ou Les au Québec () est un film historique américano-allemand réalisé par George Clooney et sorti en 2014. C'est l'adaptation du livre Monuments Men de et Bret Witter, publié en 2009.

Le film raconte de façon romancée les agissements du Monuments, Fine Arts, and Archives program, surnommé les , créé par le Général américain Eisenhower. L'équipe est chargée de suivre les Alliés afin de récupérer les œuvres d'art dérobées par les nazis The Monuments Men (2014), sur le site historyvshollywood.com, consulté le 16 février 2014, notamment le célèbre Retable de Gand et la Madone de Bruges..

Le film est présenté à la Berlinale 2014. Il reçoit à sa sortie des critiques mitigées mais rapporte plus de 156 millions de dollars dans le monde entier, pour un budget de 70 millions.

Synopsis vignette|upright=1.5|L'Agneau mystique|200px En 1943, alors que les Alliés repoussent les forces de l'Axe en Italie, l'armée nazie se lance dans le pillage d'œuvres d'art dont le précieux retable L'Agneau mystique volé en Belgique. En , le Reichsmarschall Hermann Göring se rend à Paris pour admirer les centaines de tableaux volés et rassemblés par le Viktor Stahl. Ce dernier emploie une Française nommée Claire Simone, pas du tout partisane de ces vols. Göring veut en emporter certaines dans son Carinhall et en envoyer d'autres en cadeaux à Adolf Hitler à Berchtesgaden. De plus, Hitler planifie la création du Führermuseum rassemblant les plus grandes œuvres volées par son armée en Europe, dans des musées et collections privées.

Août 1943. Le professeur américain Frank Stokes, spécialiste de la restauration, s'entretient avec le président Franklin Roosevelt. Il alerte ce dernier sur le besoin de préserver les œuvres majeures mondiales, citant notamment La Cène de Léonard de Vinci qui a échappé de peu aux bombardements britanniques à Milan ou encore l'abbaye territoriale du Mont-Cassin qui a été fortement détruite. Frank Stokes pense que la victoire serait vaine si les trésors artistiques de la civilisation occidentale étaient perdus et demande la constitution d'une unité de l'armée composée notamment de jeunes d'historiens de l'art. Le président Roosevelt valide mais explique que les jeunes sont déjà partis aux combats. L'équipe est rassemblée en et constituée de vétérans retournés à la vie civile. Frank recontacte notamment son ami le lieutenant James Granger, aujourd'hui directeur du Metropolitan Museum of Art de New York. L'équipe est également composée du collectionneur Preston Savitz, du sculpteur Walter Garfield, de Richard Campbell (architecte de Chicago) et de Jean-Claude Clermont, lieutenant français ayant fait une école des beaux-arts. Ils font ensuite leurs « classes » en Angleterre, où Frank et James retrouvent un ami officier britannique, alcoolique et désormais réhabilité, Donald Jeffries.

En , les « Monuments Men » arrivent en Normandie, quelques semaines après le débarquement. À Saint-Lô, leur mission est entravée par les autres officiers alliés, qui refusent de mettre leurs troupes en danger pour des œuvres d'art. De son côté, Claire Simone reçoit un soir la visite de Viktor Stahl, qui lui apprend que son frère résistant a été exécuté en tentant de voler un camion rempli d'œuvres volées par les nazis. Plus tard, lors de la libération de Paris, elle confronte Stahl dans une gare de triage alors que les Allemands fuient à bord d'un train chargé d'œuvres d'art volées à destination de l'Allemagne, mais en vain. thumb|left|la Madone de Bruges de Michel-Ange|160px Les Monuments Men se divisent pour couvrir plus de terrain. James Granger se rend à Deauville puis, grâce à un Français nommé Émile, gagne Paris. Il y rencontre Claire Simone, qui était incarcérée depuis la Libération. La conservatrice française refuse de coopérer avec lui, soupçonnant les Américains de vouloir s'emparer des œuvres d'art volées. Le Britannique Donald Jeffries est tué alors qu'il s'infiltrait dans Bruges, occupée par les Allemands, pour sauver la Madone de Bruges de Michel-Ange. Richard Campbell et Preston Savitz apprennent que le retable, mis en lieu sûr par les prêtres de la cathédrale Saint-Bavon de Gand, a été volé pendant son transport. Walter Garfield et Jean-Claude Clermont vont quant à eux du côté d'Aix-la-Chapelle. Frank retrouve par ailleurs le caporal Sam Epstein, un juif du New Jersey originaire de Karlsruhe ayant fuit l'Allemagne en 1938. Le jeune homme va accompagner les Monuments Men dans le reste de leur mission.

