La famille de Bazelaire est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Lorraine.

Elle compte parmi ses membres des magistrats, des avocats, des officiers et des généraux, des hommes d'Église, une femme de lettres et peintre.

De 1678 à 1792, la charge de lieutenant général au bailliage de Saint-Dié-des-Vosges fut occupée par des membres de cette famille.

Histoire Cette famille est mentionnée dans le Massif des VosgesLéopold Duhamel - Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 - Vosges - Tome II - De Veuve Gley - Épinal, 1867.

À la suite de la création du bailliage de Saint-Dié, le , par lettres patentes de Charles IV, duc de Lorraine et « pendant plus d'un siècle (1678 - 1792), la charge de lieutenant-général du bailliage fut occupée par des membres de la famille de Bazelaire ». Les premiers à exercer cette charge furent : Florent-Joseph Ier Bazelaire (de 1678 à 1710), son fils Charles Joseph (de 1710 à 1717) puis son frère, Charles Bazelaire (de 1717 à 1725)Edouard Ferry et Gaston Save - Sigillographie de Saint-Dié - Les de Bazelaire, 1678 - 1792 - Bulletin de la Société Philomatique Vosgienne, , 1888 - 1889 - Imprimerie L. Humbert - Saint-Dié, 1889 - page 214. Dans cet article il est précisé que le bailliage de Saint-Dié a été créé par Charles IV, duc de Lorraine en 1661 car « la ville était devenue trop importante pour continuer à dépendre du bailli de Nancy » et que « le titre de bailli est remplacé depuis 1678 (et jusqu'à la Révolution) par celui de lieutenant général civil et criminel qui comportait tous les attributs de l'autorité bailliagère ». (pages 212 - 214). Florent-Joseph III de Bazelaire de Lesseux (1710-1770), fils de Charles-Joseph et d'Anne-Thérèse d'AndlauDom Ambroise Pelletier - Nobiliaire de Lorraine et du Barrois, tome I - Thomas, Imprimeurs-libraires - Nancy, 1758 - page 41 (Lire en ligne). Sur la famille d'Andlau, voir ci-dessous la rubrique : Alliances, lieutenant général dès 1733 et subdélégué de l'intendant Chaumont de La Galaizière à Saint-Dié (à partir de 1739)Sur ce personnage et son rôle à la Subdélégation de Saint-Dié, voir la thèse de DES (Faculté des Lettres de l'Université de Nancy) de P. Clémendot - La Subdélégation de Saint-Dié au - Chapitre II : Les Subdélégués de Saint-Dié, in : Bulletin de la Société Philomatique Vosgienne - , 1934 - Imp. Établ. C. Cuny - Saint-Dié, 1935 - pages 33 et suiv., grand-maître des Eaux et Forêts, conseiller intime de Stanislas, duc de LorraineEdouard Ferry et Gaston Save - Sigillographie de Saint-Dié - Les de Bazelaire, 1678 - 1792 - Bulletin de la Société Philomatique Vosgienne - , 1888 - 1889 - Imprimerie L. Humbert - Saint-Dié, 1889 - page 215, bailli royal en 1751, se voit confier la surveillance de la reconstruction de la ville de Saint-Dié, après le grand incendie de 1757Fernand Baldensperger - La reconstruction de Saint-Dié en 1757 - Bulletin de la Société Philomatique Vosgienne - et , 1929 - 1930 - Imprimerie C. Cuny - Saint-Dié, 1930 - page 19. Il épouse en 1733 Charlotte, baronne de RedoubtéCharlotte de Redoubté (1713 - 1797), fille de Charles Nicolas Joseph de Redoubté de Mortagne (1679 - 1756), grand maître des Eaux et Forêts, conseiller d'État en 1721, créé baron en 1727. Voir : Léopold Duhamel - Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 - Vosges - Tome II - De Veuve Gley - Épinal, 1867 - page 531 . Également : Henry Bardy - Le petit Saint-Dié - in : Miscellanées - C. Cuny - Saint-Dié, 1901 - page 12 (BNF - Gallica).

