Ludwig Anzengruber (né le à Alservorstadt devenu un quartier de Vienne, mort le à Vienne) est un écrivain autrichien, l'un des dramaturges les plus populaires de son temps dans la lignée de Johann Nestroy et Ferdinand Raimund.

Biographie Sa famille est originaire de Hofkirchen an der Trattnach. Son père quitte la ferme et s'en va à Vienne où il devient gérant de sociétés et de domaines. En 1838, il épouse Maria Herbich, la fille d'un apothicaire. L'appartenance sociale de ses parents joue un rôle récurrent dans le travail de Ludwig Anzengruber.

Anzengruber père écrit des poèmes qui s'inspirent de Friedrich von Schiller sans avoir de grand succès. Il meurt en 1844. La mère de Ludwig lui laisse sa bibliothèque dans laquelle il lit les ouvrages de Shakespeare et Schiller qui l'impressionnent. Elle vit dans la pauvreté malgré le soutien de sa famille. Ludwig est obligé d'arrêter l'école en 1855 mais trouve un emploi dans une librairie et peut continuer à lire, ce qui occasionne des disputes avec ses employeurs. À côté, il prend des cours de théâtre.

Après une fièvre typhoïde, il veut devenir acteur. Durant dix années, accompagnée de sa mère, il joue le remplaçant d'une compagnie itinérante entre l'Autriche, la Croatie et la Hongrie. Mais il ne parvient pas à percer, sans doute à cause de son fort accent. Il se consacre à lire Baruch Spinoza et Ludwig Feuerbach et se rapproche des athées.

En 1866, il revient à Vienne. Il a de petits engagements d'acteur et de chanteur. Il écrit des drames et des nouvelles qui n'ont aucun succès. Il participe à quelques journaux. En 1869, il accepte, pour se sortir de la pauvreté, un emploi de greffier dans la police. Il brûle ses premiers écrits théâtraux.

En 1870, sous le pseudonyme de Ludwig Gruber, il obtient avec le morceau Der Pfarrer von Kirchfeld interprété au Theater an der Wien le succès. Il a l'estime de Heinrich Laube et Peter Rosegger. Il abandonne la police et revient entièrement à l'écriture. Ses œuvres suivantes Der Meineidbauer et Die Kreuzelschreiber sont aussi des succès. Elle se jouent en Europe.

Contre la volonté de sa mère, il épouse Adelinde Lipka qui n'a que 16 ans. Les crises conjugales amènent le couple dans l'endettement. La mère meurt en 1875 après deux ans de mariage. Le couple divorcera en 1889.

Sa pièce Der G'wissenswurm écrite en 1874 dans un ton plus soutenu est un échec, de même que les suivantes. Il est à nouveau dans des difficultés financières en 1879. Il revient au journalisme. En 1888, il est nommé dramaturge du Volkstheater où il présente Der Fleck auf der Ehr.

Fin , Ludwig Anzengruber souffre de la maladie du charbon et meurt quinze jours plus tard. Son œuvre retrouve le succès l'année suivante.

Œuvre L'œuvre de Ludwig Anzengruber se caractérise par son réalisme. Il recréé un village qui a conservé son immédiateté naturelle et se rapproche des univers de Johann Nestroy et Ferdinand Raimund. À l'opposé de son concurrent , il introduit des éléments sentimentaux et de critique sociale en même temps.

Anzengruber se voit comme un éducateur populaire et réformateur social, libéral et anti-clérical; il se concentre dans ses pièces sur la représentation des rapports sociaux dans un environnement contrôlable à la mesure de la dramaturgie traditionnelle, mettant au jour des problèmes sociaux et politiques de manière significative. Certains de ses textes en prose à la fin sont proches du naturalisme.

De son temps, son travail est apprécié par Theodor Fontane, ou Friedrich Engels. Mais après la critique d'Ödön von Horváth, il est déprécié. Le mouvement ouvrier l'apprécie encore pour sa critique, tout comme Peter Rosegger et Marie von Ebner-Eschenbach. Aujourd'hui, l'œuvre de Ludwig Anzengruber est considérée comme une alternative libérée du régionalisme d'alors.

Drames Der Pfarrer von Kirchfeld., 1870 Der Meineidbauer., 1871 Die Kreuzelschreiber., 1872 Elfriede., 1873 Die Tochter des Wucherers., 1873 Der G'wissenswurm., 1874 Hand und Herz., 1874 Doppelselbstmord., 1876 Der ledige Hof., 1877 Der Faustschlag., 1877 Das vierte Gebot., 1877 Jungferngift.,1878 Die Trutzige., 1878 Alte Wiener.'’, 1878Aus'm gewohnten Gleis., 1879Brave Leut' vom Grund., 1880Heimg'funden., 1885Stahl und Stein., 1886Der Fleck auf der Ehr., 1889Stahl und Stein., 1887Brave Leut vom Grund., 1892

Romans Der Schandfleck. , 1877.Der Sternsteinhof. Eine Dorfgeschichte. 1885Dorf-Romane., 1884.

Nouvelles Dorfgänge. Gesammelte Bauerngeschichten. Mit einer Plauderei als Vorrede. 1879Die Märchen des Steinklopferhanns. 1880Bekannte von der Straße. Genrebilder. 1881Feldrain und Waldweg. Sammlung. 1881Launiger Zuspruch und ernste Red'. Kalendergeschichten. 1882Kleiner Markt. 1882Allerhand Humore. Kleinbürgerliches, Großstädtisches und Gefabeltes. 1883Die Kameradin. Eine Erzählung. 1883Wolken und Sunn´schein. Gesammelte Dorfgeschichten. 1888Letzte Dorfgänge. Kalendergeschichten und Skizzen aus dem Nachlass. 1894

Adaptation au cinéma 1976 : Sternsteinhof'' de Hans W. Geißendörfer

Notes et références

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