La princesse Catherine Dadiani (en , née Chavchavadze le à Tiflis, morte le à Gori) est une personnalité importante de l'aristocratie géorgienne du et la dernière princesse régnante de Mingrélie, à l'ouest de la Géorgie. Elle a tenu un rôle important dans la résistance à l'influence ottomane.
Famille et mariage thumb|left|120px|Le père de Catherine, Alexandre Chavchavadze Elle naît dans une famille distinguée de Géorgie orientale. Son père, le prince Alexandre Chavchavadze, est un général géorgien de renom, filleul de Catherine II de RussieKveselava, M (2002), Anthology of Georgian Poetry, The Minerva Group, Inc., , p. 175. Sa mère, la princesse Salomé Orbeliani, est l'arrière petite-fille d'Héraclius II de Géorgie. Sa sœur aînée, la princesse Nino, était mariée à Alexandre Griboïedov, compositeur, écrivain et diplomate russe. Sa sœur cadette, la princesse Sophie était mariée au baron Alexandre Nikolaï, ministre de l'éducation de l'Empire russeKveselava, M (2002), Anthology of Georgian Poetry, The Minerva Group, Inc., , p. 181. thumb|left|150px|Prince David Le Le 15 mai 1839 selon ., Catherine épousa le prince héréditaire de Mingrélie, (mtavari) David Dadiani, qui succéda deux ans plus tard à son père Léon V (site du Smithsonian Institute en association avec la Bibliothèque parlementaire nationale de Géorgie). En 1853 David meurt, et Catherine assume la régence. Elle est reconnue comme régente pour son fils le prince Niko par le tsar Nicolas qui lui assigne un conseil de régence composé des frères de son époux défunt, les princes Grégoire et Constantin.
Pendant la guerre de Crimée Pendant la guerre de Crimée, les Turcs envoient une force considérable en Mingrélie : ils occupent une majorité du territoire et obligent Catherine à fuir. Le général turc, Omer Pacha, la somme de se rendre et de faire abdiquer son fils en faveur de l'Empire ottoman. Refusant même de lui répondre, elle assume le contrôle des forces mingréliennes, et organise une contre-attaque qui inflige aux Turcs des pertes non négligeables. thumb|left|Catherine au bal du couronnement dans le palais d'Hiver La guerre se termine bientôt par le traité de Paris (1856) ; la princesse Dadiani retrouve sa place de régente, et est invitée au couronnement de l’empereur Alexandre II de Russie. Elle assiste à la cérémonie avec ses enfants et sa sœur Nino. Le mémorialiste russe Kornilov Alexandrovitch Borozdine fait mention de la beauté de Catherine, qu'il appelle la "reine de Mingrélie"En russe, ses mémoires sont celles d'un russe attaché à la cour des Dadiani à Zougdidi et ensuite, cf; dans cette même page, on fait référence également à la Baronne Bertha von Suttner, prix Nobel de la paix, qui aurait rencontré plusieurs fois la famille Dadiani après leur départ de Géorgie (1857-1867), et qui parlerait de Catherine dans ses mémoires. Il faut cependant noter que la baronne von Suttner est née en 1843, et ne fait vraiment parler d'elle que vers 1880. Cette information devrait être contrôlée..
La rébellion de la Mingrélie et l'appui russe thumb|right|Le salon de la princesse Catherine à Tsarskoe Selo En 1856 Catherine confie la régence de Mingrélie au général George Dadiani et vient habiter Tsarskoe Selo, la résidence de la famille impériale russe, où elle devient l'une des dames de la cour. En 1857 elle est obligée de revenir en Géorgie à cause d'une révolte paysanne menée par un forgeron mingrélien, Uta Miqava. Le , les rebelles prennent le contrôle de la capitale Zougdidi, ce qui pousse la princesse Dadiani à appeler la Russie à l'aide. Comme la Russie avait déjà annexé la Géorgie orientale, ils intervinrent sans peine en Mingrélie, réduisirent la révolte, et invitèrent Catherine à Saint-Pétersbourg pour faciliter l'éducation de ses enfants. Son départ et l'établissement d'une autorité militaire "temporaire" sur la Mingrélie marquent la fin de la principauté.
Dernières années Après son installation en Russie, Catherine tient salon à Tsarskoe Selo, et l'intelligentsia géorgienne et russe s'y presse. Au bout d'une dizaine d'années, elle vient à Paris où sa fille la princesse Salomé avait épousé le Prince Achille Murat (1868).. Elle revient finir ses jours en Géorgie occidentale, désormais officiellement annexée à l'Empire russe. Elle y meurt et est enterrée dans le monastère orthodoxe de Martvili.
Descendance ImageNom Naissance Décès Notes 90px Nicolas de Mingrélie4 janvier 184722 janvier 1903fils aîné 90px Princesse Salomé12 janvier 1848 27 juillet 1913fille 90px 18501910fils cadet
Catherine a également donné naissance à quatre enfants morts dans l'enfance: Marie (1840–1842), Nina (1841–1848), Levan (1842–1844) et Tamar (1853–1859).
Sources
Références
E Catherie Dadiani Catégorie:Noblesse russe du XIXe siècle Catégorie:Personnalité féminine géorgienne Catégorie:Naissance en mars 1816 Catégorie:Naissance à Tbilissi Catégorie:Naissance dans le gouvernement de Tiflis Catégorie:Décès en août 1882 Catégorie:Décès à Gori Catégorie:Décès à 66 ans Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de Sainte-Catherine Catégorie:Salonnière de l'Empire russe