Dominique Tron est un écrivain, musicien, chorégraphe et peintre français né le , à Bin el-Ouidane au Maroc.
Biographie Fils d'une mère professeure de piano et d'un père géomètre, Dominique Tron est né au Maroc en 1950 et y a vécu jusqu'en 1957. Poète, il est découvert à Marseille par André Remacle et publié chez Seghers dès la fin des années 1960. Elsa Triolet contribue à le faire connaître en le présentant dans des émissions de télévision et en rédigeant la préface de son premier recueil, Stéréophonies paru en 1965. Celui-ci est suivi par Kamikaze Galapagos (1967).
En 1966, il obtient le prix du Travailleur intellectuel« Dominique Tron lauréat du prix du travailleur intellectuel » (Le Méridional, 16 juin 1966) de l'Association nationale pour la Création, présidée par Armand Lanoux, de l'Académie GoncourtInter Actualités de 20 h du 15 juin 1966, France Inter (Archives INA).. Il crée, à Marseille, la "troupe d'action et de rêves collectifs" qu'il anime alors avec Elisabeth Tramon qui sera son épouse de 1969 à 1977.
À Marseille, sa première œuvre théâtrale, Bouches de feu, est rendue publique par la compagnie des 4 Vents. Il révèle lui-même sa deuxième œuvre, D'épuisement en épuisement jusqu'à l'aurore, Elisabeth, avec Elisabeth Tramon et Josiane Guèreneur" Dominique Tron se raconte sur scène " par Michèle Grandjean (Le Provençal, 1966) dans une chorégraphie de Nicolas Martin, Martin était le nom de son père, a publié par la suite divers ouvrages comme La Prusse rouge (Presses de la Cité, 1973), la Méditerranée (l'Appel, 1974), Senghor et le monde (Éditions ABC, 1979), La forteresse albanaise (Fayolle, 1979), et Pour Agar et Le Veuf (tirages hors commerce par l'auteur). Sous le nom de sa mère, De Barry, il a signé plusieurs livres sur les parfums, et la mise en scène de cette pièce de D.Tron..
En 1968, il publie "La Souffrance est inutile", aux éditions Seghers. Dans une préface à son Anthologie de la poésie française, Georges Pompidou écrit alors : "ce Dominique Tron, dont on n'a pas fini de parler, à mes yeux la poésie même, à la limite de ses risques : un feu dévastateur l'habite, qu'en fera -t-il ? Il n'a aujourd'hui que dix-sept ans."
Il se consacre à la danse et au théâtre à Paris, puis en Inde, à Bali et en Polynésie
thumb|opus 108 : TE 'ORI O TE HŌ'ĒRA'A ce qui veut dire en tahitien : la danse de l'unité, par Dominique Oriata TRON
A Paris, il participe aux activités et aux manifestes de la « Horde Catalytique »Manifestes de la Horde catalytique dans Art Vivant, mai 1971 et dans les Lettres Françaises, le 26 mai 1971. Ces manifestes sont scannés sur https://oriata.blog4ever.com/blog/lire-article-515069-9733174-d_o_tron___opus_336___versions_4_3___2____la_caver.html – performance avec D. Tron dans la Horde Catalytique, filmée pour une émission consacrée à Edmonde Charles Roux, groupe réunissant musiciens et artistes plasticiens (Georges Alloro, François Bourlier, Richard Accard, Jacques Fassola, Gil Sterg, Alain Sabatier, Zia Mirabdolbaghi), et publie chez Éric Losfeld de La science-fiction c'est nous à l'interprétation des corpsDominique Tron" , dans "le Réel survolté" (Histoire de la Poésie Française de Robert Sabatier, Albin Michel – Des Poètes, film de Jean-Pierre Prévost , livre inspiré par une statuette zuñie avec qui il eut l'impression d'établir un contact psychanalitico-chamanique. En 1970, il commence à créer des "Pictographies", où le texte se combine au dessin sur un livre rouleau, et des "Gymnosophies ", danses chantées combinant des techniques d'Occident et d'Orient, et qui sont les premiers éléments de son Théâtre des Oiseaux de paradis.thumb|Couverture de La science-fiction c'est nous.
