Yvette Hornère, dite Yvette Horner, est une accordéoniste., pianiste et compositrice française, née le à Tarbes et morte le à CourbevoieRelevé des fichiers de l'Insee..
Vainqueur de la Coupe mondiale de l'accordéon en 1948 puis lauréate du grand prix du disque de l’académie Charles-CrosGrand prix du disque de la chanson française, catégorie « Chanson ». en 1950, elle établit sa popularité en accompagnant la caravane du Tour de France à onze reprises.
Durant sa carrière, longue de soixante-dix ans, Yvette Horner donne plus de deux mille concerts et réalise cent cinquante disques, dont les ventes cumulées s'élèvent à trente millions d'exemplaires.
Biographie Origines familiales Yvette Horner (née Yvette Marie Eugénie Hornère, patronyme modifié par sa mère qui trouvait cela plus « commercial »Fiche d'Yvette Horner sur date-naissance.info.), passe quelques années de son enfance à Rabastens-de-Bigorre, où son père, Louis Hornère, est entrepreneur en bâtiment. Enfant unique, sa mère l'incite à faire de la musique. Son professeur, Marguerite Lacoste, lui enseigne ses premières notes de musique au piano.. Elle étudie la musique au conservatoire de Tarbes, puis au conservatoire de Toulouse où, âgée de , elle obtient un de piano. Sa mère l'oblige à abandonner son instrument pour l'accordéon chromatique, lui disant : « des accordéonistes femmes, il n'y en a pas, et là tu te feras une situation ». Au long de sa vie, Yvette Horner garde la nostalgie de son premier instrument., avec lequel elle enregistre même en 1950 un récital d'œuvres classiques sur l'album 33 tours Le Jardin secret d'Yvette Horner, et se produisant maintes fois en pianiste lors d'émissions télévisées, Archive INA 1983., Archive INA 1994..
Cependant, elle fait ses débuts au Théâtre Impérial de Tarbes (renommé par la suite Théâtre des Nouveautés), qui appartient à sa grand-mère paternelle.
La jeune fille commence à se produire dans les casinos sur lefigaro.fr.. Son éducation se poursuit à Paris, où elle est l'élève de Robert Bréard sur societe.sacem.fr..
Premiers prix Elle participe à Paris, en 1937, au concours international de l'accordéon qui se dispute à Paris, au Moulin de la Galette et qui est organisé par l'Association internationale des accordéonistes. Elle finit deuxième derrière André Beauvois et devant Freddy BaltaLe Petit Journal du 3 juin 1937 (gallica.bnf.fr)., page 49..
En 1938 le premier championnat du monde d'accordéon organisé par l'Association internationale des accordéonistes se dispute au Moulin de la Galette à Paris et elle y participe et finit troisième derrière Freddy Balta et André Lips. Ce championnat du monde réunit les joueurs d'accordéon chromatique et diatoniqueLe Petit Journal 10 juin 1938 (retronews.fr).L'égalité de Roubaix-Tourcoing du 14/06/1938 (bn-r.fr)Prize Winners : Coupe Mondiale (accordions.com)..
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Elle donne son premier concert en 1947 à Paris, et remporte en 1948 le championnat du monde d'accordéon, qui est renommé Coupe mondiale de l'accordéon. Le grand prix international d'accordéon de Paris lui est attribué en 1950.
Carrière artistique vignette|redresse|Yvette Horner en compagnie de Gastone Nencini, le 28 juin 1960, lors du Tour de France cycliste. En 1950, elle reçoit le grand prix du disque de l’académie Charles-Cros pour l'album Le Jardin secret d'Yvette Horner, récital d'œuvres classiques interprétées au piano et à l'accordéon.
En 1952, la société Calor, qui sponsorise le Tour de France, lui propose d'accompagner la course, ce qui lance sa carrière. Elle joue sur un podium à l'arrivée de chaque étape. Coiffée d'un sombrero et juchée sur le toit d'une Citroën Traction Avant aux couleurs de la marque Suze, elle réitère les années suivantes, accompagnant au total onze fois le Tour de France (de 1952 à 1963). Elle est également reine des Six jours de Paris en 1954.
En 1966, elle est mentionnée au début de la chanson Les Élucubrations d'Antoine.
Au titre de curiosité, lors de la commercialisation de la Renault 12 en 1969, la presse surnomme son volant « Yvette Horner » en raison de sa partie centrale rappelant la forme d’un accordéon.
Dans les années 1980, elle change la couleur de ses cheveux, passant de brune à rousse, et adopte des tenues de scène plus extravagantes (telles que la célèbre ) créées par le couturier Jean-Paul Gaultier, qui en fait l'une de ses égéries.
En 1987, elle devient la marraine du club d'accordéon de Doudeville, le Cany-Accordéon-Club, dirigé par sa fondatrice, Annie Lacour, qui travailla à la Schola Cantorum de Paris pendant cinq ans.
En 1989, elle prend part aux célébrations du Bicentenaire de la Révolution en se produisant sur la place de la Bastille. L'année suivante, elle est la vedette d'une revue au Casino de Paris. Dans les , elle se produit sur scène en compagnie de Marcel Azzola puis collabore avec le chorégraphe Maurice Béjart lorsque celui-ci monte le ballet Casse-Noisette de Tchaïkovski au théâtre du Châtelet en 1999..
En 2005 paraît son autobiographie, intitulée Le Biscuit dans la poche. En , la musicienne entame un documentaire sur sa vie avec le réalisateur canadien Damian Pettigrew. Son album Double d'Or sort en 2007. En 2009, elle prend part à la tournée La plus grande guinguette du monde.
