Angeac-Champagne est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle est constituée des villages d'Angeac-Champagne et de Roissac.

Géographie Localisation et accès Angeac-Champagne est une commune située à l'ouest du département de la Charente, proche de la Charente-Maritime, en Grande Champagne, premier cru du cognac.

La commune est située à au sud de Cognac, à l'ouest de Segonzac et à à l'est de Salles-d'Angles. Angoulême, la préfecture charentaise, est à à l'est. Angeac est aussi à au nord d'Archiac et de Jarnac, de BarbezieuxDistances orthodromiques prises sous ACME Mapper.

La commune est en dehors des grands axes de circulation. La D 731, route de Barbezieux à Cognac par Archiac, passe à l'ouest de la commune. Le bourg est desservi par la D 150 qui arrive de Saint-Fort-sur-le-Né et se dirige vers le nord-est, pour rattraper la D 44 de Juillac-le-Coq à Roissac en direction de Cognac et Gensac-la-Pallue. Une route vicinale mène du bourg à Salles-d'Angles, et une autre à Genté, vers le nord-ouestCarte IGN sous Géoportail.

La gare la plus proche est celle de Cognac, desservie par des TER entre Angoulême, Saintes et Royan.

Hameaux et lieux-dits De nombreux hameaux parsèment la commune. En particulier, Roissac, situé au nord-est de la commune était une ancienne paroisse, et le village est aussi important que celui d'Angeac.

Le Bois d'Angeac est situé à l'ouest de la commune, à du bourg.

Communes limitrophes

Géologie et relief Comme toute cette partie rive gauche de la Charente entre Angoulême et Cognac, c'est une zone calcaire datant du Crétacé avec cuestas.

La commune est occupée par le Campanien (Crétacé supérieur), calcaire crayeux, qui occupe une grande partie du Sud Charente. On trouve le Santonien sur une petite bordure nord, aux Longées.

La cuesta du Campanien traverse la commune. Cet escarpement, démarrant à l'ouest à Salles-d'Angles et passant au pied du bourg de Genté, traverse tout le département et va vers l'est en direction de Bouteville, Jurignac et Plassac-Rouffiac. Sur le territoire communal, cet escarpement pénètre à l'est en détachant une butte-témoin située au nord-est de Roissac. Il sépare au nord la plaine de Châteaubernard de la Champagne au sudCarte du BRGM sous GéoportailVisualisateur Infoterre, site du BRGM ..

Le point culminant de la commune est à une altitude de , situé au nord-ouest de Roissac. Un autre sommet de lui fait face, à l'est (borne IGN). Le point le plus bas est à , situé au Pas de la Tombe en limite sud-ouest de la commune près d'Angles. Le bourg s'étage entre 40 et d'altitude.

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par le ruisseau de la Motte..

Le ruisseau de la Motte, petit affluent du Né et donc sous-affluent de la Charente, limite la commune au sud. Aucun autre cours d'eau traverse la commune, mais de nombreux bassins sont à signaler dans une combe à l'ouest du bourg et qui descend de Roissac, ainsi que quelques fontaines dont celle des Trois Pierres à l'est du Bois d'Angeac (localisation à confirmer).

Gestion des cours d'eau Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente.. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le ..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ). Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Segonzac à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Angeac-Champagne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cognac, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (57,9 %), terres arables (30,3 %), zones urbanisées (5 %), zones agricoles hétérogènes (4,8 %), forêts (2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune d'Angeac-Champagne est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Angeac-Champagne. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 95,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1992, 1998 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Toponymie Les formes anciennes sont Andiacum avant le Cartulaire de Saint-Jean-d'Angély, Angiaco en 1150, Angeaco in Campania (à dater).

Angeac serait issu du latin Andiacum ou villa Andii ce qui signifie que le village aurait été construit autour de la propriété d'un riche gallo-romain nommé Andius. Le terme Champagne a été rajouté au nom de la commune en 1801 pour la différencier de son homonyme Angeac-Charente. En Saintonge, le terme champagne désigne une plaine calcaire fertile. Il est issu du latin campus qui signifie champ ou plaine.

Roissac serait issu du latin Riatacum ou villa Riatii ce qui signifie que le village aurait été construit autour de la propriété d'un riche gallo-romain nommé Riatus, avec le suffixe -acum indiquant le lieu.

Histoire Des fossés protohistoriques circulaires existent aux lieux-dits Penchant de Lorimont et l'Houme, carrés et circulaires au lieu-dit les Chirons. Des villas romaines sont supposées au Puits d'Angeac, à la Chabanne et une demeure médiévale aux Branges.

Les vestiges d'une villa gallo-romaine pouvant dater de la du ont été trouvés en 1904 au lieu-dit la Chabanne. Elle aurait été une résidence de Louis le Débonnaire Sa résidence Andiacum avait d'abord été supposée à Angeac-Charente. Mais en 1904, ces découvertes ont affermi l'hypothèse d'Angeac-Champagne.. Ces vestiges ont disparu.

Angeac, d'abord dépendance des Templiers, a dû être un poste militaire important. C'était une seigneurie qui dépendait du château de Bouteville. Elle passe ensuite au marquisat d'Archiac. Après la mort d'Aymar d'Archiac, elle demeure une terre indivise entre les seigneuries d'Archiac et d'Ambleville. Vers le milieu du , elle passe en totalité à la seigneurie d'Ambleville à la suite du mariage de François de Jussac, seigneur d'Ambleville avec une demoiselle d'Archiac. Puis la terre d'Angeac, par ventes successives, devint la propriété de César Boscal de Réals, sieur de Mornac, puis de René de la Tour, seigneur de Saint-Fort, avant de passer par héritage à la famille Brémond d'Ars. En 1770, Angeac fut acquis par Jean Roy, ancien procureur du roi à Bouteville, et secrétaire du roi au parlement de Bordeaux.