En il devient membre du jury de poésie du festival international du livre de Nice à la demande de son président Pierre Emmanuel de l'Académie française et intervient à l'Université de Nice pour présenter sa conception de l'écriture et des arts.
La danse
À Paris, Dominique Tron étudie le ballet contemporain avec Roger Ribes, et parfois avec le maître de celui-ci, Jérôme Andrews. À Bali ses maîtres principaux sont Nyoman Djayus en 1971, Ktut Raï Datah en 1974, 1978, 1981 et 1982 puis I Gédé Géruh et I Made Lemping qui le font danser dans plusieurs rôles du théâtre Gambuh et jouer dans l'orchestre "Christine Imbert & Dominique Tron : Sepasang seniman Perancis menekuni kesenian Bali" (Bali Post 24 january 1982 ) . En Inde, en 1977, il fonde l'Eden Duo. En décembre de la même année, Dominique Tron soutient à l'Université de Paris une thèse titrée Animations corporelles à support mythique, rythmique et rituel en Inde et en Indonésie, qui obtint la mention très bien.
Il publie en 1978 à Pondichéry Naître à la danse cosmique, des poèmes avec des photographies de sa danse. À Auroville, il anime régulièrement des cours de danse à Fraternity School, à la Last School et à Aurobeach, communauté où il vit, sur le site actuel de Quiet. La Sri Aurobindo Society lui confie la direction de l'école Serenity où il s'occupe de 1976 à 1981 de la gestion, de l'hygiène et des cours de danse. Il enseigne également la danse au lycée français de Pondichéry.
thumb|Affiche de l'Eden Duo vers 1982. Ce motif était repris sur les jaquettes des cassettes diffusées du poème chanté. De fin 1982 à début 1984, l'Eden Duo présente en France, dans plusieurs dizaines de salles de spectacles, le Théâtre Catalytique des Oiseaux de Paradis "Dépaysement et beauté" (Loire Matin, 3 juillet 1981) — "Une soirée artistique de qualité" (Le pays roannais, 3 juillet 1981) — "Un duo à suivre" (Le Progrès de Lyon, 19 juillet 1981) — "J'ai retrouvé un jeune poète prodige" par Michelle Grandjean (Le Provencal, 19 juillet 1981) — "l'Eden Duo" par Michèle Taddei (Le Méridional, août 1981) — "Stage de théâtre dansé avec l'Eden Duo" (Le Provençal, 16 octobre 1982) — "L'Eden Duo à la maison pour tous Hopkinson Blancarde" (Le Soir, 19 novembre 1982) — "L"Eden Duo au théâtre Bompard"(La Côte des Arts, février 1983) — "Les masques fabuleux de Dominique Tron" par Edmée Santy (Le Provençal, 16 février 1983) — "l'Eden Duo à la MJC de Vence" (Nice-Matin, 26 février 1983) — "Théâtre du bout du monde "(Nice Matin, 1984) — danse des abeilles sur FR3 Marseille, par l'Eden Duo lors de l'inauguration de la station Prado du Métro de Marseille., qui est une sorte de mythologie initiatique futuriste sur plusieurs planètes, créée par Dominique Tron et enrichie tout au long de sa vie. À cette époque là il est également recruté pour improviser la musique du Théâtre Equestre de Jean Noël François à Marseilleveyre et écrit le texte d'un spectacle mimé par son frère : "Freddy voyage dans le temps".
Dominique Tron part à Tahiti en où il est recruté par le lycée La Mennais et monte cette année là deux chorégraphies avec des membres du "Mouvement eucharistique des jeunes". Conformément à un ancien usage local, il adopte un nouveau prénom pour sa nouvelle vie, « Oriata », qui veut dire en tahitien « danse des nuages » ou « vagabond des nuages ». Il publie alors ses poèmes dans les quotidiens de Tahiti et dans le journal francophone de Pondichéry avec lequel il avait gardé contact. Il anime quelque temps la revue Eden du « Mouvement Pluriculturel mondial » "La danse sacrée de l'Union Mondiale, manifeste du pluriculturalisme" (Revue Podio numéro 5, 1986) qu'il avait fondé pour y associer des artistes de plusieurs pays. Il en arrête les activités pour se limiter à celles de l'association et de la revue Poètes en paréo sous la direction du romancier Tutuuehitu, dans une dimension seulement polynésienne.
