Frédéric Rimbaud, né le à Dole (Jura), et mort le à Dijon (Côte-d'Or), est un officier du d'infanterie français, ayant participé à la conquête de l'Algérie, où il est aussi administrateur, écrivain, journaliste, linguiste et ethnologue, ainsi qu'à la guerre de Crimée et à la campagne d'Italie. Il est le père du poète Arthur Rimbaud.
Vie privée Origines et jeunesse Frédéric Rimbaud est né le à Dole (Jura)., d'une famille originaire de Bourgogne et de Franche-Comté.
Son père est Didier Rimbaud, tailleur de vêtements, né le à Dijon (Côte-d'Or), mort le à Dole, et sa mère est Catherine Taillandier, née le à Dole, morte le dans cette même ville.
Son enfance et sa jeunesse restent cependant très mal connues, et il manque encore une biographie de référence sur la vie de Frédéric Rimbaud, malgré plusieurs notices assez détaillées et ..
Mariage et descendance Peu après son arrivée à la garnison de Mézières en , Frédéric Rimbaud rencontre lors d'une sortie dominicale au square de Charleville, Marie Catherine Félicité Vitalie Cuif, née le à Roche (Ardennes). Elle est issue d'une famille de paysans ardennais aisés mais ne semble pas pourvue de grands attraits physiques. Il l'épouse quelques mois plus tard, le à Charleville (Ardennes). Le couple s'installe au 12 rue Napoléon, aujourd'hui rue Pierre Bérégovoy.
De cette union naissent : Jean Nicolas Frédéric, dit « Frédéric », né le et décédé en Il eut quatre enfants, parmi lesquels : Émilie Rimbaud Teissier (-?), Léon Rimbaud () et Nelly Rimbaud Lecourt (, Attigny-?). ; Jean Nicolas Arthur, dit « Arthur », né le – le futur poète Arthur Rimbaud ; Victorine Pauline Vitalie, née le et décédée le mois suivant ; Jeanne Rosalie Vitalie, dite « Vitalie », née le ; Frédérique Marie Isabelle, dite « Isabelle », née le .
La carrière militaire et l'esprit baroudeur de Frédéric Rimbaud font de lui un mari et un père absent. Ce n'est d'ailleurs que lors de ses brèves permissions qu'il conçoit ses quatre enfants puînés.
À la naissance de sa fille cadette, Isabelle, en , le capitaine, écoutant son goût de l'aventure et las de l'austérité de sa femme, quitte définitivement le foyer conjugal.
Cette décision a de grandes répercussions sur ses enfants, notamment sur Arthur, qui transcrit son sentiment d'abandon dans ses poèmes, et passe sa vie, sur les traces de son père, à essayer de comprendre ce qui a bien pu l'attirer au point de le détourner de sa famille.
Mais l'influence de Frédéric Rimbaud sur Arthur Rimbaud, encore peu étudiée, va sans doute bien au-delà. Un poème de jeunesse comme Jugurtha en est une bonne illustration, comme l'attraction permanente du poète pour l'Orient, qu'il appelle .
Mort Frédéric Rimbaud meurt à l'âge de , le , à Dijon (Côte-d'Or)., au 3 petite place Saint-Bernard (actuelle place Dupuis), où il vivait depuis .
Vie professionnelle Armée Frédéric Rimbaud entre dans l'infanterie, comme simple recrue, en . Il est alors âgé de . Doté d'une bonne instruction et d'une intelligence certaine, il est presque aussitôt promu sergent-major. En , il obtient le grade de lieutenant et est envoyé à Oran, en Algérie, où il participe à la conquête du pays, ainsi qu'à l'expédition du Maroc, en , contre les troupes d'Abderrahmane ben Hicham, soutenant les Algériens dans leur lutte contre la domination française. En , Frédéric Rimbaud est rapatrié, promu capitaine en , et affecté à la garnison de Mézières, dans les Ardennes. En , il reçoit, pour les postes occupés en Algérie, la distinction de Chevalier de la Légion d'honneur.. Jusqu'en , il participe épisodiquement à la guerre de Crimée, opposant le Royaume-Uni et la France à la Russie, et pour laquelle il reçoit la médaille de Crimée. De retour de Crimée, le capitaine est affecté à Grenoble. En , il participe à la campagne d'Italie, guerre d'indépendance opposant la France et le royaume de Piémont-Sardaigne à l'empire d'Autriche, pour laquelle il reçoit la médaille de la valeur militaire sarde. En , Frédéric Rimbaud quitte l'armée pour se retirer près des racines paternelles, à Dijon, en Côte-d'Or.
Administration coloniale Outre ses devoirs militaires, Frédéric Rimbaud occupe plusieurs postes de confiance au Bureau politique algérien. En , il est nommé chef du Bureau arabe de Sebdou. Son travail consiste à envoyer régulièrement des rapports sur la situation politique (notamment à surveiller les mouvements d'Abd el-Kader), les nouvelles et les rumeurs circulant dans le district, mais aussi à légiférer, maintenir l'ordre et collecter les impôts du district.
Vie intellectuelle En parallèle de son travail en Algérie, Frédéric Rimbaud commet quelques écrits, aujourd'hui disparus, tels que Correspondance militaire, Éloquence militaire, comparant les orateurs anciens aux contemporains, ou Livre de Guerre, évoquant ses campagnes ; ainsi que des articles pour le journal L'Écho d'Oran.
Enfin, arabophile, il réalise aussi une traduction du Coran, ainsi qu'une grammaire.
Dans les années , tandis qu'il est en retraite, Frédéric Rimbaud publie des articles patriotiques dans Le Progrès de la Côte d'Or et dans La Côte-d'Or.
Ces textes, cette arabophilie, cette connaissance du Coran et ce rapport singulier à l'Algérie, et plus largement à l'Orient, ont eu une influence décisive sur le poète Arthur Rimbaud.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie .
Notices sur Frédéric Rimbaud dans des dictionnaires consacrés à son fils :
Sources centrées sur Frédéric Rimbaud, sa relation avec son fils, et les conséquences sur la psychologie et l'œuvre de celui-ci : . .
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Sources sur la généalogie d'Arthur Rimbaud :
Liens externes
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