Édon (Aidon. en limousin, dialecte de l'occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).
Ses habitants sont les Édonais et les Édonaises..
Géographie Localisation et accès Édon est une commune du sud-est de la Charente limitrophe de la Dordogne, et traversée d'ouest en est par la route d'Angoulême à Périgueux (la D 939).
Le bourg d'Édon est situé à de La Rochebeaucourt et sur la rive droite de la Nizonne. La commune est aussi à à l'est de Villebois-Lavalette, le chef-lieu de son canton, de Dignac, au sud-est d'Angoulême, la préfecture, et au nord-ouest de Périgueux, préfecture de la DordogneDistances orthodromiques prises sous ACME Mapper.
La commune est aussi traversée par la D 5, qui va de la Rochebeaucourt à Villebois-Lavalette, Blanzac et Barbezieux. Elle est également desservie par la D 443, la D 87 et brièvement bordée au nord-ouest par la D 16. Le bourg d'Édon, traversé par la D 443, est situé entre la D 939 et la D 5Carte IGN sous Géoportail.
vignette|left|redresse|Ancienne voie ferrée sous la D 5.|alt= La commune était aussi traversée par la voie ferrée d'Angoulême à Périgueux, aujourd'hui déposée, et elle possédait la gare d'Édon - La Rochebeaucourt. Cette voie ferrée, transformée en chemin pédestre, passait au pied du château pour remonter la vallée de la Manore en direction de Rougnac.
La commune est aussi traversée par le GR 36 qui va de la Manche aux Pyrénées, et qui passe dans le bourg.
Communes limitrophes Édon est limitrophe de six autres communes dont deux dans le département de la Dordogne. Au sud-ouest, Champagne-et-Fontaine n'est limitrophe que par un quadripoint au niveau du gué de Pompeigne sur la Nizonne.
Géologie et relief vignette|Dalle ferrugineuse du dolmen de Pierre Rouge.|alt= La commune occupe un terrain calcaire datant du Crétacé, qui s'étage du Turonien au sud-est, au Santonien, en passant par le Coniacien qui occupe la plus grande partie. Le Turonien (ou Angoumien) apparaît au centre de l'anticlinal de Mareuil dont la commune forme la pointe nord-ouest, sur les rebords de la vallée de la Manore et de la Nizonne, entre la Gélie et la Gare.
Ce plateau est toutefois recouvert sur ses sommets par des dépôts du Tertiaire, sous forme de sable argileux, galets quartzeux, silex, ainsi que par des colluvions et altérites des sables santoniens du Quaternaire. Ces sols plus pauvres sont souvent boisés. Ces dépôts sont parfois riches en fer et peuvent former des dalles (dolmen de Pierre Rouge). Les vallées sont occupées par des alluvions récentes du QuaternaireVisualisateur Infoterre, site du BRGMCarte du BRGM sous Géoportail . ..
Le relief de la commune est celui d'un plateau assez vallonné, bordé au sud par la vallée de la Nizonne. Le point culminant est à une altitude de , situé à l'extrémité nord-ouest de la commune au Puy de Beauregard (borne IGN). Le point le plus bas est à , situé en limite sud le long de la Nizonne près du Pas de Pompeigne. Le bourg est à d'altitude.
Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin de la Dordogne, au sein du Bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par la Lizonne, la Manore, et par un petit cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale..
La Lizonne, ici appelée Nizonne, d'une longueur totale de , prend sa source en Dordogne, dans la commune de Sceau-Saint-Angel et se jette dans la Dronne à Bourg-du-Bost, après avoir traversé . Elle borde la commune et le département au sud.
La Manore, descendant de Rougnac, traverse l'est de la commune et se jette dans la Nizonne, au pied du château de la Rochebeaucourt.
Gestion des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR).. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ). Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Martial-Viveyrol à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité ZNIEFF Selon l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), le site « Marais alcalins de la vallée de la Nizonne » 720020064 - Marais alcalins de la vallée de la Nizonne, GEREA, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le . concerne la commune d'Édon. Dans les faits, les communes du département de la Charente mentionnées par la fiche ne font que tangenter cette zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), intégralement comprise dans le département de la Dordogne, comme le montre la carte du siteCarte de la ZNIEFF 720008181, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».. Ces communes de Charente, dont Édon, sont traitées dans une autre ZNIEFF décrite ci-dessous.
À Édon, la vallée de la Nizonne fait partie de la ZNIEFF de nommée « Vallées de la Nizonne, de la Tude et de la Dronne en Poitou-Charentes »<ref name="Vallées"> [https://inpn.mnhn.fr/docs/ZNIEFF/znieffpdf/540120099.pdf - Vallées de la Nizonne, de la Tude et de la Dronne en Poitou-Charentes], Jean Terrisse (LPO), INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .</ref>Carte de la ZNIEFF 540120099, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN »..
Vingt-deux espèces déterminantes d'animaux y ont été répertoriées : un amphibien : la Rainette verte (Hyla arborea) ; un crustacé, l'Écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) ; cinq insectes dont trois lépidoptères : l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), le Cuivré des marais (Lycaena dispar) et le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus) et deux odonates : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale) et la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) ; sept mammifères : la Loutre d'Europe (Lutra lutra) et le Vison d'Europe (Mustela lutreola), ainsi que cinq chauves-souris : le Murin à moustaches (Myotis mystacinus), l'Oreillard roux (Plecotus auritus), la Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii), le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) et la Sérotine commune (Eptesicus serotinus) ; quatre oiseaux : l'Alouette lulu (Lullula arborea), le Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis), le Milan noir (Milvus migrans) et le Tarier des prés (Saxicola rubetra) ; trois poissons : le Chabot commun (Cottus gobio), la Lamproie de Planer (Lampetra planeri) et le Toxostome (Parachondrostoma toxostoma) ; un reptile : la Cistude (Emys orbicularis).
Vingt-neuf autres espèces animales (quatre mammifères et vingt-cinq oiseaux) y ont été recensées.
Natura 2000 vignette|La Nizonne en crue au pont de la , en limites de La Rochebeaucourt (à gauche) et Édon (en rive opposée).
Dans leur traversée de la commune, la Nizonne et sa valléeCarte du site FR7200663, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ». font partie d'une zone du réseau Natura 2000 « Vallée de la Nizonne » avec vingt espèces animales inscrites à de la directive 92/43/CEE de l'Union européenne FR7200663 - Vallée de la Nizonne, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le . : sept insectes : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii), le Cuivré des marais (Lycaena dispar), le Damier de la succise (Euphydryas aurinia), le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus) et le Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii) ; dix mammifères : la Loutre d'Europe (Lutra lutra), le Vison d'Europe (Mustela lutreola), et huit chauves-souris : la Barbastelle d'Europe (Barbastella barbastellus), le Grand murin (Myotis myotis), le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii), le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii), le Petit murin (Myotis blythii) et le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) ; deux poissons : le Chabot fluviatile (Cottus perifretum) et la Lamproie de Planer (Lampetra planeri) ; un reptile : la Cistude (Emys orbicularis).
Urbanisme Typologie Au , Édon est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (61,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :