Le de cyclistes-frontière () était une unité d'infanterie de la force terrestre des forces armées belges.

Historique Contexte À la suite du réarmement de la Rhénanie et face à la politique graduellement plus menaçante de l'Allemagne, le ministre de la défense, Albert Devèze, propose de créer des unités constituées de soldats de métier, donc de volontaires alors qu'auparavant les unités étaient majoritairement composées de miliciens (conscrits) encadrés par des sous-officiers et officiers de carrière. Ils reprennent l'uniforme des carabiniers-cycliste sauf pour le large béret bleu roy. Le cadre est composé en puisant des officiers dans différentes unités d'infanterie de ligne, de cyclistes, de carabiniers, chasseurs et grenadiers. Ces unités sont théoriquement indépendantes mais dans les faits rattachées aux unités provinciales. Ainsi, en province de : Luxembourg, dépendant de régiment de Chasseurs-ardennais, les compagnies de: Vielsalm Bastogne Arlon Limbourg, dépendant du de Ligne, les compagnies de: Kaulille Maaseik Lanaken Liège, dépendant du de Ligne, les compagnies de: Liège (3 compagnies) Visé (2 compagnies) Liège, dépendant du de Ligne, les compagnies de: Henri-Chapelle Hombourg Verviers Liège, dépendant du de carabiniers-cyclistes, les compagnies de: Malmedy Eupen (créée ultérieurement)

Le , les premières compagnies sont créées à Bourg-Léopold. En , à la suite de problèmes budgétaires, des miliciens sont intégrés dans les compagnies, et le , les compagnies indépendantes sont intégrées entièrement aux unités qui les administrent sauf en province de Liège où elles sont rassemblées pour former un régiment. Celui-ci est divisé en les 2, 3 et cyclistes-frontière.

Le , le régiment cyclistes-frontières est dédoublé pour former le et 2 régiments de cyclistes-frontière. Des chasseurs à pied d'anciennes classes complèteront les unités nouvellement formées. Le régiment est intégré au corps d'armée. À la veille de la guerre, la mission du premier régiment est de surveiller la frontière courant d'Elsenborn à Teuven, lancer l'alerte en cas d'invasion et exécuter les opérations de destructions d'ouvrages déjà préparées.

Seconde Guerre Mondiale La guerre est déclarée le , les différentes compagnies cyclistes opèrent leurs destructions puis se replient en subissant parfois l'assaut ennemi. Le , les régiments cyclistes-frontière sont rassemblés et réorganisés à Wemmel. Ils reçoivent l'ordre le de défendre le canal de Willebroek de Vilvorde à Willebroek. Les allemands prennent d'assaut le canal dans l'après-midi du . Ils reçoivent l'ordre de décrocher à 23h30 après avoir résisté tant bien que mal sans artillerie et la retraite des troupes anglaises situées sur leur flanc sud. En fin de journée, le , les compagnies sont regroupées à Beveren. Le une brigade cyclistes-frontière est réorganisée. Le , les 2 régiments se placent en position défensive sur la Lys. L'après-midi du , les cyclistes sont pris sous le feu ennemi et se replient vers 20h00.

La Belgique capitule le , le régiment est de facto dissout.

Après-Guerre Le régiment n'est pas reformé. Le , l'armée belge subit une réorganisation et le de cyclistes-frontière est réactivé en province de Liège dans le cadre de la réserve. Il est définitivement dissous en 1995 lors de la création du régiment territorial cyclistes-frontière qui reprend les traditions du .

Composition 1938-1940 Régiment de cyclistes-frontière : il est composé de 3 bataillons à 2 compagnies mixtes. Chaque compagnie se compose de 3 pelotons de fusiliers à six fusils mitrailleurs; 2 pelotons de mitrailleurs à six mitrailleuses légères; une équipe de lance grenades DBT à trois pièces; une compagnie de 12 mitrailleuses lourdes sur side-car; 2 compagnies de chars T13 équipés d'un canon C4/7

1940 Un état-major 3 bataillons à deux compagnies de cinq pelotons une compagnie de mitrailleuses une compagnie de chars T13 équipés d'un canon antichar C47

Fanion Le , le Roi Léopold III remet à Verviers le fanion du au Colonel BEM Jacques. Le de Tanks Lourds reprend les traditions et le fanion du de cyclistes-frontière le à Lüdenscheid. Le , le de Tanks Lourds abandonne le fanion et les traditions des cyclistes pour ceux du de Lanciers. Le fanion du est alors déposé au Musée Royal de l'Armée à Bruxelles. Le , il est repris par l'Institut royal militaire d'éducation physique.

Il porte l'inscription : Frontière Il porte également la Croix de Guerre française 1939-1945Obtenue le 20 mai 1940 à Beauquesne.

Hommages Une rue de Visé ainsi qu'une rue de Liers et de Plombières portent le nom de : rue des cyclistes frontière. Une place de Malmedy porte le nom de : place des cyclistes frontière.

Bibliographie Champagne J.P., L'infanterie, 1986, Arlon, Éditions Everling,

Notes

Catégorie:Unité militaire belge