En , durant la bataille des Ardennes, Frank et œuvrent sont au cœur des combats et aident à soigner les blessés. L'équipe commence à accuser le coup et peine à rester motivée. James Granger contacte alors Frank pour lui expliquer que Claire ne veut pas les aider. Alors que les Soviétiques se mettent également sur les traces des œuvres volées, Frank veut absolument retrouver la Madone de Bruges que Donald cherchait. Claire accepte d'aider les Monuments Men après que James Granger lui a montré l'ordre Néron ordonnant une destruction massive en cas d'effondrement de l'Allemagne.

Le reste de l'équipe se retrouve à Remagen. Une partie des Monuments Men prévoient de se rendre à Siegen, alors que Walter Garfield et Jean-Claude Clermont iront à Merkers-Kieselbach, avant de se retrouver tous à Nuremberg. Alors que Richard Campbell se fait soigner un dent par un dentiste allemand, ce dernier leur présente un homme ayant étudié l'histoire de l'art à Paris, pensant qu'il pourrait les aider. Il s'agit en réalité de Viktor Stahl, désormais caché comme fermier avec sa femme. L'ancien soldat SS est arrêté lorsque les tableaux trouvés chez lui sont identifiés comme des chefs-d'œuvre volés à Philippe de Rothschild, dont un tableau de Paul Cézanne. De leur côté, Frank et Sam arrivent à Siegen, dévastée par les bombardements. Walter Garfield et Jean-Claude Clermont sont quant à eux un peu perdus sur la route de Merkers. Ils se retrouvent par hasard au cœur d'une fusillade en pleine campagne, alors qu'ils s'étaient s'arrêtés pour admirer un cheval sauvage. Jean-Claude est touché par une balle. Walter Garfield ne parvient pas à trouver du secours. Le Français décède des suites de ses blessures.

Marqués par la mort d'un des leurs, les Monuments Men se retrouvent. Walter insiste pour continuer la mission malgré la mort de Jean-Claude. Preston Savitz dévoile des infirmations retrouvées chez Viktor Stahl. Ils comprennent alors que les œuvres d'art sont en réalité cachées dans des mines allemandes. Ils doivent faire vite car ils sont de plus en plus en concurrence avec les forces soviétiques, qui s'emparent également d'œuvres d'art comme indemnité de guerre. Dans la mine de cuivre de Siegen, les Monuments Men mettent la main sur près de œuvres et objets d'art volés, mais toujours pas la Madone. Frank demande à James, toujours à Paris, de les rejoindre sur place pour explorer la mine de Merkers. Avant de partir, il retrouve Claire, qui découvre dans le journal l'arrestation de Stahl. Quand elle apprend que les Américains ont restitué les œuvres, elle décide de les aider et invite James à manger chez elle. Elle lui parle notamment du Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg d'Alfred Rosenberg, qui a grandement participé au pillage des œuvres d'art. Claire fournit à l'Américain un registre complet des œuvres d'art volées ayant transitées par le Jeu de paume, ainsi que les noms de leurs propriétaires légitimes. vignette|Stockage de l'or et des œuvres volées à Merkers-Kieselbach En , James Granger retrouve le reste de l'équipe dans la mine de sel de Merkers-Kieselbach. Il s'entretient avec Frank qui est triste de ne pas y avoir trouvé la Madone. Dans une réserve de la mine, Sam et Richard trouvent environ 100 tonnes d'or, issues des réserves du Troisième Reich. Dwight D. Eisenhower et d'autres hauts dignitaires viennent alors faire des photos sur place, mais semblent délaisser les œuvres d'art. Sam est quant à lui très ému face à un Rembrandt retrouvé par Frank. Son grand-père, déporté en Allemagne, en possédait jadis un.

