Boisbreteau (prononcer ) est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Boisbreteausiens et les Boisbreteausiennes..

Géographie Localisation et accès Boisbreteau est une commune du Sud Charente, limitrophe avec la Charente-Maritime.

Elle est située dans la forêt de la Double saintongeaise, à à l'ouest de Brossac, chef-lieu de son canton, au nord-est de Chevanceaux et à au sud-ouest d'Angoulême.

Boisbreteau est aussi à de Baignes, de Barbezieux, de Cognac et de BordeauxDistances orthodromiques prises sous ACME Mapper.

La N 10 entre Angoulême et Bordeaux passe à à l'ouest du bourg, et la entre Barbezieux et Brossac, route de Cognac à Chalais, passe à au nord-est. La commune est desservie par de petites routes départementales. La et la se croisent au bourg ; la , de Baignes à Brossac, traverse le Nord de la commune d'est en ouestCarte IGN sous Géoportail.

La gare la plus proche est celle de Chalais, à , desservie par des TER Nouvelle-Aquitaine à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits La commune comporte de nombreux petits hameaux et fermes. On peut citer Rossignoux au nord-est du bourg, chez Rabouin et le Pinier à l'ouest, chez Pallard et chez Robert au nord, etc.

Communes limitrophes

Géologie et relief La totalité de la commune est occupée par un terrain composé de sable kaolinique, d'argiles et de galets, dépôt datant du TertiaireCarte du BRGM sous GéoportailVisualisateur Infoterre, site du BRGM ..

Le terrain communal est assez vallonné. Le point culminant est à une altitude de , situé sur la limite orientale de la commune aux Moulins (borne IGN). Le point le plus bas est à , situé sur la limite sud-ouest en bas de l'étang du Pas du Jonc. Le bourg, construit sur le flanc d'une tête de vallée, est à d'altitude.

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Boisbreteau. La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par le Lary, le ruisseau de Révallée, le Petit Lary, le ruisseau des Etangs de Chaux et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale..

Le Lary limite la commune au nord-ouest. D'une longueur totale de , il prend sa source dans la commune de Condéon et se jette dans l'Isle en Gironde à Sablons, après avoir traversé . Il reçoit sur sa rive gauche le Petit Lary qui limite la commune au nord.

Le Revallée, ruisseau à sec en été, prend sa source près du bourg et traverse la commune vers l'ouest. C'est aussi un affluent du Lary, en Charente-Maritime.

De nombreux petits étangs occupent aussi la surface communale, comme l'étang du Pas du Jonc, l'étang Fourchu et l'étang de Sainte-Germaine au sud, et d'autres au nord. Il y a aussi quelques sources et fontaines, comme la Font du Sable au nord, la Font de Guichet à l'est, la Fontaine de la Rondelle et la Font de l'Amour au sud.

Gestion des cours d'eau Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR).. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le ..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ). Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Passirac à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Végétation Ces sols peu fertiles ou landes sont souvent boisés en pins maritimes, châtaigniers, chênes (rouvres, pédonculés, tauzins), et bruyère et constituent la Double saintongeaise, appelée forêt de Chaux ou Petit Angoumois dans la partie charentaise, qui couvre une grande partie des cantons de Brossac et Baignes.

Urbanisme Typologie Au , Boisbreteau est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (51,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,8 %), zones agricoles hétérogènes (30,7 %), prairies (13,3 %), cultures permanentes (2,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Boisbreteau est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Boisbreteau est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été élaboré pour la période 2017-2026, faisant suite à un plan 2007-2016.. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de de celles-ci. L’arrêté du règlemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droitLe débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de minimum de part et d’autre des voies privées y donnant accès.., chapitre Feux de forêts..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Boisbreteau. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 92,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 85 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.

Toponymie Les formes anciennes sont nemus Bertaldi en 1075, Bosco Bertaut en 1213.

L'origine du nom de Boisbreteau remonterait au bas latin boscus signifiant bois, et à un nom de propriétaire franc Bertald, ce qui correspondrait au « bois de Bertaud »Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928.

Histoire La première église de Boisbreteau fut bâtie antérieurement au , détruite au , réparée au et interdite en 1784 à la veille de la Révolution.

Un prieuré aurait été construit au . La fondation du prieuré de clunisiens Notre-Dame à Boisbreteau est de date inconnue mais un titulaire Wilelmus est mentionné en 1270.

Alors que la guerre de Cent Ans ravage le royaume de France depuis 1337 et particulièrement depuis la victoire navale des Anglais à l'Écluse en 1340 ; dès la fin du , le prieuré de clunisiens se retrouve ruiné par les Anglais et fut purement et simplement supprimé. C'est en effet à cette époque que la paroisse de Boisbreteau fut rattachée au prieuré Saint-Vivien de Saintes.

Les recherches ont permis de supposer que le prieuré se trouvait probablement à l'emplacement de l'actuelle église Sainte-Macrine.

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Boisbreteau dépendait, avec une partie de celle d'Oriolles, de la seigneurie puis marquisat de Touvérac, terre elle-même dépendant de la baronnie puis duché de Montausier à partir de la fin du . Ce dernier faisait partie du Petit Angoumois, enclave de l'Angoumois en Saintonge dont Baignes était le centre.