Française de mécanique, connue aussi sous le nom de Stellantis Douvrinhttps://www.lavoixdunord.fr/1531657/article/2024-12-09/l-usine-historique-de-moteurs-thermiques-stellantis-douvrin-passera-t-elle-l, était une entreprise spécialisée dans la production en grande série de moteurs pour l'automobile, filiale du groupe automobile Stellantis. Créée en 1969 par Renault et Peugeot, qui détenaient chacun 50 % de la société, elle est depuis 2013 une filiale à 100 % du Groupe PSA, devenu Stellantis en 2019https://www.liberation.fr/economie/social/a-stellantis-dans-le-pas-de-calais-la-fin-du-thermique-provoque-quelques-hics-20220607_IFMDSSRU4RDS7GUMPUANHRSLLI/.

La production de la Française de mécanique représentait près de 5 % de la production mondiale de moteurs pour véhicules légers, toutes marques confondues, soit près de de moteurs en 2006.

Historique Française de mécanique - HistoriqueEn 1969, la Régie Nationale des Usines Renault et la Société des Automobiles Peugeot, qui ont décidé de s'associer pour produire des organes en commun, choisissent Douvrin pour y implanter un site de production de moteurs. Objectif annoncé : par jour. En 1971, l'activité de fonderie est démarrée. L'année suivante, tous les moyens d'usinage et d'assemblage sont en place pour donner naissance au premier moteur de l'histoire de la Française de Mécanique, le moteur X, commun à Renault et Peugeot produit jusqu'à 1987; le site compte déjà . thumb|left|moteur V6 PRV En 1974, l'entreprise lance le moteur V6 PRV, Peugeot - Renault - Volvo produit jusqu'à 1998.

Trois ans après, c'est au tour du moteur Douvrin, Peugeot - Renault, produit de 1977 à fin 1996 en versions essence et diesel, d'être dévoilées.

En 1986, le moteur TU, PSA Peugeot Citroën est lancé avec un bloc aluminium devant remplacer le « moteur X », ainsi que le « Moteur Poissy » d'origine Simca-Talbot. Viendra ensuite le lancement d'une version avec un bloc en fonte non chemisé: le moteur TUF, PSA Peugeot Citroën en 1990, puis des moteurs D Renault (1.0 à 1.2 litre essence, de 54 à 103 ch) et V6 ESL, Renault - PSA Peugeot Citroën en 1996 thumb|Moteur V6 ES9/A 155 kW (211ch CEE) sur Peugeot 407 2004-2009 En 2001, la Française de mécanique lance le moteur DV diesel, PSA Peugeot Citroën - Ford. Deux ans plus tard, en 2003, l'activité de fonderie ferme. thumb|Moteur EP 1,6 L 175 ch d'une Mini Cooper S 2006-2010 En 2006, l'entreprise lance le moteur EP, PSA Peugeot Citroën - BMW, autrement appelé « Prince » puis la variante à du moteur EP en 2010. La collaboration, qui courait jusqu'en 2016, n'a pas été reconduite, les projets d'alliance entre PSA et General Motors ayant conduit BMW à développer ses propres moteurs en interne.

En 2012, la Française de mécanique lance le moteur EB 3 cylindres turbo (EB2DT).

En , PSA a annoncé le lancement pour 2013 d'un dérivé turbo plus puissant des trois cylindres atmosphériques EB0 et EB2 (lancés à Tremery en 2012) d'une puissance de 110 (EB2DT) à (EB2DTS). Cette fabrication doit représenter pour annuels grâce à un investissement de d'euros..

En , le groupe PSA décide de porter de le nombre de moteurs essence produits pour s'adapter à la décroissance des motorisations Diesel. Pour l'année 2018, la production totale est prévue entre , le double de 2016 ( trois-cylindres essence turbo, cylindres essence turbo et quatre-cylindres Diesel BlueHDI), alors que Renault devait arrêter la production de son dernier moteur à Douvrin fin 2019..

En , la direction de l’usine annonce que le moteur essence EP de troisième génération (gamme Puretech) ne sera plus produit à Douvrin, mais à l'usine Stellantis de Szentgotthard, en Hongrie, sur un site d'Opel. Selon les syndicats, il ne resterait donc que la production du DV-R, un moteur Diesel qui sera stoppé à partir de 2022.. Le site de Douvrin accueille une nouvelle usine de production de batteries de voitures électriques qui est inaugurée le Une première gigafactory française de batteries pour l’automobile ouvre dans le Pas-de-Calais, détenue à parts égales par Stellantis et la Société des Accumulateurs Fixes et de Traction, une filiale du groupe français Total.. Ce site participe à l'émergence d'une « vallée de la batterie » dans la région.

Production Moteur X essence de 954 à Peugeot 104 (1972-88), 205 (1983-87) Renault 14 (1976–83) Citroën Visa (1978–88), C15 (1986-88), LNA (1983-86), BX 11 et 14 (1982-1988) Talbot Samba (1981-86)

Moteur Douvrin Renault 18, 20, 21, 25, 30, Safrane phase I, Fuego, Espace I et II, Trafic et Master; Citroën CX Reflex et Athena; Peugeot 505 TI, STI et GTI (2 litres puis 2,2 litres) ; Jeep Cherokee XJ phase 1 de 1984 à 1992 (2,1 L Turbo-Diesel)

Moteur TU-TUD, dont la cylindrée va de 954 à et qui équipe : Citroën AX, BX, Saxo, C2, C3, C4, Berlingo, Nemo et Xsara Picasso ; Peugeot 106, 205, 306, 1007, 206, 206+, 207, 307, 308, 309, 405, Bipper et Partner ; Fiat Qubo & Fiorino III.

Moteur D, en version essence, de , qui équipe : Renault Twingo I (à partir de 1996), Clio I (phase 3), Kangoo, Clio II, Clio III, Twingo II, et Clio IV ; Dacia Sandero et Logan ;

Moteur DV, Diesel de , qui équipe : Peugeot 107, 1007, 206 et 206+, 207, 208, 307, 308 et Bipper ; Citroën C1, C2, C3, C3 Pluriel et Nemo ; Ford Fusion, Ford Figo, Ford Fiesta MkV Suzuki Liana Toyota Aygo (2005-11).

Moteur EP "Prince", de 1397 ou , en version atmosphérique (VTi chez PSA) et turbo (THP chez PSA) qui équipe : Citroën C3 Picasso (2008 - 2015), Citroën DS3, Citroën DS4, C4 berlines et Picasso, 2012–2018 DS 5 Peugeot 207 (2006-14), 308 (308 CC jusqu'à 2015), 3008 I, 3008 II boite auto, Peugeot 408 Sport, 5008 I, 5008 II 1.6l, RCZ (2009-15) ; Mini One 1.4l (2006-2014), Mini Countryman (2010-17), Mini Cooper (2007–2010) moteur N12, Mini JCW Cooper (2009–2013) moteur N14, Mini Cooper (2011–2013) moteur N16, Mini Cooper-S (2011–2013) moteur N18. BMW Série 1 F20 (2011-15), BMW série 3 F30/31 (2011-15) moteur N13B16 Saab PhoeniX

Moteur EB Turbo PureTech, en version essence, de .

Notes et références

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