vignette|Des ex-combattants Séléka La Seleka (« Coalition » en sango), dont le nom est aussi orthographié SélékaFrance24 Les rebelles du Séléka sont aux portes de Bangui, est une coalition ethnique à coloration religieuse musulmane constituée en de groupes rebelles pour chasser du pouvoir le président centrafricain François Bozizé, ce qu'elle fera au mois de Centrafrique: revivez la journée du dimanche 24 mars. Elle est ensuite officiellement dissouteCentrafrique : Michel Djotodia annonce la dissolution de la Séléka, 13/09/2013, Jeune AfriqueFAC SIMILE du Décret de dissolution de la coalition Séléka et de la CPJP, La Nouvelle CentrafriqueRCA: le président Djotodia annonce la dissolution de la Séléka, 13.09.2013, La Voix de l'AmériqueCAR's new president dissolves rebel group, 14 Sep 2013, Al Jazeera mais continue de contrôler le terrain avant d'éclater en plusieurs factions à la fin de l'année 2014 qui dominent encore aujourd'hui une large partie du pays.

Composition et effectifs

Les deux principaux groupes constitutifs de la Seleka à sa fondation sont :

Convention des patriotes pour la justice et la paix fondamentale (CPJP-Fondamentale, une faction dissidente de la CPJP) (dirigeant militaire : général Noureddine Adam ; porte-parole Éric Néris-Massi, beau-fils de Charles Massi)Agonie silencieuse de la Centrafrique, Vincent Munié, octobre 2013, Le Monde Diplomatique Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), fondée en 2006 par le futur leader du coup d’État, Michel Djotodia, revenu de son exil au Bénin pour prendre les commandes du groupe et qui forme la quasi-totalité de la coalitionRCA: qui sont vraiment les combattants de la Seleka?

Les autres sont :

Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) (dirigeant : Martin Koumtamadji, alias Abdoulaye Miskine) Convention patriotique du salut du kodro (CPSK) (fondateur Mohamed-Moussa Dhaffane)Convention Patriotique du Salut du Kodro Alliance pour la renaissance et la refondation (A2R), créée en Centrafrique : L'A2R rejoint à son tour la coalition du Séléka devenu le Mouvement pour la renaissance et la refondation / Mouvement politique alternatif en RCA (M2R)Communiqué n° 001 du 19 mars 2013 du mouvement M2R qui remplace l’A2R (coordinateur : Salvador Edjezekanne)

Le secrétaire général de la Seleka est Justin Kombo MoustaphaCommuniqué de presse de la Seleka (UFDR). En , le général Joseph Zoundeko, de l'UFDR, est nommé chef d’état-major.

Un autre de ses chefs connus est Arda Hakouma, basé à Sibut.

Ses effectifs auraient été d'environ 20 000 personnes en 2013A la Une : la Centrafrique avec la dissolution de la Seleka - RFI - Lundi 16 septembre 2013Centrafrique: désarmement des chefs de l’ex-Seleka - Journal de Bangui et RFI - 23/09/2013. En 2014, l'armée française estimait le nombre de ses combattants à plusieurs milliers, sans précision (la Seleka en revendiquant alors )Vincent Duhem, Centrafrique : à la Séléka, c’est chacun pour soi, Jeune Afrique, 30 septembre 2014..

Composée en partie de mercenaires tchadiens, libyens et soudanaisCentrafrique : Déclaration historique sur la guerre du pétroleCentrafrique :la France mise sur son allié tchadien, Le Figaro, 17/12/2013, la Séléka constitue une coalition ethnique à coloration musulmane dans une République centrafricaine dont la population est à 80 % chrétienne.

Elle a reçu un soutien du Tchad, qui considère le nord de la Centrafrique comme son arrière-cour stratégique, notamment du fait de ses ressources pétrolières Les défis de la stabilité en Centrafrique, PHILIPPEHUGON, février 2014, Institut des relations internationales et stratégiquesCollectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique, Paris, Influence et implication d’Idriss Déby en Centrafrique de mi-2012 à janvier 2014, 5 mars 2014. Elle dispose aussi d'un soutien en véhicules, en armes et en munitions de la part du SoudanRFI : Centrafrique: un rapport confirme le soutien du Soudan à la Seleka.

Histoire En , Michel Djotodia rentre en Centrafrique et participe à la fondation de la Séléka, qui s'empare rapidement d'une grande partie du pays. La dénomination ‘Séléka’ apparaît pour la première fois en , décrivant l’alliance CPSK-CPJP-UFDR, sans le FDPC, qui apparaîtra juste après, dans un communiqué du signé des 3 chefsDéclaration de la Séléka CPSK-CPJP-UFDR relative à la situation politico-sécuritaire en vue d’une sortie de crise, 16.12.2012 et dans un communiqué signé Noureddine Adam du .