Des quinze enfants issus de ce mariageLéopold Duhamel - Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 - Vosges - Tome II - De Veuve Gley - Épinal, 1867, pages 531 - 537, sept survécurent, dont : Louis Joseph (né en 1737), officier au régiment de Navarre, puis lieutenant des maréchaux de FranceVoir : Gouvernement militaire de la province - Lorraine, in : Louis de La Roque, , Édouard de Barthélemy - Catalogue des gentilshommes de Lorraine et du duché de Bar (1789) - E. Dentu, libraire - Paris, 1863 - page 45 (BNF - Gallica. Voir également : Bulletin de la Société Philomatique Vosgienne - année 1888 - 1889 - Imprimerie L. Humbert - Saint-Dié, 1889 - page 220 (BNF - Gallica) ; Charles Dominique de Neuvillers (né en 1738), officier au régiment de Champagne, tué à la bataille de Creweldt (1758)Voir : Jean-François Louis d'Hozier - « L'impôt du sang » in Le Cabinet historique, revue historique - tome IX - Paris, 1863 - page 121) (Lire en ligne) ; Marc Sigisbert (né en 1739), conseiller à la Cour souveraine de Lorraine et BarroisVoir : J.J. Lionnois - Histoire des villes vieille et neuve de Nancy depuis leur fondation jusqu'en 1788 - Tome - Chez Haener - Nancy, 1811 - page 345 - (BNF - Gallica), qui a fait la branche de Saulcy Louis de la Roque (sous la dir. de) - Bulletin héraldique de France - Volume X - Paris, 1891 - pages 14 - 15 ; et Charles Dominique de Lusse (né en 1747). Ce dernier succéda à son père dans la charge de lieutenant général au bailliage de Saint-Dié (1770)Voir : Henri Bardy - Les deux premiers maires de Saint-Dié - in : Bulletin de la Société Philomatique Vosgienne - année - Imprimerie Humbert , C. Cuny - Saint-Dié, 1901 - page 141 (BNF - Gallica). Arrêté comme parent d’émigré le , sous la Terreur, il fut l'un des dix otages de Saint-DiéComme otage, il fut retenu prisonnier à la maison de l’Évêché, à Saint-Dié, puis à la maison des Annonciades à Épinal, pendant près de vingt mois. Libéré en , il émigra avec son jeune fils Charles Dominique (1784 - 1815). En , sous l'Empire, il fut nommé Président du Tribunal civil de Saint-Dié. Voir : Henri Bardy - Les otages de Saint-Dié (19 avril 1793 - décembre 1794) - in Le Pays Lorrain - Nancy, 1906 - pages 298 et suiv.. Détails biographiques, dans : Henri Bardy - Les otages de Saint-Dié pendant la Terreur - 1793-1794 - in Miscellanées - Saint-Dié, 1906-1907 - pages 40 - 43. Élève à la faculté de droit de l’université de Strasbourg, Charles Dominique de Bazelaire soutint en 1764 ses thèses de licence en droit civil et canonique : De Testamenti Ordinatione ; De Jure Patronatus. Reproduction de la dissertation inaugurale sur le site de la Bibliothèque de la Eberhard Karls Universität Tübingen (Lire en ligne) avec son cousin, François Thibault de Ménonville, maréchal de campFrançois Thibault de Ménonville (1740 - 1816) était le fils de François Louis Thibault de Ménonville (1690 - 1751), conseiller du roi et de Marie Anne de Bazelaire de Lesseux (1713 - 1769). Maréchal de camp, il avait servi dans l'Armée d'Amérique avec Lafayette et Louis-Charles Hugo de Spitzemberg, son beau-frèreLouis-Charles Toussaint Hugo, seigneur de Spitzemberg (1736 - 1793), major au service du Grand Duc de Toscane, avait épousé en 1770 Marie-Catherine de Bazelaire de Lesseux (1744 - 1820), qui sera assassiné à Saint-Dié, le , lors d'une émeute révolutionnaireUn récit détaillé de l'émeute est donné dans : Félix Bouvier - Les Vosges pendant la Révolution - Berger-Levrault - Paris, 1885 - pages 236 et suiv.. Voir également : Henri Bardy - Les otages de Saint-Dié pendant la Terreur - 1793-1794 - in Miscellanées - Saint-Dié, 1906-1907 - page 35 et suiv.. Une stèle commémorant la mort de Hugo de Spitzemberg est placée à Saint-Dié : Saint-Dié Info - 18 septembre 2016. Sur ce personnage et la famille Hugo de Spitzemberg, voir la rubrique Alliances, ci-dessous.

La famille de Bazelaire a été admise au sein de l'Association d'entraide de la noblesse française en 1950.

Noblesse Il y a plusieurs thèses quant au principe de noblesse de la famille Bazelaire.

Dans la notice généalogique sur la famille, publiée dans le Bulletin héraldique de France (1891), on peut lire : « La famille de Bazelaire, suivant une tradition, serait originaire de BâleAinsi le nom Bazelaire pourrait être un dérivé de Basler, habitant de Bâle : « Le changement de la finale er en aire est tout aussi courant : c'est ainsi que Basler a donné Bazelaire, nom d'une famille lorraine. » (Les Cahiers de Lorraine - Volumes 3 et 4 - Société d'Histoire et d'Archéologie de la Lorraine - 1924 - page 142). On peut rappeler, par ailleurs, que le mot "bazelaire", (ou "badelaire", "baselaire", etc.) désignait, en ancien français, une sorte de sabre ou de cimeterre, un coutelas (Voir : Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l'ancienne langue française, Tome 1 - F. Vieweg, Libraire - éditeur - Paris, 1880 - page 549. Également : Henry Havard - Dictionnaire de l'ameublement et de la décoration - Depuis le XIIIe siècle jusqu'à nos jours, Tome 1 - Maison Quantin - Paris, 1888 - page 210.) et se serait établie au aux environs de Montmédy, à Yvoix (aujourd'hui Carignan). Jean Bazelaire, fils de Humbert« Le premier auteur cité dans les lettres de gentillesse accordées par arrêt du Conseil d'État du 4 janvier 1766, est Humbert dont les deux fils Jean et Florent sont mentionnés dans un acte du 15 juillet 1576. Jean serait resté à Ivoy. Florent est indiqué comme issu de l'ancienne famille noble des Bazelaire, de la province de Montmédy, venu s'installer en Lorraine après le décès de ses parents ». (Edmond des Robert - Revue historique de la Lorraine - Nancy, 1931 - page 201), fit ses preuves de noblesse devant la Prévôté d'Yvoix, le , ainsi que le constate un jugement de maintenue de cette date (...). Son petit-fils, auquel s'arrête sa descendance, François Bazelaire, doyen des chanoines du chapitre de Surbourg, fit enregistrer en 1696 les armes suivantes : d'argent à trois fasces de gueules , écartelé d'azur à trois étrilles d'argent emmanchées d'orVoir ci-dessous, en bibliographie : Charles-René d'Hozier - Armorial général de France, dressé en vertu de l'édit de 1696 - Premier Volume - Haute et Basse Alsace - page 789 (...) Le frère de Jean, Florent Ier Bazelaire, lui céda le ses droits héréditaires dans la succession de leur père et quitte Yvoix pour venir s'établir à St-DiéLouis de la Roque (sous la dir. de) - Le Bulletin héraldique de France - Volume X - Paris, 1891 - pages 11 et 12 ».