors des fêtes de Pentecôte, l’École militaire de Sorèze lui rend hommage et inaugure son buste.

Pour approfondir Bibliographie Edmond de Rivières (Baron.), Les Grands marins de l'Albigeois. Les de Peytes-Montcabrier (1741-1833). Le comte Joseph-Saturnin de Peytes-Montcabrier (1741-1818). Le comte Henri de Peytes-Montcabrier (1766-1833). Généalogie des de Peytes-Montcabrier, 1905. Notice consacrée aux faits d'armes de Joseph Saturnin de Peytes-Montcabrier in Biographie Toulousaine, ou Dictionnaire historique des personnages qui ... se sont rendus célèbres dans la ville de Toulouse, ou qui ont contribué à son illustration, Volume 2 par Étienne-Léon de Lamothe-Langon, Alexandre Du Mège, J. Théod Laurent-Goss, , Michaud, 1823, . Ludovic de Contenson, La Société des Cincinnati de France et la guerre d'Amérique (1778-1783), éditions Auguste Picard, Paris, 1934, (lire en ligne) Jean Audy, Les deux amiraux de Montcabrier, Bonnafous, 1957, 137 pages.

Articles connexes Famille de Peytes de Montcabrier

Liens externes

Association Sorézienne : Joseph-Saturnin Comte de Peytes de Montcabrié

Notes et références Notes

Références Ouvrages Jules Vilain, La France moderne - Haute-Garonne et Ariège réimpression 1982 de l'édition 1911-1913.

Autres sources

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