Les accords de paix de Libreville échouent dès : la Séléka accuse à nouveau Bozizé de n'avoir pas tenu ses promesses et reprend des villes de taille importante.

Le , la ville de Bangassou est conquise par une faction dissidente de SelekaPour l’Evêque de Bangassou, « la Seleka est formée de djihadistes, notre situation est similaire à celle du Mali ».

Le , Djotodia prend le pouvoir et se proclame président de la République« Michel Djotodia, nouvel homme fort de Bangui », Le Figaro, 25 mars 2013. à la suite de la prise de la capitale Bangui par les rebelles« En Centrafrique, les rebelles prennent Bangui », Le Figaro, 24 mars 2013. au cours de laquelle a été renversé le général François Bozizé« Centrafrique : Paris ne veut plus jouer au gendarme », Le Figaro, 26 mars 2013.. 500 soldats français sont déployés à Bangui pour soutenir le nouveau régime« Comment la France a soutenu la Seleka et son gouvernement ».. Dans cette progression, de nombreuses exactions contre les chrétiens ont été constatéesLa laïcité en danger en CentrafriqueLes leaders religieux ont appelé au respect de laïcité à tous les croyants de Centrafrique, le vendredi après une rencontre à l’évêché de Bangui.

Quelques mois après sa prise du pouvoir en mars, il dissout la Séléka« Musulmans et chrétiens en Centrafrique : plongée au cœur du chaos », bfmtv.com, 22 octobre 2013. mais sans changement notable dans la mesure où la rébellion tient le terrain et que le gouvernement se montre incapable de rétablir les institutions.

Les rebelles se livrent par la suite à de nombreuses exactions contre les populationsMusulmans et chrétiens en Centrafrique: plongée au cœur du chaos. Elles doivent en outre s'opposer aux milices d'auto-défense anti-balaka[]. D’après Médecins sans frontières, le samedi , des ex-Séléka attaquent l’hôpital de Nanga Boguila, faisant seize victimes. Avant cela, à Boningi, ils tuent deux personnes. Puis, à Bodjomo, quatre personnes, dont deux catéchistesRCA: traversée meurtrière de l’Ouham par d’ex-Seleka.

Le , à la suite des refus de la population civile du village de Bohong de subir les persécutions de la SélékaLa mission du commandement militaire de Bouar à Bohong obligée de rebrousser chemin , le village subit de violentes représailles entraînant des dizaines de morts, des viols et des pillagesNouvelle profanation d'une église, visant spécifiquement la population chrétienne« Scènes d’apocalypse » dans un village centrafricain. Un millier d'habitants quittent le village.

Le , trois généraux de la Séléka — Mahamat Al-Khatim, Ahmat Abdallah Faya et Ali Darassa —, ainsi que le capitaine Ahmat Nadjad Ibrahim, alors porte-parole, décident de quitter le mouvementRFI : Centrafrique: plusieurs généraux de la Seleka quittent le mouvement.

Le , l'opération SangarisEn Centrafrique, tension entre la Séléka et l’armée française à Bambari - La Croix - 22/5/14Combats à Bambari entre soldats français et Seleka - Paris Match - Mai 2014 lancée par l’armée française à la suite de l'effondrement de l'État aboutit à des combats entre cette dernière et les forces de l'ex-Séléka.

De l'éclatement de la Séléka à la fin de l'année 2014 se forment plusieurs factions, aujourd'hui partagées entre alliances et conflit, comme l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par Ali Darassa, le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) dirigé par Mahamat Al-Khatim, le Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC) de Zakaria Damane ou encore le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC)Centrafrique Libre : CENTRAFRIQUE : LA SELEKA SE RECONSTITUE EN PARTI POLITIQUERFI : RCA: l’ex-Seleka complique la préparation du Forum de réconciliation, formation majoritaire dirigée par Noureddine Adam.

En , la République de Logone, aussi connue comme République du Dar el-Kouti, est proclamée unilatéralement dans le Nord-Est du pays.

Dans la fiction

Tempête sur Bangui, scénario, dessin et couleurs de Didier Kassaï, Éditions La Boîte à Bulles, 152 pages, 2015. La BD raconte l'attaque des rebelles de la Seleka sur Bangui en 2012-2013.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes http://www.Centrafrique.com/ http://www.slateafrique.com/100821/lexplication-centrafrique-que-veulent-les-rebelles-seleka Jeune Afrique : Carte : pour y voir clair dans le micmac des groupes rebelles de Centrafrique, par Vincent Duhem.

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