Pendant ce temps, à la mine de sel gemme de Heilbronn, le colonel SS Wegner détruit systématiquement des collections entières d'œuvres d'art et prévoit de faire de même à Altaussee en Autriche. Sur leurs traces, les Monuments Men ne retrouvent que des cendres, des restes d'œuvres et des dents en or. Dans une cavité, James Granger met le pied sur une mine. Richard Campbell et Walter Garfield parviennent à la désamorcer. De leur côté, à Berlin, les Russes mettent la main sur des documents du projet de musée de Hitler. thumb|left|Le château de Neuschwanstein Les Monuments Men arrivent au château de Neuschwanstein en Bavière, à la frontière autrichienne. Ils y trouvent notamment des sculptures d'Auguste Rodin et de nombreuses œuvres. Walter Garfield y trouve surtout un registre disant que retable de Gand est à Altaussee. Sur la route, ils apprennent que l'Allemagne a capitulé. Frank interroge le colonel Wegner, qui a fait sauter l'entrée de la mine de sel. Alors que l'état-major americain demande aux troupes de partir, le temps presse car les Russes sont en chemin et revendiquent la zone. Les Monuments Men parviennent à se frayer un chemin en faisant exploser une entrée. Il retrouvent notamment neuf panneaux du retable, mais il en manque un ! Alors que les Américains s'en vont, Frank Stokes traîne dans la mine. Il y découvre encore de précieuses œuvres, dont la Madone de Michel-Ange. Ils la sortent in extremis avant l'arrivée des troupes soviétiques. Ils quittent l'Autriche avec près de œuvres et laissent sur place un « cadeaux » pour les Russes : un drapeau américain. thumb|La Madone retrouvée à Altaussee en 1945|150px thumb|Le retable de Gand retrouvé à Altaussee en 1945|150px De retour aux États-Unis, Frank fait son rapport au président Harry S. Truman. Il explique que Preston Savitz et Richard Campbell ont ramené le retable en Belgique. James Granger a quant à lui renvoyé à Paris des centaines d'œuvres retrouvées en Allemagne, à la grande surprise de Claire Simone. Frank explique également que même des œuvres issues de collections privées ont été restituées. En tout, ce sont près de 5 millions de pièces qui ont été retrouvées pendant la guerre. Cependant, certaines œuvres manquent encore à l'appel et Frank dit au président qu'il souhaite continuer ses recherches. Frank rend enfin hommage aux deux membres décédés de l'équipe. La femme de Jean-Claude reçoit ainsi une médaille d'honneur à titre posthume, sous les yeux d'un Walter Garfield très ému.

Lorsque le président lui demande si ses efforts justifient le sacrifice de ces hommes, Frank Stokes répond par l'affirmative. Harry S. Truman lui demande alors si, dans trente ans, on se souviendra encore que ces hommes sont morts pour des œuvres d'art. En 1977, à Bruges, Frank Stokes contemple la Madone avec son petit-fils et répond : .

Fiche technique

Titre original : Titre français : Titre québécois : Les Réalisation : George Clooney Scénario et production : George Clooney et Grant Heslov, d'après le livre Monuments Men de Musique : Alexandre Desplat Direction artistique : Décors : Helen Jarvis Costumes : Louise Frogley Photographie : Phedon Papamichael Montage : Stephen Mirrione Sociétés de production : Smokehouse, Fox 2000 Pictures, Columbia Pictures et Studios de Babelsberg Sociétés de distribution : Columbia Pictures (États-Unis), 20th Century Fox (France) Budget : Pays de production : , Langues originales : anglais ; quelques dialogues en allemand, en russe et en français Format : couleur Genre : comédie dramatique, historique et guerre Durée : 119 minutes Dates de sortie : États-Unis, Canada : Allemagne : (Berlinale - hors compétition) Allemagne : Belgique, France : Classification : États-Unis : PG-13 France : tous publics

Distribution George Clooney : Frank StokesLe personnage de Frank Stokes s'inspire de George L. Stout.