Après la publication par l'association Ixia, créée à Grasse par Alain Sabatier, de son Jeu secret de l'arc en ciel, Dominique Tron publie en 1994 une anthologie de 108 poèmes clefs, illustrée de photographies, aux éditions de la Bartavelle "Dominique Tron, une éclatante renaissance" par André Remacle (La Marseillaise, 28 mai 1995) — "Les 108 poèmes clefs de Dominique Tron "(Le Trait d'Union, Pondichéry, avril 1995). À cette époque il publie également des articles musicologiques dans la revue Flûtes du Monde dirigée par Charles Tripp« Les flûtes Gambuh de Bali, ou suling Gambuh », avec des tableaux expliquant les patets échelles musicales, et la fabrication des instruments (Flûtes du monde, Volume "de l'Océanie à Madagascar") — « Les flûtes nasales de Tahiti, ou vivo », avec les mesures précises de celles exposées au musée des îles à Punaauia instruments (Flûtes du monde, Volume "de l'Océanie à Madagascar").
Chargé des ateliers théâtre et de l'option théâtre au baccalauréat en Polynésie qu'il avait fait créer, Dominique Tron met alors en scène les épisodes de son théâtre des oiseaux de paradis avec le groupe " millénaire" "Rencontre avec l'oiseau du Paradis" par R. Vinckier (Les Nouvelles de Tahiti, 27 mai 1991) — "L'Atelier Théâtre de La Mennais "(La Dépêche de Tahiti, le 19 mai 1994) — "L'Oiseau du Paradis, rencontre des cultures du monde" par Tihoti Georges Marti (Les Nouvelles de Tahiti, le 16 mai 1995) — "Rencontres Théâtrales à l'OTAC" (La Dépêche de Tahiti de Tahiti, le 19 mai 1995) — "Du théâtre pour un élan du cœur" , par Tihoti Georges Marti(Les Nouvelles de Tahiti, le 27 mai 1994) — diverses interventions courtes sur RFO Tahiti ainsi que des pièces de Marivaux, Molière, Ionesco, Tardieu et Bisikisi. Il accompagne ses spectacles avec des flûtes de pan de sa fabrication, ainsi qu'avec percussions, harpe et guitare, et se met alors à pratiquer de plus en plus la peinture, notamment pour les décors et les masques de son théâtre. Il donne aussi des cours hors du Lycée La Mennais au centre de danse Tschan, et étudie la danse polynésienne en participant aux entraînements de folklore maohi animés par Ioteve Tuhipua Puhetini à Tahiti puis Louison Mati à Moorea lors des préparations du Heiva .
À Formentera en Méditerranée, il écrit Traverser le mirage, ensemble de poèmes accompagnés de dessins réalisés pendant ses périples. Dominique Tron retourne en Polynésie en "Avec Dominique Tron, théâtre et Yoga à Haapiti " par Jeannot Rey (La Dépêche de Tahiti, le 23 octobre 2000). En 2001 après avoir mis en scène Arlequin poli par l'amour à la maison de la Culture de Papeete, il se retire de l'enseignement et fait connaître davantage sa peinture, lors des festivals des peintres polynésiens et diverses expositions personnelles ou collectives"Dominique Oriata Tron expose à l'ABRI COCO" par Jeannot Rey (La Dépêche de Tahiti, 23 novembre 2002). En il part vivre sur l'île de Huahine jusqu'à 2008 où il retourne à Moorea et crée le blog Art Catalytique.
En 2009, il part vivre au Camerounhttp://www.coordeurop.org/docs/article%20Le%20Seuil_Ferran.pdf