En 2011, l'accordéoniste est invitée par le chanteur Julien Doré à participer à l'enregistrement de son album Bichon. Un nouvel album d'Yvette Horner, intitulé Hors Norme, est édité en . Il est réalisé par Patrick Brugalières. Parmi les artistes invités figurent Lio, Didier Lockwood, Richard Galliano et Marcel Amont. La pochette est illustrée par Jean-Paul Gaultier.
Elle donne son dernier concert en 2011.
Durant sa carrière, l'accordéoniste donne plus de . Yvette Horner enregistre pour les labels Pathé-Marconi, CBS et Erato. Sa discographie compte , dont les ventes ont atteint les 30 millions d'exemplaires.
Décès et sépulture Yvette Horner meurt le à Courbevoie, à l'âge de . , déclare son agent, Jean-Pierre Brun..
Elle est inhumée au cœur du cimetière Saint-Jean à Tarbes (Hautes-Pyrénées).
Neuf mois après son décès, une statue la représentant est posée sur son monument funéraire. C’est à la demande de cette dernière que le sculpteur Yves Lacoste a réalisé cette pièce pour un hommage à son public mais aussi à ses parents, à son mari, à ceux qui l'ont aidée dans ses efforts pour accéder à la notoriété. L'œuvre est grandeur nature (soit 1,54 m), avec une Yvette Horner portée par des mains qui l'applaudissent, émergeant d'un cocon et empoignant un accordéon, réplique directe de celui qu'elle utilisait pour l'un de ses morceaux préférés sur ladepeche.fr..
Vie privée La musicienne épouse le à Vielle-Adour dans les Hautes-Pyrénées René Droesch (1915-1986), originaire de Bourg-en-Bresse, footballeur aux Girondins de Bordeaux, qu'elle a rencontré en 1936. Droesch interrompt sa carrière pour devenir son manager, son mari et la décharger des « soucis matériels ». Yvette Horner a regretté de ne pas avoir eu d'enfant avec son mari, mort le à Créteil.
En 2005, l'accordéoniste vend la maison de Nogent-sur-Marne où elle avait vécu durant une cinquantaine d'années. Elle met aux enchères à l'hôtel Drouot des objets personnels, dont sa collection de robes Jean Paul Gaultier. La vente se tient au profit de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et d'une association de lutte contre le cancer. Après la vente de sa maison de Nogent, l'artiste vit dans une résidence pour personnes âgées située à Paris.
Décorations
Le , Yvette Horner est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur, au titre de puis est faite chevalier de l'ordre le . Elle est promue au grade d'officier le , au titre de Décret du portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur. puis est faite officier de l'ordre le . Elle est promue au grade de commandeur dans l'ordre le au titre de Décret du portant promotion dans l'ordre national de la Légion d'honneur. puis est faite commandeur de l'ordre le par le Président de la République Nicolas Sarkozy.
Le , Yvette Horner est nommée directement au grade de commandeur dans l'ordre national du Mérite, au titre de Décret du portant promotion et nomination dans l'ordre national du Mérite. puis est faite commandeur de l'ordre le par la ministre de la Culture Catherine Tasca.
Style musical Selon Maurice Béjart, Yvette Horner .
Durant sa carrière, elle aborde de nombreux styles musicaux, ce qui l'amène à collaborer avec le pianiste classique Samson François, le trompettiste de jazz Jac Berrocal, ou encore l'harmoniciste américain Charlie McCoy, avec lequel elle enregistre à Nashville un album d'inspiration . En 1990, elle sort même un single d'inspiration eurodance, , qu'elle joue avec le DJ Andy Shafte.
Discographie SourceLa discographie en image de 1947 à 2012 sur Encyclopédisque. Albums
Palmarès Deuxième du Concours international, à Paris en 1937 Troisième du championnat du monde d’accordéon, à Paris en 1938 Vainqueur de la Coupe mondiale de l'accordéon, à Lausanne en 1948 Grand prix de l'académie Charles-Cros, en 1950 Grand prix international d'accordéon de Paris, en 1950 Grand prix international d'accordéon de Paris, en 1953Décès d'Yvette Horner, , .
Filmographie 1994 : Prêt-à-porter de Robert Altman : elle-même (non créditée) 1998 : Charité biz'ness de Thierry Barthes et Pierre Jamin : elle-même 2000 : (téléfilm) de Ross MacGibbon : Fairy Godmother
Publication
Hommages et postérité vignette|redresse|Rue de la commune de Tarbes hommage à Yvette Horner. Yvette Horner est citoyenne d'honneur des villes de Tarbes et de Nogent-sur-Marne. La promenade Yvette-Horner-Île-de-Beauté, qui longe la Marne et fait partie d'un circuit de grande randonnée, porte son nom depuis 2007. Le foyer du théâtre des Nouveautés de Tarbes, réplique de celui de l'Opéra Garnier, est baptisé en son honneur.
Une rue et une place de Tarbes portent son nom.
En 2008, le spectacle musical La Madone des dancings, les mille vies d’Yvette Horner, adapté par Eudes Labrusse et mis en scène par Dominique Verrier, est présenté au festival d'Avignon dans le cadre du festival « off ». Il s'inspire de la série radiophonique Les Grandes Histoires d'Yvette, produite par Sylvie Gasteau et diffusée en 2005 par France Culture. Le rôle d'Yvette Horner est interprété par l'actrice Antoinette Moya.
Références
Voir aussi Radio , par Péroline Barbet et Véronique Lamendour, émission Toute une vie, France Culture, 2021
Liens externes
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